PAR LE TRAMWAY A VAPEUR
29 kil. ; en 2 h. 10 (flepuis la place de Venise d'où l'on se rend à la Porte de San Lorenzo par le tramway à chevaux) ou 1 h. 46 (depuis la Porte San Lorenzo); 2 fr. 50, l fr. 85 (aller et retour, 3 fr., 2 fr. 20).
La ligne de tramway k vapeur commence à quelques pas de la Porte San Lorenzo et suit la route Tiburtine. On laisse à dr. la basilique de St-Laurent hors les murs et le cimetière du Campo Verano, puis on traverse, à niveau, la ligne du chemin de fer de Florence et d'Ancône, et l'on franchit un ruisseau qui exhale une odeur sulfureuse (Accjua BoUicante).
2 kil. Halte de Portonaccio.
6 kil. Halte de Ponte Mammoîo, où l'on franchit l'Aniene (ou Teverone) sur le pont Mammolo (de Mammjfia, mère d'Alexandre Sévère, qui le fit réparer). — Près de là on peut visiter, à la g. de TAniene, les grottes de Cervara (F. ci-dessus, l'').
On laisse à g. Castel Arcione, ancien château à moitié ruiné, et le petit lac des Tartari (eaux pétrifiantes) ; plus loin, une ancienne voie, qui se bifurque à g. , passe à côté de trois petits lacs très profonds dont les bords se rétrécissent par des incrustations.
20 kil. Station des Baîns d^ Acque Albule*, à g. et près du lac de la Solfatara, allant déverser dans l'Aniene ses eaux minérales, célèbres chez les anciens sous le nom d'Aquœ Albîdœ (aspect d'eau de savon ; acide carbonique et hydrogène sulfuré) ;, Agrippa y construisit des thermes où venait sebaigner Auguste . La société Anderloni et Cie y a fait élever en 1879-80 un bel établissement (bains, douches, bassin de natation, restau-
rant, etc.), ouvert toute l'année. La quantité d'eau qui jaillit de la source est de 3 met. cubes par seconde, soit env. 159 millions de lit. par 24 h.
La température de Teau est de 24®.
23 kil. Ponte Lucano, où l'on traverse une seconde fois TAniene (site pittoresque). Près de ce pont, h g., est le tombeau très bien conservé de la famille Plautia (de l'an 752 de Rome). — A dr. de la route, anciennes carrières de travertin.
25 kil. Halte de Villa Adriana, d'où un chemin à dr. monte h la célèbre villa Hadriana (K. ci-dessous).
[Les touristes, qui, après avoir visité la villa Hadriana (V. ci-dessous), voudraient se rendre à pied à Tivoli, peuvent suivre la route qui, par une montée de près de 3 kil. à travers une belle l'orêt d'oliviers, laissant à dr. la villa de Cassius (dont les ruines sont très étendues et ont fourni beaucoup d'objets d'art aux musées de l'Europe), conduit à Tivoli
Un autre chemin, préterable peut-être, conduit en 1 h. env. à Tivoli ; il se détache à dr. du chemin de la villa Hadriana à la station du tramway (poteau indicateur), passe sous le tramway et aboutit à la Porte del Colle, dans le bas de Tivoli. — Si l'on suit ce dernier chemin, il est possible d'aller voir avant d'entrer à Tivoli, les ruines du temple d'Hercule ( F. ci-dessous) et les Cascatelles [V. ci-dessous) qui se trouvent à 200 met, à g. de la Porte del Colle.]
Le tramway commence à monter à travers les o'iviers jusqu'à la halte (27 kil.) de Regre^so^ où il rebrousse. — On découvre une belle vue sur la campagne romaine.
29 kil. Tivoli*, l'ancienne Tibur, V. de 11000 hab., pittoresquement située sur les flancs des premiers contreforts des montagnes de la Sabine.
Cette antique ville des Sicules, fondée cinq siècles avant Rome, devint un lieu de délices pour les Rotnains; une foule de personnages illustres y eurent des villas. On 's'y trouve au milieu des souvenirs de Mécène, d'Horace, de Properce,
de Catulle, etc. Zénobie, la célèbre reine de Palmyre, y passa sa captivité, et son nom est resté attaché aux bains des Aquœ Albulœ, embellis par elle (Bagui délia Rcgina). Le nom poétique de Tibur est dans presque lous les poètes latins, et Horace le préfère à tous les lieux célèbres et vantés. — Outre les beautés naturelles de son site, Tivoli olTre aux visiteurs d'intéressants restes antiques.
De la station du tramway, on suit devant soi la rue qui, par la Porte Santa Croce, conduit à la place du Plébiscite; delà on descend (à g.), à la place Rivarola^ où Ton prend en face la via délia Sibilla. en laissante dr. le pont Gregoriano (qui conduit à l'entrée des grottes, à la Porte Sanl' Angelo et à la gare).
Adr., dans la cour de l'hôtel de la Sibylle, est le temple de la Sibylle (de la plate-forme on découvre une belle vue). Ce petit édifice circulaire (faussement désigné), placé au bord du gouffre creusé par l'Aniene, a conservé dix de ses dix-huit colonnes corinthiennes, revêtues de stuc. On a voulu y voir un temple de Vesta^ et Nibby un temple d'Heixule Saxanus.
A côté est un autre temple (de Yesta, de la Sibylle, ou de Drusille, sœur deCaligula), mais que l'on croit plus généralement être le temple de la Sibylle ou celui de Tiburce. Il est en travertin, carré long et orné de 4 colonnes ioniques et servit d'église, jusqu'en 1884f.
En sortant de l'hôtel, une grihe (entrée 50 c. ; gratis les dimanches et fêtes) donne accès aux promenades créées parle général Miollis. Un sentier en zigzag (appuyer à dr.) conduit au fond d'un entonnoir creusé dans le travertin, à la grotte de Neptune (belle cascade). Revenant un peu sur ses pas, on traverse une galerie dans le roc et l'on descend en zigzag à la grotte des Sirènes, — De ces grottes, en partie l'œuvre de Sixte-Quint et du Bernin, on pouvait contempler le gouffre qui engloutit PAniene et le