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ROUTE 39] TIVOLI

rejette dans la vallée en bouillonnant à travers les rochers. Des éboiileinen*s ont chimgé l'aspect pittonsque des chutes de l'Anienc, et enlevé en partie à ces grottes leur intérêt. Pour obvier à de nouveaux éboulemenls, on ouvrit un autre émissaire aux eaux de TAniene, en creusant dans le Mont Calillo deux tunnels, longs de 274 et de 305 met. L'Aniene y fut dirigé, en 18»54, en présence de Grégoire XVI, et depuis lors il forme à rissue de ce canal, en se précipitant dans la vallée, une nouvelle cascade d'une seule masc.: deprèsde 100 met.

de hauteur. — De la grotte des Sirènes on remonte à la bil'urcation et l'on suit un chemin qui monte (à dr."^ un peu en zigzag et descend (à g.) à une plate-forme d'où l'on contemple toule la nouvelle chute. On revient un peu sur ses pas et l'on monte à g. vers une terrasse (beau point de vue), d'où, par une grille (pourboire) et par un chemin en corniche (que nous ne recommandons pas aux personnes craignant le vertige) on peut aller voir l'intérieur des deux tunnels. De la terrasse on suit un chemin ii niveau qui passe sous la route et aboutit à la grille de sortie (15 c, à la personne qui l'ouvre), en deçà du pont Gregoriano. — Cette promenade, que l'on peut faire aussi en sens inverse, demande 1 h. 1/-2 env.

Pour jouir de la vue des Gascatelles on franchit le pont Gregoriano et, se dirigeant à g. delaPorteSant'Angelo, on contourne, à l'E.deTivoli, le ravin où tombent les cascades, en suivant, outre de magnifiques oliviers, une route en terrasse [via délie Cascatelle) d'où la vue s'étend jusque vers Rome.

On passe (15 min.) à côté d'un belvédère qui domine la rivière et permet de jouir du coup d'œil de la Grande Cascade. On ne tarde pas à arriver à l'emplacement de la villa d'Horace (?) et (500 met. plus loin) à la villa de QuintiliiisVarus (sur les pentes S. -E.

du Mont Poschiava tore, en face de la

villa de Mécène). Des restes de cette splendide villa, d'où l'on a exhumé beaucoup d'objets d'art, subsistent encore près de (55 min.) l'église de la Madonna di Quintiliolo, C'est un des points les plus favorables pour jouir des beaux aspects de la vallée de Tivoli. Les eaux de l'Aniene, détournées pour l'usage de quelques fabriques, viennent se précipiter dans le fond de la vallée, en formant plusieurs chutes. Trois de ces cascatelles sortent de la maison de Mécène (V. ci- dessous), et tombent d'une hauteur de près de 53 met. Ces cascades forment un accident très pittoresque dans cette vallée resserrée mais ouverte du côté de la plaine de Rome. Au delà de la villa de Quintilius Varus le chemin se bifurque et, à g., il conduit, en 15 ou 20 min., au ponte delV Acquoria, sur l'Aniene, au delà duquel il aboutit, en 10 min. env., aux Cascatelles (à g.) et au Temple d'Hercule (à dr.) puis à la Porle del Colle à dr. de laquelle est la villa d'Esté (F. ci-dessous).

Les ruines du Temple d^Hereule (prétendue villa de Mécène) renferment encore des pièces immenses et des voûtes d'une hardiesse étonnante.

La voie Tiburlina passait au-dessous de ces vastes constructions au moyen d'un tunnel dont une partie existe encore. On croit qu^une grande salle souterraine, appelée communément les écuries de Mécène, était un grand réservoir d'eau. On y a creusé un canal dans lequel coule un torrent rapide qui, passant par une arcade, se précipite au fond de la vallée et forme une cascade pittoresque, quand on la voit de l'autre côté du ravin.

Le temple a été transformé par Lucien Bonaparte en usine pour travailler le fer De la terrasse de cett(î usine on jouit d'une vue étendue sur la campagne de Rome.

A peu de distance, a TO., s'élève un petit édifice rond et à dôme ouvert par en haut, comme le Panthéon,

du v^ ou vi^ s., appelé le temple de la Tosse (la toux). On pense que c'est une dénomination corrompue, et que cet édifice fut un tombeau de la famille Tuscia.

A l'entrée de Tivoli, près de la Porte Santa Croce (prendre la 1"^ rue à g., après la porte, en venant de la station du tramway), est la villa d'Esté, construite par le cardinal Hippolyte d'Esté II (1549), fils d'Alphonse, duc deFerrare, sur les dessins de Pirro Licjorio. Elle mérite une visite, pour la vue que l'on a des terrasses sur la campagne de Rome, mais elle n'est malheureusement pas toujours accessible surtout lorsque le cardinal et prince de Hohenlohe, son propriétaire, y séjourne.

[Villa Hadriana (quand on descend du tramway on suit, à g. en venant de Tivoli, à dr., en venant de Rome, le chemin qui monte directement et l'on arrive en quelques minutes à une bifurcation marquée par un poteau : on prend le chemin à dr. et l'on atleint en 15 min. l'entrée de la villa, d'où une allée de cyprès conduit à la maison du gardien qui délivre les billets d'entrée, 1 fr.). — Hadrien traça lui-même le périmètre d'une villa ayant de 16 à 18 kil. de tour, et y fit construire des monuments exactement imités de ceux qu'il avait admirés dans ses voyages. On croit que cette villa fut ruinée par Totila. Ces ruines sont aujourd'hui, par leur étendue, un sujet d'étonnement (on les a prises longtemps pour les restes d'une ville) ; elles ont été une mine d'objets d'art pour tous les musées de l'Europe.

En entrant dans la villa on visite d'abord le théâtre grec (PI. 1), précédé d'une grande place carrée qui devait servir de promenade aux spectateurs. De là on monte sur la colline (petit musée dans une maison de gardien) et l'on se dirige à dr. vers le Pœcile (PI. 10), vaste esplanade où l'on a corrigé les inégalités du sol par des substructions considérables dans lesquelles sont disposés

• La description de la villa Hadriana est empruntée à M. Gaston Boissier : Promenades Archéoloqiques [Rome et Pompéi).

Paris, librairie Hachette, 1880.

plusieurs étages de logements (PI. 11) appelés les Cew^o Camerelle (Cent Chambres), et où habitaient des gens de service. « L'esplanade qui s'étendait audessus des substructions était enfermée par un immense portique rectangulaire, au milieu duquel se trouvait un grand bassin dont on voit encore quelques vestiges. Un des côtés du portique s'est conservé. C'est une muraille en briques de 10 met. de haut et de 250 met. de long. » Ce portique, imitation d'un monument d'Athènes, est une ruine vraiment imposante.

Du Pœcile on passe dans une salle assez bien conservée (PI. 9), appelée généralement salle des philosophes,^ et que M. Gaston Boissier estime plutôt être une basilique (salle de justice).

Vient ensuite le natatorivm (PI. 8), sorte de piscine entourée d'un portique circulaire et alimentée par un petit ruisseau. « L'espace qu'enferme le petit ruisseau forme une espèce d'île que des ponts de marbre relient au portique extérieur. » Tout autour se trouvent de petites chambres arrondies et des niches d'où coulaient des fontaines.

Deux bâtiments (l'I. 7) contenant plusieurs chambres sont probablement des bibliothèques.

Le long de la vallée de Temçé se trouvait le Palazzo Impériale, c'est-à-dire la demeure particulière du prince.

La vallée de Tempe était située le long d'un ruisseau figurant le Pénée dans cette sorte de dépression qui sépare la villa des montagnes sur lesquelles s'élève Tivoli. « Du côté de la villa, en face de la plaine, s'étendaient de grandes terrasses, qui se reconnaissent encore, avec des portiques et des bassins de marbre (PI. 4) ; un vaste exèdre (PI. 5) soutenu par des colonnes et adossé à la Piazza d'Oro dominait toute la vallée ; on descendait de là jusqu'aux parterres par des rampes en pente douce. Il ne reste de tout cela que des ruines, mais le site aujourd'hui encore est charmant.

« Non loin de l'habitation du prince se trouvaient les appartements de réception. Pour arriver aux salles principales, il fallait traverser une longue suite d'édifices divers qui devaient faire une grande impression sur le visiteur. Un vestibule octogone conduisait dans une de ces cours que les Romains nommaient des péristyles. Il y en avait beaucoup dans la

528 ENVIRONS DE ROME : — EXCURSIONS. [Route 39]

monter l'Aniene jusqu'à Vico\)aro (i*:incienne Varia ; chapelle {\eSan Gincoino, du xvi* s.),

villa, mais celui-là devait être plus vaste et plus beau qup les autres. On y a trouvé tant de riches débris que les archilectcs qui le déblayèrent lui donnèrent le nom de Piazia dVro (PI. 0). il était entouré d'un poi tique avec des colonnes de cipoUin et de granit oriental ; un pavé de marbre rose en couvrait le ?ol et des statues, dont on croit avoir rclrouvé les bases, complétaient cette magnifique décoration. Au fond du péristyle, en lace du vestibule octo^^ouc, s'élevait une vaste salle surmontée d'une coupole et terminée par une abside semi-circulaire. Aux quatre angles de la salle se trouvent des nicbes qui recevaient la lumière par le haut. »

De la Pinzza d'Oro on se dirige vers mi cryptoporlique et une série de chambres d'où l'on aperçoit en conlre-bas le starfe (PI. 12), assez bien conservé, avec des dépendances considérables ; puis, sortant du palais, on traverse \iislherines (PI. 13) et l'on se dirige vers le vallon de Canope.

Canope était une ville égyptienne à cinq ou six lieues d'Alexandiie. a Hadiien, qui voulait que sa vilbi de Tibur lui rappelât ce qu'il avait vu de plus frappant dans ses voyages, se ^^arda bi^n d'oublier Canope.... Au fond de la vallée une sorte de vaste niche ou d'abside profonde, qui était ornée avec une grande magnificence, servait à la fois de temple et de château d'eau. Au centre de l'abside, dans un enfoncement, devait être placée a statue de Sérapis, la grande divinité de Canope. Sur les murailles latérales, des nirhes plus petites contenaient d'autres dieux éo^ypliens.... De tous les coins de l'édifice l'eau coulait avec abondance. » Le milieu de la vallée était occu;>é par im canal long de 220 met., large qc 80, sur la berge duquel on a retrouvé les ruines d'une vingtaine de salles à deux étages abritées par un beau portique.

De la villa Hadriana on peut se rendre à Tivoli, par l'un ou l'autre des deux chemins que nous avons indiqués ci-dessns (p. 524).

[De Tivoli, on peut faire des excursions dans les montagnes de la Sabine. Les plus inlér«^ssanie-s sont celles de la vallée de la Licenza de la maison d'Horace et Vascension du Monte Gennaro, puis l'excursion de Suhiaco.

Maison de la Sabine d'Horace (20 kil.

env. i\.-E. de Tivoli). — Pour se rendre au site pr^sximé de la villa d'Horace, il faut re-

vers le couvcni f^e San Cosimato, eniouré de cyprès et silué près de la réuni n de la Licenz i (Digentia; à i'Aniene. (Les voilures ne vont pas plus haut.) On se dirige an N. >ur le V. moderne de Racca Giovnne (Fanum Vacunœ, ou Rocca Giunone). 452 liah., au haut d'un rocher escarpé, et l'on conlinne à s'élever jusqu'à une colline nommée dans le pays : colle del Poetello, au delà de laquelle on remarque un terrassement artificiel régulier, maintenait en culture, que l'on pré>ume être l'emplncemenl de la terme ou villa d'Hoiace. Elle est au pied du Monte del CorgnaletOy qui serait le Lucretilis du poète, et qui lui servait d'abri du côté du S.-O. — D'autres antiquaires placent le Lucrétile nn peu plus loin, au Monte Gennaro (120y met.), autre pic culminant du massif (a>.cension en 5 h. depuis Tivoli; guidts, de Tivoli, 6 fr., de San Polo, 3 U\ ; du sommet, vue des plus étendues). — On semble être d'accord aujourd'hui pour placer la villa d'Horace à l'endroit où M. P. Rosa pense l'avoir découverte. — Dans le voisinage est la fontaine de VOratinl (lecto vicinns aqiiai fons). Le v. de la liiistica rappelle Ustica. A l'oppositc de Vie varo et de hocca Giovane, de l'autre côté du torrent, 3I;ndela {Y. ci-dessûus, D).

De Tivoli à Subiaco. — Un chemin de piétons conduit, en 8 h. env., de Tivoli à Subiaco, en quittant la vallée de l'.Vtiiene, p:<ssant près de> arcades de rA(|ua Claudia et prenant à dr. par Ampllg-one (Einpulum), Siciliano et Gerano (on peut venir en voit, jusqu'à Gerano, à partir de là il tant prendre un guide, l fr. 50). A dr., Rocca San Stefano, à g., Rocca Canterano et Canterano: on descend dans le vallon del Chio et, après une suite de montées et de descentes, on atteint la vallée de l'Aniene etSubiacc]

Z). — Subiaco. — Palestrina.

Pour se rendre de Rome à Subiaco on a le choix entre plu-ieurs routes: — i" le chemin de fer de Piome à Sulmona jusqu'à (58 kil.) Cinelo Roniano, d'où une dilig. conduit à (20 kil.) Subiaco; -- 2" le liamway à vapeur de Rome à (2Î* kil.) Tivoli, d'où une route de voitures conduit, par Ciciliano, à (2i kil.) .Geiano; de là, on se ren<l, par un chemin muletier, à (8 kil.) Subiaco; — 3° le chemin de fer de Roirie à Naples jusqu'à (37 kil.) Palestrina fi'où l'on se rend à Subiaco pir la roule de voit, (dilig. t. l.j.) de (10 kil.) Genazzanoetde (2l kil. Olevano; ou bien jusqu'à (IG kil.) Valmontone, où l'on trouve une dilig. pour (21 kil.) Olevano; de là une r*»ute de voit., passant par (3 kil. 1/2) le Sbarre, enduit à (U kil.) Subiaco. —C'est à la première route qu'il

[route 39 VILLA HADRIANA.

SUBIAGO.

convient de donner la prélerence au point de vue de la facilité des communication> : la troisième est intéres.-anlc comme paysage, mais il faudrait peulêlre mieux la choisir pour revenir de Subiaco à Rome.

DE ROME A SUlllACO.

78 kil. — Chemin de fer de Rome à (58 lui.) Cinelo Romano, en 2 h. 20 (6 Ir. 60, A fr. 60, 2 ir. 95) ; dilig. à tous les trams, de CiniMo Romano à (-20 kil.) Subiaco, en 2 h. (1 fr. 50; il ne sera pas mal de retenir su place par le télégraphe en s'adressant à M. Govi, impresa diligenza, Subiaco).

59 kiL de Rome à Tivoli (V. ci-dessus, C).

La voie contourne le vei^sant S. du Mont Calillo pour s'engager dans la vallée de l'Aniene dont elle suit la rive dr. (parcours très intéressant).

44 kil. San Polo, 1175 hab., sur la montagne, à 650 met. et à 5 kil, env. N.-E. de la station. — On franchit plusieurs torrents.

AH kil. Castel Madama, 5400 hab.

— Petit tunnel et pont sur l'Aniene.

51 kil. Vicovaro. 2:200 hab., Fantique Varia, avec une chapelle intéressante (San Giacomo) du xvi^ s. — La vallée, qui s'ouvre sur la rive dr. de l'Aniene dans la direction du N., est celle du tondent de Ronci, qui prend sa source au pied du monte Gennaro (1269 met.), un des pics culminants du massif de la Sabine et

e l'on dit être le Lucretilis d'Horace.

Au delà de Vicovaro on voit s'ouvrir à g. la vallée de la Licenza, l'ancienne Digentiay où l'on va visiter l'emplacement présumé de la villa de la Sabine d'Horace (F. ci-dessus, 6").

A dr., couvent de San Cosimato, entouré de cyprès; près de là, le Rio Giovenzano à dr. et la Licenza à g.

viennent se jeter dans l'Aniene. — Vere le S.-E., sur une sommité, SaracinescOy fondé au ix* s. par une colonie de Sarrasins, dont la population garde encore une certaine originajté dans Ife l'Ostulné. — Petit tunnel.

54 kil. Mandela, station desservant le V. de ce nom (naguère Cantalupo), 800 hab., sur un mamelon à 2 kil.

env. ^^ g. — On fi\mchit le torrent de Rio Giovenzano et l'Aniene.

58 kil. Cmeto Romano/[ 200 hab., l'antique JamnsCy à 2 kil. env. à g.

de la station qui se trouve près de VOsteria délia Ferrata à la jonction de la route descendant, à g., de Riol'reddo et de Scarpa avec celle venant, à dr., d'Arsoli et de Subiaco.

A rOsteria délia Ferrata, l'Aniene, dont la route, parallèle à l'aqueduc (moderne) de l'Acqua Marcia, suit toujours la rivedr., lait un détour presque à angle dr. et se dirige au S.-S.-E.

— Au delà de Roviano, v. sur le sommet d'une colline de la rive dr., faisant face à Aiiticoli sur l'autre rive, on laisse à g. la route de (5 kil.) Ârsoli (château du prince Massimo) qui remonte le vallon du Rio Freddo.

La vallée s'élargit; on laisse à dr., au delà de l'Aniene, Marano, et à g.

(route de 1 kil.) le curieux v. d'igosta qui domine la partie la plus pittoresque de la vallée de l'Aniene.

La route fait un coude à l'iL., et l'on découvre Subiaco, étage sur une colline et dominé par un château ; avant d'y arriver on laisse à dr. le beau pont sur l'Aniene.

78 kil. Subiaco*, V. de 7550 hab., sur les pentes du Mont Calvo, dans une situation très pittoresque, entourée de belles forêts, est une localité fi^équemment visitée par les peintres.

Elle tire son nom (Suhlaquenm) des lacs artificiels d'une villa de Néron dont il subsiste des restes (des statues, d'un beau style, et une saHe, peut-être une bibliothèque, y ont été découvertes en 1884) sur une hauteur, à 1500 met. de la ville. Ses rues étroites, dominées par l'ancien château des papes, présentent un aspect du moyen âge.

Subiaco est le berceau de Tordre des Bénédictins. En 494 le jenhe Benoît se

retirait ici dans une caverne {Sacro Speco) pour y vivre dans la contemplation; d'où le nom de Sacro Speco donné au couvent bâti au-dessus de Santa Scolastica, et dominé lui-même par des rochers.

Pour visiter les couvents (fermés de midi à 5 h.) , il faut compter 4 h. env. (un guide est inutile). On suit la rue principale de Subiaco et après avoir traversé la ville et le faubourg de San Martino, on laisse à dr. un pont très élevé au-dessus delà gorge de l'Aniene, et, par un chemin pratiqué à dr. sur un mur de soutènement, on atteint en 20 min. les couvents de Santa Scolastica.

Santa Scolaslîca, dont Taspect extérieur rappelle celui d'un château fort antique, est formée par la réunion de trois couvents dont le plus ancien, fondé par St Benoît en 550, a été restauré au vni'^s. ; l'extérieur a été modernisé. — Le deuxième couvent, datant du milieu du xi^ s., est intéressant par son architecture du style ogival. — Dans le troisième couvent, bâti vers 1240, il y a un beau cloître décoré de mosaïques. — Véglise de Ste-Scholastique, hMie à la fin du x*" s., a subi une transformation complète (belles stalles sculptées).

Par une montée raide et pittoresque, on arrive en 20 min. au Sacro Speco (appelé aussi San Benedetto), admirablement situé sur le flanc d'un rocher gigantesque ombragé par des chênes. — Le corridor d'entrée, décoré de fresques du xv^ s., conduit aux deux chapelles (fresques par un précurseur de Cimabue nommé Conxolus-, 1219) qui précèdent la grotte, ou Speco; dans cette dernière, dont les parois sont couvertes de fresques fort anciennes, statue du Saint par le Bernin. — Lejardin du couvent abonde en rosiers.

Du couvent on peut descendre à Subiaco en traversant le pont de l'Aniene et de là à dr., par les sentiers qui conduisent a la ville.

[De Subiaco à Olevano et Palestrina.

— On peut s'y rendre à travers les montagnes, par trois chemins différents et riches en beaux aspects : — 1*^ route de voit, par Olevano et Gave {V. ci -dessous, Palestrina) ; — 2*» chemin de mulets, par Rocca Saji Stefano et Clvitella; — 3" chemin de mulets jusqu'à (3 h. 30 env.) Olevano, par Affile et ïiojate et route de voit. d'Olevano à Palestrina.

De Subiaco à Tivoli, V. ci-dessus, G, en sens inverse.]

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