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PARME

[route 4]

immédiatement sur la Piazza Grande

(PI. C, 2 et 5) au centre de la ville. Sur cette place s'élèvent, au N., le palais del Governo (PL 20), et à l'E.

(au coin de la strada Vittorio Emanuele) le palais del Comune (hôtel de ville).

De la Piazza Grande, la strada di Santa Lucia (au N.) conduit à h strada del Diiomo qui débouche sur la place del Duomo (PI. 21), où s'élèvent le Dôme (p. 14)et le Baptistère (p. 1 5) ; derrière le Dôme est l'église de San- Giovanni Evangelista (p. 15). Par la même rue del Duomo on revient vers l'O. à la rue Garibaldi et a la place de la Préfecture, qui touche à celle de la Pilotta et où se trouvent réunis, dans l'ancien palais Ducal, le Musée d'antiquités (p. 16), la Galerie de tableaux (p. il), h Bibliothèque (p. 21), le théâtre Farnèse (p. 21). De la galerie de tableaux (dont un des gardiens accompagne les visiteurs avec les clefs) on se rend en quelques minutes dans la strada del Parmigianino , où se trouve l'ancien couvent de San Paolo avec la Chambre du Corrège (p. 21).

De là on peut, soit aller faire un tour au jardin public, soit revenir à la rue Garibaldi qui ramène a la gare.

Édifices religieux.

Dôme (PI. 1). Les parties les plus anciennes sont de 1060; la construction en était presque achevée enl074 et le pape Pascal II le consacrait en 1106. La façade, non terminée, est ornée de trois galeries de colonnettes superposées, dont deux horizontales, la supérieure présentant un angle suivant le double versant du toit. Le porche est à colonnes portées sur des lions en marbre rouge, sculptés par Giovanni Bonoda Bissone (1281).

La tour de g. (xvii's.) a été seulement commencée.

L'intérieur, sauf les additions posté ^ieures, est du style roman (lombard).

On y remarquera la disposition du triforium.

Nef : fresques des murs par Latt. Gamba7'a, voûte par Gir. Mazzola.

Coupole : fresque, par le Corrège, représentant l'Assomption de la Vierge; elle est malheureusement très altérée et très mal éclairée (midi est l'heure la plus favorable pour la voir). [Dans cette Assomption, « si vive, si joveuse, si triomphante, » la figure de la Vierge, plafonnante et toute en raccourci, est à peine visible dans le tourbillon d'anges et de nuages, au milieu duquel elle est emportée. Si l'on considère l'immensité de cette composition, le mouvement vertigineux qui l'anime, la hardiesse et la nouveauté de la conception, cette coupole est réellement un prodige de l'art. Elle précède de quelques années le Jugement dernier de Michel-Ange, commencé en 1534, l'année même de la mort du Corrège, et terminé en 1541. Cette fresque du Corrège (1526-1550) a peut-être eu sur l'art une influence plus grande que les fresques de Michel-Ange et de Raphaël, beaucoup plus généralement connues. C'est l'avènement de l'art moderne. — Ces fresques excitèrent des impressions différentes à leur apparition. Un marguillier dit au Corrège : « Yous nous avez fait là un plat de grenouilles. » Il entendait sans doute critiquer la petitesse, la confusion des figures et le pêle-mêle des jambes. La critique était fondée, si la forme était brutale.]

A dr., 3^ chapelle : bas-relief par Antelami (Descente de croix). -— 4« :

fresques du xv« s. — Transsept de dr. : à g. de l'autel du miUeu, tombeau de B. Montinus ; pemtures de la voûte par Michel-Ansebni; pemtures de la coupole à dr. du chœur, parle fils du Corrège. — Chapelle Ste-Agathe (à dr. du chœur) :

Christ en croix et plusieurs saints par Bern. Gatti [Ste Agathe figure là dans une nudité un peu légère pour la circonstance] ; à dr., buste de Pétrarque, qui fut chanoine de l'église. — Maîtreautel : beau ciborium (baldaquin) attribué à Leo?2e Baitista Alberti; les quatre statues en bronze sont des frères G. et D. da Gouzate (1508) ; siège d'évêque que l'on dit très ancien ; sous le maîtreautel, tombeaux de quatre saints. — Chœur : voûte peinte par Gir. Mazzola ; boiseries des stalles par Cristoforo da Lendinara (1473), auquel on doit aussi

«HiviBôMi ^f ïiuaoïs

les belles marqueteries du banc des Consorziali à la sacristie. — Cbapelle souterraine, décorée de 28 colonnes de marbre à chapiteaux variés. Au maître-autel, bas-relief par Prospero Clemen te de Rcggio. A dr. du maître-autel, tombeau intéressant de Bartol. Prato (\ 1542), par le même sculpteur. Dans une salle à dr., fresques du xiv® s., découvertes il y a quelques années. — Transsept de g. :

peintures de la voûte par Ora%io Sammachini (1574); sur l'autel, Assomption de J. B. Tinil (xiv° s.) ; tombeau de J. B. Bodoni, qui, le premier, porta en Italie l'art typographique à un haut degré de perfection. A g. : S*" chapelle : fresques d'un artiste parmesan du xiv^ s.

Baptistère (PI . 2 ; le custode est au n" 2 du Piazzale del Battistero), riche édifice octogone (1196-1280), tout en marbre de Vérone, avec quatre galeries extérieures à jour superposées, par un architecte inconnu [l'inscription du portail N. fait mention de Benedictus (Benedetto Antelami), mais elle se rapporte aux sculptures].

— A l'extérieur on remarquera des sculptures d'animaux réels ou fantastiques.

A l'intérieur, les murs et la voûte sont couverts de fresques délabrées, que l'on pense avoir été exécutées vers 1250 par Nicole de Reggio et Bartolommeo de Plaisance. [Les préraphaélistes verront avec intérêt ces vieilles peintures. Bien qu'elles accusent l'impuissance et la maladresse de l'art, on aperçoit déjà des figures d'anges qui confinent à la manière de Giotto et quelques tentatives d'expression douloureuse dans la scène de la Passion.) — Grande cuve de marbre, d'un seul bloc, destinée au baptême par immersion, avec la date de 1294. — A g., fonts baptismaux où sont baptisés tous les enfants de Parme et des faubourgs

San Giovanni evangelista (PI. 7), église bâtie en 1510 (l'extérieur est de 1607), dans le style propre aux jésuites.

A dr., 2** chapelle : la V., St Joseph et Adoration des bergers (1519) par Fran-

cia. — 3® : Adoration des mages, bon ouvrage de Cristoforo Caselli. — 6* : copie de la fameuse Nuit du Gorrège, qui est dans la galerie de Dresde ; celle qu'avait faite Aretusi a été vendue et remplacée. — 7® (transsept de dr.) : fresques, altérées par Aiiselmi; dans les niches de dr. et de g., statues en terre cuite (Ste Félicité et St Benoît), par Be- (jarelli.

Coupole ornée de fresques, œuvre puissante du Corrège, exécutées par lui dans sa jeunesse (entre 1520 et 1523), et où il manifesta son style nouveau, sa science des raccourcis et son sentiment du clair-obscur. Elles représentent la Vision de St Jean dans la gloire des cieux. Des Évangélistes et des Pères de l'Eglise sont éblouis et ravis de ce spectacle. Ces figures d'une grande échelle ont beaucoup d'ampleur de style. Malheureusement cette coupole, mal éclairée par quatre ouvertures rondes, est noircie par la fumée et détruite par l'humidité, surtout au voisinage des ouvertures. Cependant, à cause de sa plus grande simplicité, il est plus facile de comprendre cette composition que celle du Dôme.

Le même artiste peignit en clair-obscur les ornements qui décorent la voûte du sanctuaire.

Chœur : décoration des stalles par Zucchi et Testa (xv« s.). Au fond du chœur : Transfiguration par Girol. Maz~ zola [peinture médiocre).

Transsept de g. : au-dessus d'une petite porte, à dr. de l'autel, wSt Jean Evangéliste, par le Corrège ; dans les niches de dr. et de g. deux statues en terre cuite (la Y. et St Jean l'Evangéliste), par Begarelli. — 6^ : la Passion, par Anselmi. — 2^ et l»*^ : fresques du Parmesan, à l'arc de la voûte.

Madonna délia Steccata (PI. 9) S construite en 1521 par l'architecte J. F, Zaccangi.

Au-dessus de la porte d'entrée, à la voûte , Adoration des mages, fresque (VAnsehni. — Dans les transsepts : Descente du St-Esprit, Nativité, fresques de Crirol. Mazzola. — Coupole : le Christ et la V. dans une gloire, fresque par

1. Ce nom provient d'une palissade {steccata) mise jadis devant une image de 1 Vierge.

Bern. Gatti (le Sojaro; 'J560). ~ Arcade servant d'entrée au chœur décorée de fresques du Parmesan, parmi lesquelles on remarque surtout son célèbre Moïse brisant les tables de la loi (peinte en grisaille) , pleine de grandeur et d'un dessin savant et élégant (cette figure^ est, à g., à la naissance de l'arc de la voûte) : et Adam et Eve (peints par le même en clair-obscur) . — Abside : Couronnement de la V., fresque à'Aîiselmù que l'on répète à tort avoir été exécutée d'après un carton de J. Romain. — Outre les tombeaux que l'on voit dans l'église et dans les chapelles, des tombeaux des ducs de Parme ont été placés, en 1823, dans une chapelle souterraine.

Sauf Alessandro (PI. 5). — Coupole peinte à fresque par Tiarini (1627); tableau du maître-autel par Gir. Mazzola.

Santissima Anmmziata (PI. 4), vaste église à plan elliplique, par G, B. Fornovo et G. Rinaldi.

Cappuccine Nuove (PI. 6), petite église élégante, élevée (1569) par Testa, — Coupole peinte à fresque par J. B. Tinti (Assomption).

San Ludovico (PL 8), autrefois chapelle (San Paolo) de rancien couvent de Bénédictines. — Monument du comte Neipperg, second mari de Marie-Louise, par Lor. Bartolini.

San Sepolcro (PL 11) : peinture de Gir. Mazzola; beau plafond en bois sculpté du commencement du xvu" s. —SanV Antonio (PL 5), bâtie par Ferd. Bihhiena : voûte peinte par Ghidetti et Bresciani; tableaux de Battoni et Cignaroli; statues en plâtre par Callani. — // Quartiere, ou la Madonîia del Quartiere[S^. 12) :

fresques de la coupole par P. i. Bernabei.

Palais, musées, etc.

Le palais de la Préfecture (délia Prefettura ; ancien palais Ducal ; PL 15), commencé en 1597 par les Farnèse, forme un ensemble de constructions disparates et sans caractère. Du côté N.-E., l'ancien palais de

PARME. [route 4]

la Pilotla (PL 15; entrée h g. au delà de la cour sous le portique à g.) renferme le musée d'antiquités, la galerie de tableaux, la bibliothèque et le théâtre Farnèse. Le musée d'antiquités et la galerie de tableaux sont visibles dansla semaine, de 10 h. a 5 h. l'été, et de 9 h. à 4 h. l'hiver, moyennant 1 fr. par personne et par collection ; les dimanches et jours de fête, de 10 h. à 2 h., gratis.

Musée d'antiquités (à l'entresol).

— On y a recueilli des monuments antiques et des fresques provenant des fouilles faites en 1760, 1767, 1776 et 1781, à Velleïa (V. R. 3).

Salle I : Médailles et monnaies de Parme. — Salle II : Bronzes: Apollon, Bacclms, Adrien ; petite statue en bronze d'Hercule ivre, monument artistique des plus remarquables. Table de Velleïa, en bronze, contenant un rcscrit de Traj an, accordant 1144000 sesterces pour la nourriture des enfants (légitimes) des pauvres ; deux laboureurs trouvèrent les débris de cette table en 1747; enlevée par la conquête française, elle resta à Paris jusqu'en 1815; l'interprétation en était alors encore aux conjectures; une autre inscription alimentaire, découverte en 1852 dans le royaume de Naples, permit d'en rétablir le vrai sens. Terres cuites. Ornements militaires romains, en or, trouves à Parme en 1821. — Salle III : Fragments d'architecture. Mosaïques.— Salle IV : Tcte colossale de Jupiter trouvée à Colorno, près de Parme. Lucius Verus. Statues de femmes drapées. — Salle Y : Bronzes ; armes ; poinçons de la monnaie de Parme; sceaux; buste en marbre de Vespasien Gonzague, par Th. délia Porta. — Salle YI : Objets du moyen âge; belles boiseries sculptées par B. Canoccio (xv^ s.); meubles des xv^ et xvi^ s. — De la Z^ salle on va, par un corridor, dans la Salle YIL contenant des vases peints et dans la Salle YIII, renfermant des sépultures étrusques, des bronzes et des terres cuites. Dans le corridor sont exposées des antiquités étrusques et égyptiennes.

De la l""^ salle un escaher descend au rez-de-chaussée : — Salle I : Inscriptions. — Salle II : Antiquités préhistoriques. — Salle III : Objets provenant des

Terramare du Parmesan. — Salle IV :

Fragments de sculptures. — Salle V :

Intéressante collection de majoliqucs ; verres. — Salle VI : Collection ethnographique.

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