‹ ItalieChapitre 77 sur 587 · I..ïhjiiiIiie;p;j>i'lV · texte numérisé non relu

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[ROUTE 8] BOLOGNE : — DP:SGRIPTION PAR QUARTIIilRS.

belle décoration en terre cuite de la façade ; élégants chapiteaux des colonnes de la cour). On laisse à dr. la place Roiisini, au S. de laquelle se trouve Je lycée musical Rossini (PI.

i^6; collections importantes pour l'histoire de la musique) et dont le côté S.-O. est formé par \g palais Malvezzi Medici (n° 15), éditice d'une belle ordonnance, bâti en 1550, par Bart.

Triacchini (peintures, bibliothèque).

Au delà de la place Rossini, dont elle borde le côté N.-E., es*t l'église de San Giacomo Maggîore (p. 46) touchant à celle de Santa Gecilia (p. 45) ; en face, à g., se trouve le palais Malvezzi Campeggi (n'* 26), construit en 1548 par Andréa Marchesi, dit le Formigine. Il est élevé sur arcades et a une cour remarquable (à Tint., belles tapisseries de Flandre, -d'aj)rès les dessins de Lucas de Leyde), — A côté, et faisant face à Santa Cecilia , un autre palais Malvezzi {naguère Magnani Guidotli; n° 18), bâti par Dom. Tibaldi en 1577, renferme à l'intérieur des fresques (histoire de Romulus et Rémus) par les € arrache.

De là on arrive, à g., au Théâtre Communal (PI. 57), un des plus beaux et des plus grands de l'Italie, bâti par Bihbiena en 1756 ; puis, à dr., à FUniversité (p. 56) et, à g., à l'Académie des Beaux-Arts (p. 50), située au débouché de la rue délie Belle Arti dans la rue Zamboni.

2°. — La rue San Vitale (tramway de la Poita San Vitale), qui se dirige presque directement à l'E., côtoie le chevet de l'église de San Bartolommeo (p. 44), laisse à g. la rue Benedetto XIV (« decimoquarto ))), où se trouve le lycée musical Rossini (F. ci-dessus, 1"), et passe, à dr., devant l'imposante masse du palais Pantuzzi (Pedrazzi; n« 25), bâti en 1605 sur les plans à' Andréa Formigine (belles cours et escalier grandiose dessiné par P. Canali). Quel- .ques pas plus loin, à g., est Féglise

des Santi Yitale e Agricola (p. 49).

— A l'extrémité E. de la rue se trouvent, à dr.» l'église de San Leonarda (p. 46) et plus loin à g., celle de la Madonna délia Pietà (p. 47)! — En dehors de la Porte Sa7i Vitale, où aboutit la rue de ce nom, est la gare du chemin de fer de Budrio et Porta Maggiore.

5"" — La rue Mazzini (tramway de la Porta Mazzini), qui commence devant la façade de Féglise de San Bartolommeo (p. 44), passe devant le palais Sampieri (n** 124; visible à toute heure, 50 c). On y voit quelques tableaux sans grande valeur et des fresques intéressantes (l""^ cham-.

bre : Louis Carrache, Lutte d'Hercule et Jupiter ; 2*^ : Ann. Carrache, la Vertu instruisant Hercule ; 5*" : Aug. Car radie. Hercule et Atlas ; 4^-5'' : Le Guerchin, Hercule et Antée; le Génie de la Force).

Un peu plus loin, toujours à g., est la maison S alina- Rossini (n" 26 ; PL 27), autrefois résidence de Fillustre maestro, qui l'avait fait bâtir en 1828 et qui la vendit plus tard pour venir habiter Paris, où il est mort. La façade porte l'inscription (tirée de Cicéron) : (( Non domo dominus, sed domino domus )) ; l'inscription delà façade latérale est tirée de Virgile.

Vers l'extrémité de la rue Mazzini, on rencontre, à dr., le cloître et Féglise de Santa Maria dei Servi (p. 48) et, en face, au coin de la place Aldovrandi, l'intéressant palais Davia-Bargellinî (n° 44), dont la porte, d'une ordonnance grandiose, est ornée de cariatides (à l'intérieur, magnifique escalier). — Plus loin, et h dr., est une autre construction remarquable : le jjalais Hercolani (n° 45), bâti à la fin du xvm^ s. par Ventîiroli (bel escalier par Bianconi), Hors la Porta Mazzini, où la rue vient aboutir, est la gare du tramway à vapeur d'imola.

A\ — La rue Santo Stefano, qui

se dirige vers le S.-E., conduit à la place triangulaire où se trouve l'intéressant assemblage d'édifices qui forment l'église de Santo Stefano (p. 48) ; à dr., le palais Bolognini (n* 9), dont la façade est ornée de têtes en terre cuite, par Alf, Lombardi ; les beaux chapiteaux en pierre sont l'œuvre à' And. Formiç/ine. — En face de l'église sont les palais holaniy au n" 18, et Bovi, au n° 19; plus loin, les palais Ramizzi (n'^^S) et Pallavicini {n" 45) méritent également une mention. — Un peu au delà et à dr. de l'église San Stefano, est une petite place où viennent déboucher la rue Farini et une petite rue qui conduit à la place et à l'église de San Gîovannî in Monte (p. 46).

— A l'extrémité de la rue, se trouve, àdr.,réghse de la Madonna del Baraccano (p. 46).

Hors de la Porta Santo Stefano, à dr., s'étend le beau Jardîn public appelé communément Passeggio Margherita (PI. C, D, 4), belle promenade créée en 1875 et occupant une superficie d'env. 60 hect. (petit lac avec bateaux et île ; deux cafés ; belle vue sur San Michèle in Bosco et la Madonna di San Luca, à l'O.), 5^ — La rue Castiglione, se dirigeant au S., passe, à g., devant lepalai8Pepoli(n''7), à l'aspect imposant, bâti en 1544 (riche portail; belle cour à portiques); puis à dr., devant la belle construction moderne delà Caisse d'Épargne, bâtie en marbre de Vérone, sur les p^ans da Men- (loni; elle forme l'angle N. de la rue Farini et de la rue Casliglione. Cette dernière aboutit hh Porte Castiglione, hors laquelle se trouvent des restaurants et brasseries très fréquentés pendant la belle saison. A g. est le Passeggio Margherita (F. ci-dessus, 4'').

Quartier au S. de la place Vittorio Emanuele. — Au S. de la place Vittorio Emanuele, a g. de l'église San

BOLOGNE. [ROUTE 8j

Petronio, est la rue dell' Archigîn-

nasio, dont le côté G. est formé par le flanc de la basilique et le côté E. par les belles arcades du Porlico del Pavaglione, rendez- vous des flâneurs bolonais, où se trouvent les plus élégants magasins de la ville, et parlésquelles on a accès au Musée Civique (p. 55) et à VArchiginnasio (p. 56).

La rue dell' Archiginnasio aboutit à la place Galvani (PI. C, 5), dont le côté N. est borné par le chevet de San Petronio et au centre de laquelle s'élève hstatne du^ihysicien Galvani, par Çencetli (1879)." Cette place se termine au S. par la belle rue Farînî, bordée de constructions modernes à portiques.

Au S. de la rue Farini est la place Cavoîir (PL C, 5), ouverte en 1867, bordée à dr. et à g. de constructions modernes, parmi lesquelles nous signalerons le palais de la Banque Nationale (à l'O.). — Au S., et non loin de la place Cavour est la place GalileOy sur laquelle s'élève l'église de San Domenico (p. 43). — De là,, la rue Garihaldi, s'ouvrant au S.-O.,.

aboutit à h place dei Tribunali dont le côté S. est formé par le Palais de Justice (autrefois Bacciocchi) avec une fyçade dessinée par Palladio et une cour par Bibbiena .

Au S. de Ja place Vittorio Emanuele et à dr. de l'église San Petronia et du palais des Notari, commence la rue d'Azeglio, avec le palais Bevîlacqua (n** 51 ; PL 52), construit dans le style des palais de Florence et altribué au Bramantino (belle architecture de la façade en macigno taillé à pointes de diamant; belle cour dessinée par G. Paci). — A dr.

se détache la rue Urbana (h dr. Collège d'Espagne, p. 57), que continue la rue Saragozza (à g., palais Alber- ^aiî, aujourd'hui du Commandant de la Division de Bologne, bâti par B, Peruzzi), aboutissant à la porte de ce nom. — Plus au S., à g., est l'église de San Procolo (p. 48} ; plus loin, près de

[route 8] BOLOGNE : — DESCRIPTION PAR QUARTIERS. 41

la jonction de la rue d'Azeglio et de la rue Tagliapietra, à rextrémilé S. de cette dernière, l'église du Corpus Domini ou de la Santa (p. 45).

Quartier à rO. de la place Vittorio Emanuele. — Au S.-O. de la place Vittorio Emanuele s'ouvre la rue délie Asse, où s'élève (à g., en face d'une petite place) le palais du duc de Montpensier (n'* 26) et, presque en face, le palais Marescalchi (n°5), bâti par Dom. Tibaldi et décoré de fresques par L. Carrache et par le Guide. Vis-à-vis est l'église de San Salvatore (p. 48).

Par la rue délie Asse et la rue de Porta Nuova (qui en est le prolongement vers rO.), ou par la rue Ugo Bassi, qui commence à l'angle N.-O.

de la place del Netluno, on atteint la place Malpighi [V\. B, 3), sur laquelle est la station -terminus du tramway à vapeur de Bazzano-Vignola-Modène (V. ci-dessous : Excursions et R. 6).

Elle est bornée à TO. par le chevet de l'église de San Francesco (p. 45), et aboutit au N. 'a la rue del Pratello, qui, se dirigeant à l'O., aboutit a l'enceinte de la ville, en face de la petite église de San Rocco (p . 48) .

Dans la rue San Felice, qui forme en quelque sorte le prolongement à rO. de la rue Ugo Bassi, se trouvent, à dr., l'église et l'ancienne abbaye de Sans Nicole (p. 47).

Quartier au N. de la place Vittorio Emanuele. — Ce quartier est borné à l'O. par la rue Lame et à l'E. par la rue Zamboni (F. ci-dessus, 1") ; la rue dell' Indipendenza, venant de la Porte Galbera, le partage en deux parties à peu près égales.

Dans la rue del Poggiale, qui va de la rue Tgo Bassi au quai du Keno, se trouve à dr. l'église de San Gregorio (p. 4(5). Sur le quai [Riva di lieno) est l'église de San Bartolommeo di Reno (p. 45 .

Dans la rue Galliera, parallèle à

celle de l'Indipendenza, s*élève, à g., le palais Aldovrandi, aujourd'hui Montanari (n" 8), bâti vers la moitié du xvm" s. sur les dessins de Torreggianiy qui en a fait un chef-d'œuvre du genre baroque. — A côté, et au N.

de ce palais, est l'église de Santa Maria Maggiore (p. 45).

Dans la rue Manzoni, qui fait communiquer la rue Galliera avec la rue delF Indipendenza, on voit à g. la curieuse façade de l'égUse de la Madonna di Galliera (p. 47) et à dr., en face de l'église, le palais Fava (n'* 2), qui contient des fresques de Louis Carrache et de ses deux cousins Annibal et Augustin (histoire de Jason, en 18 tableaux; 12 tableaux tirés de l'Enéide), de VAlbane, de L.

Massari et de B. Cesi.

A TE. de la rue dell' Indipendenza commence la petite rue del Monte, précisément en face de la rue Manzoni ; on y voit à g., entre les ruelles délie Donzelle et Boncompagni^ l'intéressant palais Piombino ou Buoncompagni [n" 8), du style de la Renaissance (1545), avec une cour ornée de colonnes très élégantes. La façade, sur la petite rue Boncompagni, est aussi remarquable.

Au N.-N.-E. de la place Vittorio Emanuele, dans la rue Marsala, est l'église de San Martine (p. 47) ; 200 met. plus loin, à l'angle de la rue Mascarella et de la rue délie Belle Arli (n° 8), se trouve le palais BeniivogliOy construit au commencement du xvii** s., sur l'emplacement d;3 l'ancien château détruit sous le pape Jules \\.

Édifices relig^ieux^

Cathédrale San Pietro (PI. 1 ; place du Dôme, au N. de la place Vit-

^ Il faut visiter les églises avant midi, et le soir apiès 5 h. Elles sont fermées dans l'intervalle. — Sanf la cathédrale et les églises San Petronio et San Domenico, décrites en premier, les églises sont classées par ordre alphabétique.

BOLOGNE

torio Emanuele), édifiée en 910 et plusieurs fois rebâtie, la dernière en 1605, par frà Ambrogio Magenla.

La façade et deux chapelles furent élevées au milieu du xvm° s., sur les dessins de Alf. Torregiani.

L'intérieur est du style corinthien.

— A dr., 4^ chap. : Ste Famille et fresques de St Pancrace et de St Pétrone, par Franceschini, octogénaire.

— Sacristie : Madone, par Elisabeth Sirani; Crucifiement, bonne peinture du Bagnacavallo. — Dans la salle voisine (salle du Chapitre), voûte peinte par Louis Carrache : St Pierre pleurant avec la V. la mort du Sauveur. — Dans une grande lunette au-dessus du maître-autel, Annonciation, dernier ouvrage à fresque de L. Carrache [style amolli et sans caractère]. Au-dessous, fresque à'Areliisi, de la fin du xv° s. (figures médiocres). — A g., 3^ chap. : la V., l'Enf. J. et des Anges, par Donato Creiti.

San Petronîo (PL 2; place Yittorio Emanuele), église du patron de la ville, inachevée, et la plus grande de Bologne Commencée en 1390 par le frère Andréa Manfredt, de Faenza, et Antonio di Vince?izoAe Bologne. Bâtie en brique, revêtue de marbres, dans le style gothique italien, elle aurait dû avoir,selonleplanoriginal,216mèt.60 de longueur; mais, à partir de 1659, les travaux furent interrompus. L'édifice actuel ne s'étend pas même jusqu'au transsept; la longueur est de 117 met. y compris le chœur, et la largeur de 48 met. y compris le chœur et les chapelles.

Les trois célèbres portes de la façade, qui n'est pas achevée, sont décorées de sculptures remarquables sur des sujets bibliques et ornées de bustes de Prophètes et de Sibylles. La porte centrale est une œuvre capitale de Jacopo délia Quercia (1425). Il lui fut alloué, dit-on, 3 600 fl. d'or pour ce travail auquel il consacra 12 ans. « Jamais aucun sculpteur n'avait encore si bien traduit les pre-

miers chapitres delà Genèse; la figure d'Eve, au moment où elle naît à la vie, peut être regardée comme une des productions les plus exquises de la sculpture chrétienne au moyen âge. » (Rio.) Les draperies des figures sont lourdes. (Les figures des portes latérales ont plus de style, à notre avis.] — Les sculptures des portes latérales sont dues au Tribolo, l'ami de Benvenuto Cellini (les Anges, les Sibylles des arcs, et plusieurs sujets des pi- Kers), à Amico Aspertini, à Sigism, Bargelleso, à Alf. Lombardi (sous l'arc de la porte de g., la Résurrection), à Properzia de' Rossi, etc. — Parmi les bas- reliefs, on remarquera encore Adam et Eve (porte latérale g.) et l'Annonciation (porte latérale dr.) par Alf. Lombardi.

Bas-côté dr. — l""* chapelle : Giac.

Francia, Dieu le Père avec des Anges.

— 2« : peintures murales, par Luca da Perugia et Franc. Lole, de 1417-1431.

— 3*^ : Amico Aspertini^ Pietà, médiocre tableau couvrant une vieille peinture murale représentant St Ambroise. — ¥ : crucifix, restauré par F. Francia; vitraux de Jacob d'Uhn; clôture en marbre, de 1483. — 6^ : Lorenzo Costa, St Jérôme, repeint; tombeau de Baldassare Castelli. — 8^ : colonnes et ornementation en marbre dues à Vignole (1551»); stalles sculptées par le l'rère Haffaello da Bvescia. — O'' : St Antoine de Padoue, statue de Sansovino. Les murailles sont recouvertes de tableaux à l'huile et en grisaille, relatifs à la vie du saint, par Girolamo de Trévise. Les vitraux sont, dit- on, d'après les dessins de Michel- Ange. — 11« : Assomption, très beau bas-relief, par Triboio. Les deux Anges des côtés sont attribués à Properzia de' liossi. — Au delà de cette chapelle s'ouvre la porte de la sacristie.

Chœur. — La grande [et mauvaise] peinture à fresque du fond est de M. A. Franceschini ; les statues de St François et de St Antoine, à dr. et à g. du maître-autel, sont du Yéronais Girolamo Campagna (xvi^ s.); les livres d'office ont des miniatures de 1478; les boiseries (stalles, candélabre pour le cierge

pascal, lutrin) sont de Silvesfro Giannotti (1477).

Reverenda Fadbrtca (à rextrcmitc du bas-côté g.) , restaurée en 1862. Audessus de la porte d'entrée, à l'intérieur, est le buste, par Properzia de' Rossi, de Guido Pepoli, nom populaire à Bologne.

[Ce buste, d'un genre amolli, manque de grâce et de caractère.] Dans cette salle sont conservés des plans de 10 architectes, parmi lesquels Palladio, B.

Peruzzi, Jules Romain, Vignolc, Alherli, Rinaldi, Terribilia, architecte bolonais (xvi^ s.), etc., pour l'achèvement de l'édifice, et un modèle en bois (s'ouvrant dans le seBS de la longueur) d'un premier projet de construction (1514). — On y voit aussi quelques basreliefs; celui de Joseph et de la femme de Putiphar est de Pvoperzia de' Rossi (140t)?-lD30), et il s'y rattache un intérêt romanesque. Cette belle jeune femme, peintre, sculpteur, graveur, musicienne, éprise d'un amour malheureux, traça, dit-on, son portrait, dans celui de l'épouse de Putiphar et celui du jeune homme dans la figure de Jose})h. Les autres bas-reliefs (Tour de Babel, Abraham et les Anges, Funérailles d'Abraham) sont attribués à Alf. Lombardi.

Bas-côté g. — 2^ chap. (en descendant) : Aless. Tiarini Ste Barbe [bon ouvrage]. — 5* : Calvaert (Fiammingo], le maître du Guide, St Michel, archange. — 4^ : Le Parmesan, 8t Roch [enfumé]. C'est devant cette chapelle que vient se terminer la ligne méridienne tracée en 1653 par C. Cassini. — 5^ : au-dessus de l'autel. Madone sur le trône, avec des Saints, par Lo7\ Costa (1492); à la lunette. Anges faisant de la musique ; vitraux restaurés; tombeaux de la famille d'Elisa Bacciocchi (f 1820), sœur de Napoléon I*^''. — 7® : sur l'autel. Martyre de St Sébastien attribué à Lor. Costa; à dr. et à g., Annonciation, et, sur les côtés, les Apôtres, du njême; marqueterie des stalles, par Agostino di Crema, dit dagli Scrigni et par ses fils (1495); curieux pavement en faïence (majolica de 1487); vitraux. — 8° (restaurée en 1875) : retable en bois doré (xv« s.); peintures murales (Paradis, Enfer, Adoration des Mages), faussement attribuées par Vasari à Buffalmacco.

— Entre la 8* et la 9« chapelle, deux horloges, faites en 1756 par Fornasini,

indiquant, l'une l'heure moyenne, l'autre l'heure vraie. — 11° : peintures murales allégoriques, découvertes et restaurées dans ces dernières années ; verrières modernes d'un style gracieux, par les frères Bertini de Milan.

SanDomenioo(Pl. 7 ;placeGalileo), remarquable par les objets d'art qu'elle renferme et par le tombeau de St Dominique, le fondateur de l'ordre religieux qui porte son nom. L'ancienne église, qui comptait plus de six siècles, fut presque entièrement reconstruite au siècle dernier et en partie restaurée en 1875.

Bas-côté dr. — l""^ chapelle : sur l'autel, petite peinture de Madone, par Lippo Dalmasio (-j- 1410). — 2^ : Donalo Creti, Miracle de Ferrerio. — 3* : Pietro Faccini, élève d'Annib.

Carrache, St Antoine avec le Christ et la Y. apparaissant à St François; audessous, V. attribuée à Fr, Francia^ — ¥ : Antonio Rossi, Apprêt du martyre de St André. — 6^, dite chapelle St-Dominique, remarquable par son architecture, attribuée à Friano Anibrosino (1596), par ses sculptures, ses peintures, la beauté de ses marbres.

On remarque dans l'abside : St Dominique reçu dans la gloire du Paradis, très belle fresque de Guido Reni: à dr. de l'entrée, l'Enfant ressuscité, œuvre capitale de Tiarini', à g., St Dominique brûlant les livres des hérétiques, ouvrage estimé de Lionel lo Spada. — La grande peinture de la Tempête (à dr.), le Cavaher renversé (à g.) et les sujets peints des lunettes sont du Mastelletta. Au-dessus, les peintures de l'arcade sont de Mario Righetti.

Le tombeau de St Dominique, monument précieux de l'art, est dû en partie au précurseur de la renaissance de l'architecture, Nicolas de Pise (aidé de son concitoyen Gugl. Agnelli). La date de cet ouvrage, terminé en 1231, est particulièrement intéressante pour l'histoire de l'art (30 ans plus tard, Nicolas de Pise termina la chaire du Baptistère de Pise). Les sujets de ce bas-relief sont tirés de la vie du saint. — Sur le devant (en commençant à g.) : 1. St Dominique, ressuscitant à Rome un jeune cavalier renversé, est un des sujets parlicu-

BOLOGNE

lièremcat vantés parmi ces chefs-d'œuvre primitifs, pleins de sentiment et de naturel. — i. Dans une dispute avec les Manichéens, les flammes épargnent le livre du saint, et consument les écrits hérétiques de ses adversaires. Entre les deux reliefs se trouve la Y. avecl'Enf. J.

— Au côté dr. : les Anges pourvoient de nourriture l'ordre des dominicains.

— A la partie postérieure : 1. Le hienheureux Réginald, disciple de St Dominique, est délivré d'une grande tentation en se confiant à St Dominique. 2. Il tomhe malade dans les hras d'un jeune homme. 3. La Y. le guérit et lui donne l'habit de l'ordre des dominicains. 4. Le pape Ilonorius III voit en songe le Yaticanqui s'écroule, mais que St Dominique sauve. 5. Il reçoit la règle des dominicains. 6. Il la sanctionne. Au milieu est le Christ sur la croix ; aux quatre coins sont les quatre Docteurs de l'Église. — Au côté g. : 1- St Dominique reçoit de St Pierre et de St Paul les Evangiles, pour convertir les hérétiques et les pécheurs (sujet également admiré) .

y. St Dominique répartit les Évangiles aux Frères de son ordre. — En 1469, on agrandit et on orna le tombeau : Nicolo di Puglia, surnommé delt Arca, en tit le couvercle, le couronnement et les slatucttes des saints. Celui des deux anges agenouillés qui se trouve du coté de l'épître (à dr. en regardant l'autel) serait un ouvrage de la jeunesse de Michel-Ange (l'ange de gauche, le meilleur des deux, est de ISicolo de/T Arca). En 1552, Alfonso Lombai^di y ajouta la base et fit les élégants basreliefs suivants : 1. Naissance de St Dominique. 2. Le Saint, encore enfant, couche sur la terre. 3. Sa bienfaisance. 4. Adoration des Rois. 5. Mort du Saint.

9^ chapelle ; Fr. Brizzi, S te Catherine de Sienne.

Transsept de DR. — St Thomas d'Aquin éciivant sur l'Eucharistie, un des derniers ouvrages du G^ierchin. — Dans une petite chapelle latérale, à dr. du chœur, est un tableau intéressant (restauré) : Mariage de Ste Catherine, par Filippino Lipjn. [Mouvement charmant de l'enfant mettant l'anneau à Ste Catherine.]

Chœur. — Les stalles sont un remarquable travail de marqueterie par frà Damiano, de Bergame (1528-1540). —

Au fond du chœur : Adoration des Mages, par Bartol. Cesi; la prédelle est de Vincent Spisanelli.

Transsept de g. — Sur la muraille à dr., inscription tnmulaire et médaillon d'Enzo, le fds de l'empereur Frédéric II, qui mourut à Bologne après 22 ans de captivité; l'inscription latine peint l'orgueil municipal et républicain de cette époque (xui" s.); le tombeau a été refait récemment. — En face du tombeau, au haut de la muraille, portrait de St Dominique, par Simone Bolognese, et, plus à dr., portrait du peintre verrier Bcato Giacomo d'Ulma (xv" s.), par Giacinto Bellini, peintre de la fin dur xvii*^' s. — Dans une petite chapelle à dr., beau tombeau en marbre (sculpté en 1548 par le Yénitien Jacopo Lanfrani) de Taddeo Pepoli ; et, sur l'autel, tableau de Giac. Francia (St Michel et autres Saints).

Bas-côté g. — 3® chapelle (en descendant) : belle Madone, par Francesco da Binant. — 4% dite chapelle du ixosaire : sur l'autel, petites peintures formant une ancone, par Calvaert^ le Guide, L. Carrache, Cesi. Dans la voûte peinte en 1650 par Michel- Ange Colonna et Agost. Miielli, on remarquera, derrière deux statues en bas-reliefs, deux statues en grisaille exécutées en trompe-l'œil. De simples pierres tombales rappellent les noms du peintre Gnido Béni, et de son élève Elisabeth Sirani. On ignore où sont leurs restes, déterrés à la fin du siècle dernier. — Dans un couloir menant à une issue, deux beaux tombeaux. [Celui de Tartagni (-[* 1477), par Francesco di Simone, de Florence, est identique par la plupart de ses détails à celui de Carlo Marsuppi, à Santa Croce de Florence, attribué à Desiderio da Seftignano.] — 8^ : L. Carrache, St Raymond traversant Ja mer sur son manteau.

La sacristie contient quelques peintures, entre autres : St Jérôme, par L. Spada. — De la sacristie on peut aller visiter le cloître, contenant des pierres sépulcrales et des restes d'anciennes peintures.

San Bartolommeo dî Porta Ravegnana (PL 5; près de la tour des Asinelli), construite au xiu^ s. et rebâtie en 1655. L'élégant portique (1516-

1530), par Andvca Marchesi, dit il Formiggine, a été conservé.

La voùtc et la 3* cliapclle sont pcinlcs mr Michel-Ange Colonna. — A dr., 5« chapelle : L. Carrachc. St Charles Borromée devant le tombeau, à Yarallo.

— 4* : Albane, Annonciation, dite du bel Ange [peinture remarquable; l'Albane est peu connu en France comme peintre de figures de grandes dimensions]; la Psativité et la Fuite en Egypte.

— Transsept de dr. : L. Massari.

St Gaétan. — Derrière le maîlre-autel, horrible représentation, réaliste, du martyre de St Barthélémy [grande fresque assez bien composée et d'un style facile], par Quaini et Franceschini. Les peintures latérales sont du même. Les fresques de la voûte de l'abside sont à'Alboresi (xni« s.). — Transsept de g. : sur l'autel, exquise petite Madone de Guido Reni (volée en 1855; portée en Angleterre, rapportée et remise en place en 1859; on lit le procès-verbal à dr. de l'autel). — 2* chapelle à g. : Tiarini, St Antoine de Padoue, etc.

San Bartolommeo di Reno (PL 4?), construite en 1750. — Dans la dernière chapelle, Nativité, peinte par Aug. Carvache à 27 ans; au plafond, deux Prophètes, par le même; dans deux petits cadres : Circoncision et Adoration des Rois, par L. Carmche.

San Benedetto (PL 5), construite en 1606.

A dr., l""^ chapelle : L. Massari, Mariage mystique de Ste Catherine. — 2^ : Ere. Procaccini, Annonciation ; Cavedone (à la voûte), 4 Prophètes. — A g. : l""^ : Tiarini, la V. et la Madeleine pleurant la mort de J.-C. [ouvrage expressif] ; les peintures latérales et celles de la voûte sont du mêrHe artiste. — Dans la sacristie. Crucifiement par And. Sirani^ père d'Elisabeth.

Santa Gecilîa (PL 6; s'adresser au sacristain de San Giacomo Maggiore), église (1481) abandonnée depuis 50 ans. Les fresques précieuses qui l'ornaient, tirées de l'histoire de sainte Cécile, par F. Francia, par G. Fran-

cia et ses élèves, ont été dégradées, dit-on, par les Français, et en 1848 par les corps francs. Voici la liste des différents sujets en commençant à g,, au fond.

1. Fr. Francia. Mariage de Si Valérien et de Ste Cécile. —2. L. Costa. Le P. Urbain instruit Yalérien dans la foi. — '5.Giac. Francia (on Ces. Tamarocci).

Baptême de Yalérien. — 4. Chiodarolo.

Couronnement des deux fiancés par les anges. — 5, et (à dr. en remontant vers l'autel) 0, 7. Aiuico Aspertini. Décapitation de Yalérien et de son frère Tiburce ; leurs funérailles ; Ste Cécile devant le préfet. — 8. Giac. Francia (ou Ces. Tamarocci). Martyre de la Sainte dans le bain bouillant. — 9. Lor. Costa. La Sainte distribuant ses richesses [très bon ouvrage]. — 10. Fr. Francia. Ses funérailles.

Corpus Domini^ ou Santa Coterina^ ou la Santa (PL B, 4), avec une façade en brique, inachevée. — Porte, œuvre remarquable du xv^ s.

Près de la 2* chapelle à dr., monument érigé en 1875 à L. Galvani, par la ville de Bologne. — Transsept de dr. : Apparition du Christ à la Y. (à g.), et les Apôtres au tombeau de la Y., œuvres magistrales de L. Carrache [très noir].

— Coupole ornée de fresques par Franceschini, Quaini et Uaffner (1648- 17^29). — Au maître-autel : Cène, par Franceschini. — Transsept de g. : on y voit, à travers un vitrage, la momie (le visage, les mains) de Ste Catherine Vigri, née à Florence, et morte en 1465 ; elle eut des visions et des révélations comme la célèbre Ste Catherine de Sienne, morte 80 ans auparavant. (Pour voir de près son visage, ses mains, un Enfant Jésus peint par elle, des manuscrits, ^s'adresser à la sacristie. On laisse 2 ou 5 fr. pour une messe.) — Dans les deux premières chapelles (à g. de l'entrée) : Annonciation et Mort de St Joseph, œuvre importante de Franceschini.

San Francesco (PL B, 5), vaste édifice du style gothique italien, hâti entre 1236 et l'i40 (beau clocher de 1402) et qui doit être complètement restauré. — Intérieur, d'une très

l)elle ordonnance. — Au maître-autel, admirable ancone (bas-reliefs et statuettes en marbre), par les Vénitiens Jacohello et Piero Paolo dalle Masegne (1388 à 1396). — En dehors de l'église (sur la place Malpighi), tombeaiix d'Accurse Odofredo et de Ro~ landino de Romanzi.

San Giacomo Ma»gîore (PI. 8), église fondée en 12(37, et restaurée dans ces dernières années. Le beau porche latéral a été dessiné par G.

Paci,

Fr. F ranci a. — En face de la chapelle contre le chœur, remarquable tombeau d'Aiit. BentiYoglio (les sculptures sont attribuées par quelques-uns à Jacopo delta Quercia). — A g., 15^ chapelle [V^ en descendant) : Ere, Procaceini, T.-G. dans le jardin. — - 14^ : le roi Sigismond, par le même. — 13« : la V. et des Saints, bon ouvrage de Cesi. — 11« : Tlb. Passaroti, Martyre de Ste Catherine. -- 9^ : Orazio Sammaschifii. Présentation au temple (gravée par Aug.

Carrache). — 3« : fresques de Cavedoue. — 1'^ : Christ byzantin en bois sculpté.

Yoûte hardie, construite en 1497. — A dr., }'•« chapelle : petite fresque de la Vierge délia Cintura, couverte d'une sorte de slore peint représentant des anges.

— 4° : Ere. Procacemi, Conversion de St Paul, —b^ : Cavedone, Apparition du Christ à Giovanni da San Facondo. — 6** : Bart. Passarotti, la V. sur un trône.

— 7*^ : Prospéra Fontana, Aumône de St Alexis, et peinture de l'arc. — 8® : Innocenzo da Itnola, Mariage de Stc Catlierine, ouvrage raphaélesque [peinture rougeâtre] ; fresques du même. — 10^ : L. Carrache, St Rocli consolé par uii an^e; les autres peintures, par Fr. Brhii (retouchées). — ll«: Lor. Sabaitini, Evangélistes et Docteurs (l'archange Michel est par Calvaerl, son élève). — Vt : architecture de Pellegrino Tibaldi, dontles fresques latérales attestent un talent de composition qui s'était nourri à Rome des œuvres de Raphaël et de Michel-Ange. Ces ouvrages furent étudiés par les Carrache; le Baptême de J.-G. fut peint par Prosp. Foniana. — 13« :

Calvaert, V. et Saints. — 14° : Lavinin Foniana, Madone. -— 15« : grand crucifix-, par Simone da Bologna (1370]; Couronnement de la V. attribué à Jac. Avanzi (?). — 18° chapelle, élevée par Jean II Bentivoglio, seigneur de Bologne : autel : Madone sur le trône, ouvrage célèbre de Fr. Francia; lunette audessus : sujet de l'Apocalypse, par Giac. Francia, restauré par Cignani. Du côté de l'épître, tableau de la famille de Jean Bentivoglio (1486), et vis-à-vis, les Triomphes de la Vie et de la Mort, de L. Costa (?). On attribue à Nie. delV Arca le bas-relief représentant Annibal Bentivoglio à cheval. Sur un pilastre à dr., bas-relief de Jean II, sculpté, dit-on, par

San Gîovannî în Monte (PL 9),

fondée eu 433 (?), rebâtie en 1221 (façade du xv*' s., restaurée en 1824).

A dr., l"--^ chapelle : Giac. Francia, J.-C. apparaît à Madeleine. — 2^ : Cesi, Crucifiement. — 3« : Pietro Faccini (1562-1602), Martyre de St Laurent; Le Guerchin, St Joseph et l'EnL J. et St Jérôme. — 5^ : Ben. Gennari, St Aignan couronnant un Roi. — 7^ : Lorenzo Costa, la V. sur un trône (bel ouvrage). — 9^^ : Giov. Baif. Bolognini, St Ubald. — Au fond du chœur : L. Costa, Vierge et Saints (chef-d'œuvre). — Sur un pilier à g., à l'entrée du chœur, Madone, fresque que l'on dit antérieure au xiv^ s. — A g., 2*^ chapelle (en entrant) : Le Guerchin, St François en prière.

Le couvent voisin, dont les cloîtres ont été (1548) dessinés par Terribilia, a été converti en prison.

San Gregorio (PL 10). — A g., 2" chapelle : L. Carrache, St Georges délivrant la reine du dragon. — 4' ; Ann. Carrache, Baptême de J.-C. (un de ses premiers ouvrages à l'huile). — Maître-autel : Calvaert, St Gré-

goire.

San Leonardo e Mendicanti (rue San Vitale, à dr., non loin de la porte San Vitale), petite église des Orphelines, rarement ouverte, et contenant trois remarquables peintures : une Annonciation d'Alessandro Tiarini; le Martyre de Ste Ursule et Ste Catherine en prison, de L. Carrache.

Madonna del Baraccano (PL 11).

— Dans la niche du portique, statue de la V. par Alf. Lombardi.

A (h\, 4^" chapelle : Lavinia Fontana, la V., St Joseph et Joachim. Les sculptures dûcoratives de l'autel et de la chapelle sont de Properùa de Rossi\ cHes se confondent avec la décoration peinte en imitation au siècle dernier. — Maîtreautel : antique Madone miraculeuse, repeinte en 1472 par Fr. Cossa, de Ferrare.

Madonna di Galliera (PI. 12), belle église bâtie au xv^ s. et reconstruite en 1684. — Façade remarquable, par les Formigine (xvi° s.).

A dr., l'*" chapelle : fresques de Mic/i. Anq. Colonna. — 5^ : Madone et Saints, et 'fresrpies yiïxr Franceschini. — A g., 5-^ chapelle : Teresa Muraiori Monela (1602-1708), Incrédulité de St Thomas. — 2^ : Albane, l'Enf. J., les veux levés vers son Père et contemplant les instruments de la Passion que présentent des anges [œuvre pleine de sentiment]. — l'^*' : Le Guerchin, St Philippe de Néri. — Sacristie : peintures par yl?idrea^SiraniQi sd. ^\\\q Elisabeth, VAlbane, etc. — Au-dessus de la porte de l'oratoire : Ecce homo, fresque (transportée) de L. Carrache.

Santa Maria Maggiore (PL 14).

— A dr., l""^ chapelle : bonnes peintures de Tiarini; — 4' : Orazio Sammacchini^ la V., l'EnL J. et Saints.

Santa Maria délia Vita (PL 14).

— Chapelle à dr. du maître-autel :

Martyre de Ste Ursule , tableau remarquable de Calvaert ; le Christ mort entouré des Saintes Femmes, en terre cuite, est attribué à Nicole dalV Arca.

— Dans l'oratoire attenant à cette église, un bas-relief représente la Mort de la V. au miUeu des Apôtres, par Alfonso Lombardo. Cette œuvre a, dit-on, inspiré beaucoup de peintres de l'école de Bologne. - - Les archives possèdent quelques manuscrits intéressants (du xiv^ s. ; belles miniatures).

Santa Maria délia Pietà (PL 15).

— A dr., 1'" chapelle : Bart. Passeri (?), Ste Ursule. — A ff., 5^ cha-

pelle : AL Tiarini, St Éloi. —- 3* :

Lavinia Fonlana, Jésus-Chrîst nourrissant la multitude. — 2" : B, Cesi, Ste Anne.

San Marlino (PL 17), de 1513, restaurée en 1879.

A dr., 1'® chapelle : Girolamo da Carpi, Adoration des Mages [bonne et solide peinture]. — 4^ : Taraschi (?) de Modène (1558), St Joachim et Ste Anne.

— 5^ : Amico Asperlini, Madone et Saints. — Maître-autel : Madone, par Girol. Sori, dit il Sicciolanle (1547), imitateur de Raphaël ; à g., Annonciation (le B. Passaroiti. — A g., 5^ chapelle (l'"* en descendant) : Assomption, attribuée au Pcrugin [">), — ¥ : L. Carrache, St Jérôme. — 3^ : Cesi, Crucifiement et Saints. — 2^ : peinte par Mauro Tesi (xvni^ s.). — l""® : Fr. Francia, Madone et Saints. — La sacristie contient aussi quelques peintures.

San Nicold (PL B, 2). — A Fintérieur : Crucifiement, par Ann. Carradie (dans sa première manière). — A côté de l'église est l'ancienne abbaye ; ses beaux cloîtres et ses vastes salles servent actuellement d'hôpital militaire (le magasin a été installé dans la crypte, ou confession, de l'ancienne cathédrale de Bologne, bâtie par l'évéque San Zama vers 270?).

San Paolo (PL 18), bâtie en 1611, restaurée en 1819. — A la façade, statues de St Pierre et de St Paul, par D. Mirandola et Coîiventi (xvif s.).

Les peintures de la voûte sont de Gins. Rolli. — A dr., 1^® chapelle : peintures latérales, par le Mastelletta. — 2^ :

L. Carrache, le Paradis, une des œuvres les plus estimées de ce peintre [une foule d'anges, dont l'un, sur le premier plan, joue du trombone]. Au-dessous, petite Madone, par Lippo Dalmasio. — 3^ : Nativité et Adoration des Mages ; ces peintures latérales sont considérées comme les œuvres capitales de Gaveilonc, qui aurait peint également les fresques de la voûte : Circoncision, Fuite en Egypte, Dispute avec les docteurs. — Transsept de dr. : le Guerchin, St Grégoire montrant à Dieu les àmcs du Purgatoire. — Maître

autel : groupe en marbre de St Paul et du bourreau, par l'A [garde. — Chœur : stalles remarquables. — A g., 3* chapelle (l*"^ en descendant) : Garbieri, St Charles Borromée pendant la peste, et autres peintures. — 2^ : Massari, Communion de St Jérôme, et autres peintures. — l""** : Cavedone, Baptême de Jésus-Christ, Naissance et enterrement de St Jean.

San Rocco (PL 19), convertie en 1801 en chambre mortuaire. — Les fresques qui décorent l'oratoire (épisodes de la vie de St Roch) furent exécutées dans les premières années du xvu* s., par de jeunes peintres de l'école de Bologne.

San Procolo (PL B, 4), restaurée en 1882. — Sur la porte d'entrée, Madone par Lippo Dalmasio (environ 1576-1410). On prétend que cette peinture est exécutée à rhuile.

San Salvatore (PL 20), église construite en 1603 par Magenta,

A dr., 2^ chapelle : Le Maslellelta, Résurrection [tableau noir et confus]. — 4® : Giac. Coppi, Miracle du crucifix, peinture louée par Lanzi, mais de style maniéré (1579). — Transseptdedr. : Pennachi[Girolamo de Trévise), laY. au temple avec St Thf)msLs;MastelleUa,hiàïih; Girolamo da Car pi, la Y., Ste Catherine, St Sébastien et St Roch [bon ouvrage] ; la V. couronnée (tableau à compartiments du XIV® s.). — Chœur : le Sauveur, dessiné par le Guide, terminé par Gessi ; en haut, David, par Cavedone, etc. — Transsept de g. : Tiaritù, Nativité (œuvre remarquable ; figures colossales). — A g., 3^ chapelle (l^*- en descendant) : Innoc. da 17710 la, Saints adorant la croix. — 2^ : G. Bo7ione, Ascension. — 1'"^ : Garofalo, St Jean aux genoux de Zacharie (le peintre s'est représenté lui-même dans le coin du tableau à dr.). — Cavedone a peint les Docteurs de l'Eglise dans les petites chapelles, ainsi que les fresques de la voûte de la sacristie.

Servi ou Santa Maria dei Servi (PL 16), construite en 1383. — A l'extérieur, beau portique à colonnes de marbre, par frà And. Manfredi,

général de l'ordre. Peintures à fresque dans les lunettes : la dernière, à dr., par C. Cignani.

A dr., 5« chapelle : CalvaeiH, Paradis.

— 7« : Tiariîii, N.-D. de Mondovi. — Sur la porte menant à la sacristie : monument de L. Leoni par le sculpteur Giacomo di Ra7iuccio. — Dans le pourtour du chœur, à dr. : bas-relief en terre cuite coloriée (la V., St Laurent, St Eustache et Anges), par Viîic. 07iofri (1503).

— 11^ : A7^etusi et Fiorini, Messe miraculeuse de St Grégoire. — 12<^ :0r. Sa77i- 7nachini, la Y. et St Jean au pied de la croix. — 13« : Lippo Dalmasio, Y- et Saints (retouché). — Contre le mur du chœui;, à g., Tiariiii, St Joachim et Ste Anne. — Maître-autel : sculptures et statues d'Adam et de Moïse, par Agnolo da Monlorsolo. — A g. : 6« chapelle (■2« en descendant) : fresque (toute noire) exécutée, dit-on, en unenuit,par le Guide ; Annonciation, par hmoce7izo da bnola [belle peinture]; à dr., sur le pilastre, Ecce homo de Barba7'a, sœur iVElisabeih Sira7ii; fresques de Bacpiacavallo (retouchées). — 4*^ : Alba7ie, St André. — t : Albane, Noli me tangere (peinture qui a souffert comme la précédent^). — Au-dessus de la grande porte, la Nativité de la Y., fresque, dernier et très médiocre ouvrage de Tiari7ii,êigé de 90 ans.

San Spirito, ancienne Cappella dei frati di Santo Spirito (rue Val d'Aposa; PL B, 5). Bien que cette église soit depuis longtemps fermée, nous devons en signaler la charmante façade en terre cuite, ornée de médaillons et de bas-reliefs, de la plus belle époque de la Renaissance.

Santo Stefano (PL 21), 1res singulière agglomération de sept petites églises communiquant et enchevêtrées ensemble, et formant une sorte de labyrinthe d'édifices les plus curieux de Bologne. La plus grande partie des constructions, paraît dater du xi^ s. ; les restaurations commencées en 1881 ont eu pour but de leur rendre leur caractère primitif.'

La l*'® (et 2^) église, celle par laquelle on entre, ou la plus grande, pour la con-

struction de laquelle deux églises furent démolies, en 1557, est dite det Croci/isso. !'■« chapelle à dr. : Teresa Muratori Monda, St Marc guérissant les malades. 2* : Cittadini, dit il Milanesc, Martyre de St Etienne. Chœur : au maître-autel. Crucifiement, à g., Portement de croix (peintures du xiv« s.) ; contre le mur de 1 église, à g., Fraiiceschiui, Mort d'un pape. — De cette première église on passe (à g.) dans la 5« église, de forme circulaire (octogone irrégulier), dite du Calvario ou du Santo Sepolcro et dont la coupole est supportée par IG colonnes, dont 7 antiques jumelées avec des colonnes en brique. Ses murs extérieurs sont en briques formant des rosaces, des étoiles, des zigzags, etc. On y voit : un autel en marbre, représentant le Calvaire (xii^ s.) ; une colonne en marbre ; le puits miraculeux où St Pétrone versa de l'eau du Jourdain et auquel les dévots attribuent des vertus thérapeutiques. Cette église aurait été le baptistère de la 4° (à g.). — La 4« (en restauration), qui fut, à son origine (iv^s.), la deuxième cathédrale de Bologne, est dédiée à St Pierre et à St Paul. On y voit : dans chacune des petites absides, un autel formé d'un sarcophage (vui^ou ix^s.), à g., celui de St Vital, marqué d'une croix entre deux paons plutôt ciselés dans la pierre que sculptés; à dr., celui de St Agricole, orné de l'effigie du saint dans un anneau, accosté d'un bon et d'un cerf. — En sortant par une porte latérale sur la place, on voit sur le mur extérieur une inscription indiquant une ancienne consécration du temple à Isis, restaurée par Gorsini en 1784. — De la 3« église on passe à dr. dans un petit cloître désigné sous le nom à'Atrio ou Coriile di Pi lato, parce qu'il ressemblait, dit-on, à l'atrium de la maison du gouverneur de Judée.

On y voit des restes de peintures, des inscriptions tumulaires, et, au milieu, une vasque en pierre antique, avec une mscription rappelant le nom de Luitprand, roi des Lombards. —De l'Atrium on passe en face, dans la 5« église de la Saiitissima Trimtà. Les voûtes sont en plein cintre et. ogivales. Diverses antiquités chrétiennes y sont conservées. Ste Orsola peinte sur un pilier, est attribuée à Simone de Bologne. ~- L'Atrium communique avec la chapelle (6« église) dite • la Madonna délia Consolazione où l'on trouve encore des peintures murales du

xiv° s. Cette chapelle forme deux des côtés du grand cloitre à colonnes de toutes les formes et de toutes les grandeurs, accoupléesquatrepar quatre dans la galerie du rez-de-chaussée, et deux par deux dans celles du premier étage. — Une 7* église souterraine (la Coiifessione], à colonnes anciennes, contient des fresques (effacées) relatives aux SS. martyrs Vitale et Agricola. Un des piliers passe pour être la mesure de la taille de Jésus-Christ. De là on peut revenir dans la l''^ église.

Santi Vitale e Agricola (PI. 22), ancienne église consacrée, dit-on, par St Pétrone en 428, restaurée en 1872.

A dr., 2^ chapelle : intéressante composition de Tiarini, Fuite en Egvpte. — Maître-autel : Martyre des SS. Vitale et Agricola par L. Busi. — A g. , 2- chapelle : Nativité, avec St Roch et St Sébastien, peinture qui a été attribuée au Pénujin. —■ l-^*^ chapelle (de Santa Maria degli Angeh] : charmante peinture d'Anges, par François Francia, recouvrant une antique image de la V. Sur les côtés, deux fresques ont souffert du temps et des restaurations : à dr., une Nativité de Giacomo Francia, fils de François, à g \ une Visitation, œuvre de Bagnacavallo, remarquable, mais fatiguée.

Édifices civils, musées, collections.

Palais public, Palazzo pubblico ou del Governo (PI. 30; place Vittorio Jimanuele), formé de la réunion de plusieurs édifices, quelques-uns du xiif s. L'architecture en a été plusieurs fois remaniée. — Sur la façade Madone en terre cuite, chef-d'œuvre de Nicolo deir Arca. La tour de Thorloge a été élevée au xv« s. — Au-dessus de la porte d'entrée, statue en bronze, par Al. Menganii, du pape Grégoire XIII, transformée, pour la sauver en 1796, en St Pétrone. — A dr de la porte d'entrée, sur la façade, deux grandes plaques de marbre blanc : l'une à la mémoire des Italiens morts pour la défense de Boloo^ne en 1848; l'autre à celle des BolonaiJ morts pour la liberté de l'Italie en 1848-49-59-60-61-66-67-70. — A l'In-

térieur : grands escaliers (a cordoni) dus à Bramante-, galerie d'Hercule avecla statue de ce dieu, par Alfonso Lombardi; salle Farnèse, avec une statue de Paul III et des fresques de Cignani, de Scaramuccia, de Pasineili, etc. ; petite chapelle ornée d'une fresque, la Madonna del Terremoto (école de Francia, 1505).

Académie des beaux-arts [Accademia délie Belle ArU; PI. 23) renfermant : au rez-de-chaussée, une collection de plâtres et d'œuvres d'art modernes; au l^'^ étage, a dr., la ga-

lerie de tableaux; à g., une collection d'armes.

Galerie de tableaux {Pinacoteca ; ouverte 1. 1. j. de 9 h. à 4 h. en été, de 9 h. à 3 h. en hiver, entrée, 1 fr. ; libre les dimanches et jours de fête, de 11 h. à 2 h.), intéressante par ses tableaux de l'école bolonaise, provenant en grande partie des églises des couvents, supprimés à lafm du siècle dernier. On y remarquera de belles toiles à'Albane, Guido Reni, Carrache, Dominiqiiin, Francia, Innocenzo da Imola, Pérugin et surtout

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