‹ ItalieChapitre 78 sur 587 · GALERIE DE TABLEAUX DE BOLOGNE · texte numérisé non relu

GALERIE DE TABLEAUX DE BOLOGNE

la Sainte Cécile de Raphaël. — Les peintures sont distribuées dans 13 salles (en réorganisation). — Les tableaux provenant de l'ancienne galerie Zamheccari sont indiqués parunG.Z.

Salle I (corridor) : — Tableaux de P.

Bibiena, J. A. Calvi, Simone Caniarini, C. Cignani, G. M. Crespi, Donato Creti, M. A. Franceschini, G. Gambarini, G. Gandolfi, U, Gandolfi, S. Gerardini, G. F. Gessi, L. Pasinelh, L. Quaini, G. G. Bal Sole, FI. Torre, F. Torelli, G. Viani.

Les trois salles latérales à ce corridor renferment des œuvres d'artistes modernes.

Salle A. — 157. Le Guide (Guido Reni). Samson victorieux faisant jaillir 1 eau de la mAchoire d'âne [figure élégante et remarquable, quoique la pose soit théâtrale; répétition du tableau de Turin] ; 138. La Y. du Rosaire en gloire entourée d'Anges et Saints en prière [ce tableau, peint sur soie, se portait comme une bannière dans les processions ; la couleur en est grise]; 140. St Sébastien (esquisse) ; 159. Le Bienheureux André Gorsini;136. J.-G. en croix, la Y., St Jean, Ste Marie-Madeleine [composition noble et religieuse] ; 135. Massacre des Innocents [le style du Guide semble s'élever dans cette peinture d'une excellente couleur, mais oii la disposition est défectueuse]. — (G. Z.) Elisabeth Sirani.

[ROUTy 8] BOLOGNE : — GALERIE DE TABLEAUX.

Jérôme. — 24. Seb. Bnuieiti. Ste Marie- 3Iadeleiae. — 115. L. Massari. Un Auge portant une lime au ciel. — (G. Z.) E. Sirani. La Madeleine. — 141. Le Guide.

Couronnement de la V. — 2. UAlbane (Francesco Albani). Baptême de J.-C.

— 29. S. Cantarini. Madone en gloire et Saints. --6l>. P. F. Ciltadini [Le Milanais). Portrait d'une dame et d'un petit garçon. — 291. M. Desubleo. St Jean prêchant dans le désert; 70. J -G. se présentant à St Augustin comme un simple pèlerin. — 71. C. Cignani. La V. trouant, entourée de Saints. — (G. Z.) S.

Cantarini. St Jean prêchant dans le désert. — 1. UAlbane. La V. sur un troue avecl'Euf. J., Ste Catherine et Ste Marie- Madeleine [peint à 21 ans], -—175. E.

Sirani. L'Eut". J. apparaissant à St Antoine de Padoue. — 134. Le Guide, Madonna d«lla Pietà, avec les protecteurs de Bologne : St Pétrone, St Dominique Guzman, St Charles Borromée, St François d'Assise, St Procule (figures colossales). [Cette grande et belle toile, qui a été à Paris et qui est un des chefsd'œuvre du maître, se compose de deux scènes, assez singuhèremei>t séparées par une bordure de tapisserie, placée audessus des têtes des saints et au-dessous du tombeau du Christ. On désirerait ne pas trouver la même vigueur de rendu et de ton dans la scène réelle du bas et l'apparition céleste du haut.] — 3. UAlbane. La V., l'Eut'. J. et Saints. ■— 97. F. Gessi. St François d'Assis 3 soutenu par deux Anges. — 32. D. Canuti. Mort de St Benoît. — 172. Andréa Sirani.

Présentation de la V. au Temple. — 90. B. Gessi. St Bonaventure. — 111. L.

Massari. Déposition de croix. — 71. M.

Desubleo. Madone.

Salle B. — 13. Le Guerchin. St Bruno.

— 47. L. Carrache. Conversion de St Paul. — 35. Aug. Carrache. Assomption, avec les Apôtres autour du tombeau [un des meilleurs ouvrages du maître]. — 36. Annibal Carrache. La V., l'Eut'. J. avec des Anges et des Saints. — 206. Le Dominiquin [Domenico Zampiert). Martyre de Ste Agnès. [Un des chefs-d'œuvre du grand et malheureux artiste. La figure de la sainte est illuminée par une expression d'extase et de résignation qui contraste avec l'effroi de la toule. Mais on reproche avec raison à cette composition d'être une scène froide et théâtrale. La peinture a de la lour-

deur ; la distribution de la lumière et le coloris manquent d'harmonie.] — 42. L.

Carrache. Transfiguration; 37. La V. trônant, avec l'Ënf. J. et Saints. — 12. Le Guerchin. St Guillaume, duc d'Aquitaine, prend l'habit religieux des mains de St Félix de Valois. — 208. Le Dominiquin. martyre de St Pierre de Vérone. [Œuvre d'une expression saisissante, mais où l'énergie, le mouvement, ne s'allient pas, comme dans le chefd'œuvre du Titien sur le même sujet [V. Venise), à un sentiment pittoresque élevé. Dans le tableau du Dominiquin, les figures sont courtes et vulgaires ; elles sont plus strictement vraies peut-être que celles du Titien, mais elles n'ont pas, comme celles-ci, la beauté, l'élan et la grandeur.] — 38. Ann. Carrache, Assomption. — 44. L. Carrache. Vocation de St Mathieu. — 55. G. Cavedone. La V. et l'Enf. J. apparaissant à St Pétrone et à S. Eloi [Remarquable peinture d'un des meilleurs coloristes de fée. de Bologne]. — 207. Le Dominiquin. Notre- Dame du Rosaire et l'Ënf. J. répandant sur la terre des roses et des chapclols. (( Il ne manque, dit Viardot, à cette composition allégorique, j'allais dire amphigourique, qu'un peu plus de bousens et de clarté ; mais il faut dire, pour excuser le Dominiquin, qu'elle lui fut demandée, commandée en quelque sorte par le mystique cardinal Aguachi, qui tut son protecteur unique, son consolateur, son ami, et auquel l'artiste ne pouvait refuser cette marque de déférence. » -~ 4Q. L. Carrache. St Jean préchant dans le désert. [Les ligures coiffées de turbans appellent le regard aux dépens de la figure principale.] —34. Aug. Carrache. Dernière communion de St Jérôme. c( Ce tableau, ainsi que l'Assomption du même peintre (F. ci-dessous, n-^ 35), sont peut-être les meilleurs ouvrages de ce brillant et consciencieux artiste. C'est dans sa Communion de St Jérôme que Dominiquin a pris l'idée et jusqu'aux détails du chef-d'œuvre si connu qui fait au Vatican, à St-Pierre de Rome, le pendant de la Transfiguration de Raphaël. Dominiquin, il est vrai, a surpassé le jeune Carrache (F. ci-dessus, no 208), mais en mettant à profit et le sujet et l'ordonnance trouvés par celuici, il ne l'a vaincu qu'en l'imitant. » (Viardot.) — 48. L. Carrache. Madone dite (( degli Scalzi » ; 45. Naissance de

la V. ; 4^. Flagellatioa ; 50. Couronnement d'épines; 51. Rencontre mystérieuse des SS. Dominique, François d'Assise et Pierre Thomas; 52. Martyre de St Ange. — 59, 40. Ann. Carrache. Annonciation (en deux tableaux qui ont été à Paris).

Salle G. — Cette salle, qui renfermait naguère la Ste Cécile de Raphaël, doit être réorganisée et ne le sera que dans le courant de 1892. On doit y placer des ouvrages de D. Calvaert, B. Cesi, Lavinia Fontana, L. Massari, G. Morina, B. Passarotti, Giulio Procaccini, Gain. Procaccini, Ercole Procaccini, L. Sahattini, Or.Sammachini, Aless. Tiarini, Pell. Tibaldi.

Salle D. — 89. Inn. da Imola. La V., des Angles et des Saints. [Le St Michel Archange est imité de celui de Raphaël qui est au Louvre. La V. dans une gloire est d'une remarquable beauté et rappelle également Raphaël, ainsi que les anges; la tête de St Pierre est d'un beau caractère.] — 294. Le Pontormo. La V.

et l'Eut". J. — 74. P. Fontana. Mise au Tombeau. — 210. Jules Romain. St Jean- Baptiste prêchant dans le désert. — 194. P. Tibaldi. Mariage mystique de Ste Catherme. — 152. Raphaël. Ste Cécile, en extase, écoute la musique exécutée par des anges; à ses côtés sont St Paul et St Jean l'Evangéliste, St Augustin et Ste Marie-Madeleine. [La perle du musée de Bologne et une des plus belles œuvres que l'art de la peinture ait produites. Comme scène, comme rapprochement de personnages, cette composition est déraisonnable, impossible. Mais, ce qui triomphe dans ce tableau, c'est le beau pittoresque. Le ton solide de la couleur n'y l'ait pas défaut à la beauté du dessin. Il y a des repeints dans le ciel, dans le cou de la sainte, dans le pan de sa robe.... La Sle Cécile, peinte sur bois, a été reportée sur toile à Paris. Elle fut commandée à Raphaël en 1515, par une dame de Bologne, Elena dall' Olio Duglioli, de la famille Bentivoglio, qui fut canonisée.] — 153. Le Bagnacavallo.

Ste Famille et des Saints [réminiscence de Raphaël]. — 333. B. Pupini. L'Enf.

J. adoré par la V. et St Joseph. — 90. Inn. da Imola. La Y., l'Enf. J., St Jean et Ste Elisabeth [composition raphaélesque]. — 197. Pérugin. La V., l'Enf. J. , St Michel et Saints. [Très bon ouvrage.] — 198. Vasari. La Cène de St

BOLOGNE. [route 8]

Grégoire le Grand. — 116. Le Parmesan.

La V., l'Enf. J., Ste Marguerite, reine d'Ecosse, à genoux devant un ange, St Augustin et St Jérôme. [La toile est largement peinte; le coloris manque souvent d'agrément.] 292. Innocenzo da Imola. La Y., l'Enf. J. et des Saints [peinture raphaélesque et d'un coloris frais]. — (G. Z.) G. Bugiardini. La Y., l'Enf. J. et St Jean. ; Mariage mystique de Ste Catherine [bonne couleur, bien disposé]. — 209. Mai'co Zoppo. Triptyqne. — (G. Z.) Le Bassan. Adoration des bergers. — (G. Z.) Le Tintoret. Le Christ et le bon larron; 145. Yisitation.

— 108. Le Cotignola. Mariage de la Y.

Salle E. ^- 373. Le Francia. Crucifiement de J.-C, la Y., Ste Madeleine, St Jean l'Evangéliste, et St Jérôme. — 278. Le Cotignola. La Y., l'Enf. J. et des Saints. —' 252. M. Zoppo. SteApollonie. — 64. Fr. Cossa. LaV. et l'Enf. J.

— 215. Lor. Costa. La Y., l'Enf. J., St Pétrone et Ste Thècle; 376. Mariage de la Y.; 171. Mise au Tombeau; 66. Pietà.

— 60. G. M. Chiodarolo. L'Enf. J. adoré par la Y. et S t Joseph. — 65. L. Costa. Trois Saints; 392. La Y., l'Enf. J. et deux Saints. — (G. Z.) Giac. Francia.

La Y., l'u^nf. J. et St Jean. — 297. Aspertini. La Y. adorant l'Enf. J. — 204. Timoteo Mti. Madeleine. — 117. Loi/.

Mazzolino. Crèche; 118. Le Père Eternel. — 122. Nicold da Cremona. Descente de croix. — 78. Le Francia. La Y., l'Enf. J. et Saints, un Ange jouant de la mandoline et le donateur. — 218. Gasp. Sacchi. Mariage de la Y. — 81.

Le Francia, La Y. adorant l'Enf. J., trois Saints, deux Anges et le donateur; 87. La Y., l'Enf. J., Saints et Saintes.

— 86. Giulio et Giacomo Raibolini. Saints et Saintes. — 79. Le Francia.

Annonciation. — 85. Giac. Raibolini.

La V., l'Enf. J. et Saints. — 82. Le Francia. Naissance, enfance et mort de j.C. — (G. Z.) Lor. Costa. Mariage mystique de Sle Catherine. — 84. Giulio et Giac. Raibolini. La Y., l'Enf. J. et Saints. — 83. Le Francia. Pietà; 571. Annonciation et Saints. — Sans numéro. Le Francia. Deux paci d'argent niellé ; la première représente le Christ sur la croix ; la seconde le Christ ressuscité. — Nouvelle acquisition , Le Francia. Petit tableau représentant la Y.

avec l'Enf. J. et St François d'Assise.

[route 8] BOLOGNE : — MUSÉE CIVIQUE.

Dans les autres salles ou corridors la disiribution des œuvres d'art n'est pas encore arrêtée (février J802).

Musée Civique (Miiseo Civico: PI.

28 ; via dell' Archiginnasio, 2; ouvert de 11 h. à 4 h. en été et de 10 h. à oh. eu hiver; entrée, 1 fr. en semaine, gratis les dimanches et fêtes, de 10 h. à 2 h. ; catalogue, 1 fr.). Ce musée, formé en 1880 par la réunion de l'ancien Musée civique et de la collection d'antiques du Musée universitaire, est remarquablement installé dans l'ancien palais Galvani, où il occupe 17 salles décorées avec goût.

On entre dans un vestibule de chaque côté duquel deux grands tombeaux étrusques, trouvés dans les fouilles de la Certosa, aux environs de Bologne, renfermant encore des restes de squelettes. Contre les parois sont rangés quelques autres monuments de l'époque romaine et une statue, d'un travail médiocre. — Du vestibule on passe dans une cour entourée de portiques sous lesquels sont placées des inscriptions lapidaires de la ville, de la province de Bologne et autres pays. — Au fond de cette cour, dans une salle à g. : fragments d'architecture; restes d'anciens pavages en mosaïque, etc. — A côté, un corridor aboutit à une petite cour qui renferme des fragments intéressants:

ornements, frises, chapiteaux, en marbre et en terre cuite, du xni^ au xvHi" s., margelles de puits, vases pour garder le vin.

Sur le palier du 1" étage on remarque le buste du chev. Pelagio Palagi, dont la belle collection archéologique servit à former le noyau du nouveau musée ; à g. le médaillon de Savorcjnan, et à dr. celui de Cospi.

A dr. — Salle I (monuments primitifs de la province de Bologne). — Restes d'habitations des époques préhistoriques ; ustensiles, armes, etc., recueillis dans les grottes, les « palafittes » et les « terremares » de l'Emilie.

A dr. de cette salle, j)elite Salle renfermant deux vitrines: dans celle de g., objets de bronze (vases, iibnles, cpées, bracelets), provenant des sépultures de ràg-c éirusqne et troiivccs à Monteveglio, à Ghiajedi et à Savigno, dans celle de dr., objets préhistoriques (couteaux et haches de silex).

Salle II. — Antiquités étrusques. Salle III (antiquités égyptiennes). — Les quatre murs sont couverts de stèles votives disposées sur deux cimaises. Remarquer, en E, une très belle stèle en calcaire, de l'anc. empire (IV ou \« dyn.) au nom de Sismiri, prophète de Neith, à Saïs. Le tableau gravé au sommet de la stèle nous représente le défunt assis devant une table d'offrande; vis-à-vis de lui, sa mère, la souten rekit (de l'entourage du roi) Ilontsen. L'inscription en 5 colonnes qui occupe le cœur de la stèle est une longue et curieuse énumération des olfrandes qui seront faites aux défunts pour assurer leur subsistance dans l'autre hémisphère. Les autres monuments de môme espèce, exposés en C, i), F, G, sont de la période pharaonique la plus récente ou d'époque gréco-romaine et, autant par leurs textes que par leurs figures, d'un intérêt tout à fait secondaire. Remarquer toutefois, dans le groupe F, une stèle cintrée représentant Isis et Nephthys, adorant l'étendard surmontée de la double plume symbolisant Osiris. — A dr.

et à g. de la porte d'entrée (A), jn^ier calcaire provenant de la tombe du nommé Ptahmuâ (c.-à-d. Ptah dans la barque), style de la XVIIP dyn. et contenant une prière au soleil; (B) pilier, provenant de la tombe d'un personnage nommé Râmhabi, représenté la tête rasée, vêtu de la longue robe calamistrée, décoré du coliier à 4 rangs et portant le titre d'attaché à l'intérieur du Palais, et mentionnant aussi un autre personnage, Qamnm, pourvu des mêmes fonctions.

Sur les 3 autres côtés, formules d'adoration à Ptah, Isis, Osiris-Onnowré et Horus. — Au milieu de la salle, en iV, belle statue naophore (cale.) ; les 3 (hvinités du naos sont Osiris, Iris et Horus ; au dos, double proscynème à Osiris, maître de l'éternité, au vengeur de son père (c.-à-d. Horus) et à Isis, la divine mère, pour les rendre favorables à Amonmôs, scribe du palais, et Bohiripou, scribe royal du palais. En P, icunboiir de co-

lonne fasciculée, offrant sur une de ses faces une scène d'adoration : le royal scribe, chef des archers, Amenemant agenouillé devant la déesse llàthor, dame du Sycomore.

Salle IV (antiquités égyptiennes). — En entrant, et vis-à-vis, vitrmc A, contenant 5 coffres à ligurines funéran^es; la plus remarquable est en forme de pylône à 5 compartiments (scène de l'arrivée du défunt, le chef des scribes du trésor du temple d'Ammon, INiwouinhoui, devant la montagne d'occident, où il reçoit la puritication et le viatique de la déesse Hâthor, perchée dans les branches de son perséa). — En B, sai'cophage du nommé Ameni ; en C, sarcophage au nom de Usaï (remarquer les scènes de la vie infernale tirées du livre de l'autre hémisphère et notamment la barque solaire tirée àlacordelle par les divinités de l'enfer) ; en D, sarcophage de même style qu'en C, au nom de la dame Abi, probablement épouse d'Ameni; en E, sarcophage anthropoïde au nom de Unment. — Contre les parois de la salle, et en se dirigeant à dr. de l'entrée précédente, on remar- (luera (G) grand sarcophage de femme, style de la XX'^ dyn. au nom de Tashaaa kopri. — Vitrine // : grand sarcophage, débris de statuettes en granit, et 7nomk's de chat. — Vitrine 1 : grand sarcophage, avec de nombreuses retouches modernes, et de nombreux objets de provenance funéraire: vases canopes, chevets, pains d'offrandes en forme de cône, petite figurine en bois représentant une jeune fille portant la main droite à sa chevelure qui est, sans contredit, la plus belle pièce du musée égyptien de Bologne. — En L, sarcophage au nom de Ouasha. — En il/, vitrine d'encoignure contenant des vases funéraires d'albâtre et des hottes à papyrus en forme d'Osiris. — Vitrine F, (mur opposé aux fenêtres) : collection de bronzes (divinités diverses) et de flgurines en terre émaillée dites ushebti, c.-à-d. répondantes; ces figurines déposées en grande quantité dans les tombes étaient censées répondre à l'appel d'Osiris et se livrer aux opérations du labourage mystique en remplacement du mort. Aussi les voit-on représentées armées du hoyau.

En entrant dans la salle V à dr. et a g. {N et 0) deux têtes en diorite dont

l'une (N) ressemble beaucoup à Toutmès III.

Salle V (antiquités égyptiennes). — Dans l'axe de la porte, vitrine ^, statue de diorite fragmentaire, de style saïte; le personnage a entre autres titres ceux de prince héréditaire et de conseiller unique; vitrine B : collection d'arnulettes funéraires et de scarabées, dont les deux principaux, de grosses dimensions, nous représentent gravés sur leurs bases, l'un, Ramsès III sur son char, l'autre le même Pharaon assis sous la protection de la déesse Mât (la Vérité) dont les deux ailes se rabattent sur lui. On a émis des doutes sur l'authenticité de ces deux objets.

Sur les murs divers fragments de bas-reliefs provenant de tombes égyptiennes et d'un haut intérêt; en jE, scène du labourage mystique dans les champs d'Ialou (enfers égyptiens); les personnages admis à jouir de la félicité divine sont ici représentés avec les attributs de la royauté ; en F, scène d'approvisionnement : on entasse des objets, on reniplit des amphores sous les yeux du maître.

Grand fragment d'un 'sarcophage de diorite : scène de l'autre hémisphère; les cartouches sont ceuxdu roiNectanèbe IL — De l'autre côté de la fenêtre, en //, très intéressant bas-relief représentant une scène de la vie domestique d'un grand seigneur : deux esclaves portent des amphores; l'un conduit un cheval à l'abreuvoir (très curieuse et très rare représentation d'un Egyptien monté sur un cheval) ; entin un char militaire; en 7, intérieur de maison surélevée d'un étage ; l'étage supérieur est un magasin; au rez-dechaussée, un esclave balaye le seuil; en G, des bergers font traverser un étang par leurs bestiaux; enfin, en Z), dénombrement des prisonniers de guerre; le type de ces Soudanais est rendu avec une énergique fidélité. Le style des basreliefs F, F, /, H, permet de les attribuer à une seule et même tombe de la xvni® dynastie. Divers papyrus hiéroglyphiques, hiératiques et démotiques, sont placés au-dessus des bas-reliefs.

En entrant dans la salle VI, on passe entre deux statuettes de diorite, dont l'une L, fragmentaire, représente une femme agenouillée dans l'attitude de l'otfrande, et l'autre M, un scribe accroupi.

Salle VI (monuments grecs; saut la

[route 8] BOLOGNE : — MUSÉE CIVIQUE.

vitrine B, renfermant des bijoux égyptiens).—Collection remarquable et presque complète, de vases peints de toutes formes et de tous les styles : ariballes, ampbores, œnocoes rytbons, cratères, canthares, etc., attiques, corinthiens, archaïques et de la Grande-Grèce ; tètes, bustes et statuettes, bas-reliefs, fragment en marbre d'une aile, provenant de la tour des Vents, à Athènes, etc.

Salle VII (monuments romains). — Au centre : statue de ^éron (^), à l'angle L beau torse de Vénus.

Salle VIII (monuments italico-étrusques), une des plus intéressantes du Musée. — Statuettes en terre cuite ; vases de toutes les formes, armes, ustensiles, objets nécessaires à la vie de famille, miroirs (à remarquer la Naissance de Minerve, et Hercule allaite par Junon), ûbulse, armillxy strigiles et ex-voto en terre cuite, statuettes en bronze et urnes funéraires.

Salle IX (monuments romains). — Dans la grande vitrine centrale B, beaux spécimens de lampes en terre cuite et statuette de Vénus. — En E, torse de statue, probablement d'un empereur. — Vitrine H: animaux en bronze.

Salle X. — Monuments très intéressants provenant des fouilles exécutées depuis quelques années dans le Bolonais et divisés en trois grands groupes: l'* sépulcres Ombriens; 1" sépulcres Etrusques; 3° sépulcres Galliques. — Les objets provenant des sépulcres Ombriens sont réunis sur les tables A, B, C, D, au milieu de la salle, et dans la partie 0-T de la grande vitrine, ainsi que dans la vitrine Y près de la fenêtre, et dans les deux caisses sépulcrales a et b. C'est sur la table A et dans la vitrine T que se trouvent les objets et les fragments provenant des sépulcres de la période archaïque, la plus reculée de toutes et par cela même la plus curieuse. — Les sépulcres Etrusques et les objets qui en proviennent occupent la partie supérieure de la table E, les tables F, G, la vitrine de face H et la partie I-N de la grande vitrine. C'est au groupe des sépulcres Etrusques que se rattachent les stèles et les caisses sépulcrales placées le long du mur de g., du n° 4 au n° 20 et de la lettre c à la lettre b 1°. — On remarquera dans la vitrine i^une belle siiula en bronze, de travail ombrien, trouvée dans les fouilles

de la Certosa (sur quatre bandes ou rangées parallèles est représentée une procession à laquelle prennent part des chevaliers, des citoyens, des prêtres et des prêtresses; plus bas on voit des paysans conduisant des bœufs, des chasseurs, des musiciens et enfin sur la bande inférieure, des animaux fantastiques).

Salle XI (la dernière de la section des antiques). — Bronzes (plus de 14000) provenant de la célèbre fonderie ombrienne de l'âge du bronze découverte à Bologne en 1877.

On passe ensuite dans la deuxième section du Musée (du moyen âge et moderne) dont les collections occupent six salles (XII à XVII).

Salle XII. — Collection d'armes provenant du musée Cospi, et de la donation Marsili ; armes ayant appartenu à Murât, données à la Municipalité par la comtesse Tattini; trophée d'armes du Soudan, provenant du combat de Tamaï (1884).

Salle XIII. — Belle collection de faïences italiennes, asiatiques, africaines, mexicaines et mauresques; plat de Mastro Giorgio et beaux spécimens des fabriques de Faenza, d'Urbino, etc. Dans une vitrine, beaux spécimens de verres.

Salle XIV. — Ivoires; vitraux; instruments de musique ; meubles anciens; chasubles; collection d'ustensiles de tribus africaines (principalement du Moçambique); émaux (beau triptyque de Limoges représentant la vie de St Jean).

Salle XV. — Sculptures en bronze et en marbre du commencement du xvi^ s. et des siècles suivants; bronze A^Menganti, représentant Grégoire XIII; modèle du Neptune de Jean Bologne [on remarquera la différence qui existe entre ce modèle et la statue de la fontaine] ; en pendant, St Michel terrassant le démon, groupe par VAlgarde.

Salle XVI. — Sculptures en marbre du ix^ s. à la fin du xv*; croix monumentales placées jadis aux carrefours de Hologne; tombeaux de plusieurs anciens Lecteurs de l'Université (celui de Giovanni da Legnano, -j- 1383, est de Jacobello et Pier Paolo délie Masegne ; celui de Bartolommeo daSaliceto,-|- 1412, était autrefois à San Martino, etc.); statue en cuivre du pape Boniface VIII, par l'orfèvre Manno (1390).

Salle XVII. — Collection de livres

BOLOGNE

[route 8]

choraux (antiplionaire du xn^ s. décoré de miniatures dans le style byzantin; etc.); libres de corporations ; miniatures; chasuble; croix en bronze et en or du temps des Longobards ; diptyques, etc. — Sur les murs, crucifix et peintures gréco-byzantines et de la Renaissance, parmi lesquelles on remarquera VAnnunziata \)d.Y Jacopo diPaolo Avanzi, de Bologne.

Archives (palais du Musée civique; PL 28). — La partie la plus importante est celle qui porte le nom d'archives de la Municipalité (elles sont divisées en plusieurs sections). La Bulla Aurea de 145U porte les signatures autographes du pape Eugène IV et de Fempereur Jean Paléologue.

Université (rue Zamboni; PL 45), installée, depuis 1805, dans le palais que le cardinal Poggi lit construire par Pellegrino Tibaldi. La cour est due à TnV/<:r//z;if, architecte du XVI" s. Plusieurs pièces sont décorées de fresques par Pellegrino Tibaldi et JSicolo deW Ah aie.

L'université de Bologne est, après celle de Salerne, la plus ancienne d'Italie; elle fut fondée en 1119. C'est dans cette université que le galvanisme fut découvert, et que, en 1315, le premier cadavre fut disséqué par Mondini. Célèbre surtout par l'étude du droit, elle eut, au xm^ s., jusqu'à 10000 étudiants. Elle a compté dans son sein un certain nombre de femmes qui ont occupé des chaires de droit, de philosophie, d'anatomie et de mathématiques. Au xiV^ s., Novell a remplaçait son père dans sa cliaire, et, selon le récit de Christine de Pisan, c( afin que la biauté d'elle n'empeschât pas la pensée des oyants, elle avoit une petite courtine au-devant d'elle ». La célèbre Clotilde Tambroni y occupa jusqu'en 1798 une chaire de langue grecque. A la même époque, Gaetana Agnesi enseignait les mathématiques à Milan.

L'Université (65 professeurs des cinq facultés et 1 200 étudiants env.) possède : des collections anatomique, pathologique et d'anatomie comparée ;

un musée de zoologie ; un musée de géologie et de minéralogie ; un cabinet d'histoire naturelle ; un cabinet de physique ; un observatoire ; une bibliothèque et un jardin botanique.

Le Musée de géologie et de paléontologie (PI. 29; rue Luigi Zamboni) est installé dans le local de l'ancienne clinique. Il occupe 14 salles renfermant des collections de fossiles (plantes et animaux), des objets préhistoriques et une petite bibliothèque.

Le Musée de rninéralogie renferme les collections Sella (IILJS n°») Meneghini (7957 n°'), Bianconi (5560 n«») et Scacchi (1588 n°») auxquelles il faut ajouter 3640 n°' formant la collection spéciale pour l'enseignement.

La Bibliothèque (ouverte t. 1. j., excepté le dimanche, de 9 à 3 h.) possède plus de 4000 manuscrits (Avicenne de 1194; Divine Comédie du xiv« s.; livres de navigation ou portolani de 1473 et 1482, etc.) et 160000 vol. (liible de Mayence, 1462; Lactance de Subiaco, 1465, etc.).

Observatoire construit en 1725 par G. A. Torri.

Jardin botanique, derrière l'Académie des beaux-arts (PI. D, 2). — L'Institut agricole (Orto agrario), ancienne maison de plaisance de Giovanni II Bentivoglio, y a été annexé. On y voit encore des restes de fresques mythologiques par Innocenzo da Imola.

Archiginnasio (PI. 24 ; entrée SOUS les portiques del Pavaglione), ancien bâtiment de l'Université, construit par l'architecte Terribilia (1562) et restauré dans ces dernières années.

— La cour est ornée des monuments blasonnés de célèbres professeurs de l'Université et des armoiries des étudiants, rangées par corps.

Cet édifice renferme : — une chapelle [Santa Maria dei Bulgari; à la voûte et sur les murs, peintures de Bartolommeo Cesi); — la bibliothèque ccmmunale (ouverte 1. 1. j. excepté le dimanche, de 10 h. à 4 h.), fondée en 1801 (10 000 vol. env. ; collection de manuscrits, etc.); — V amphithéâtre d'anatomie (à la chaire, deux figures anatomiqucs en bois scubté en 1734

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