la ville, par la Porte Sant'Isaia), bâtie
en 1335, supprimée en 1797 et convertie
en cimetière [cani'po santo) en 1801 (50 c. au gardien).
L'église a conservé quelques peintures : un Jugement dernier, par Canuti ; St Bruno, par Cesi\ l'Ascension, par Bibbiena; le Baptême de J.-C, peint à l'âge de 20 ans par Elisabeth Sirani [elle s'y est représentée elle-même, assise) ; la Pêche miraculeuse et les Marchands chassés du temple , de Gessi :
l'Entrée à Jérusalem et l'Apparition du Christ, par L. Pasinelli; les peintures du chœur, par B. Cesi, etc. — On voit, pendues sur le mur, des chaînes d'esclaves en Algérie, qui ont été rachetés, avec le prix indiqué. La somme la plus considérable fut de 3689 livres, payée, en 1772, pour racheter un membre de la famille Albertazzi.
Le cimetière, établi dans une suite de cloîtres et de galeries (1768-1869), est d'une bonne architecture (il occupe l'emplacement d'une nécropole étrusque) .
Les corps y sont placés dans l'épaisseur de la muraille. Le terre-plein de chaque cloître sert à la sépulture des pauvres. — A l'extrémité de la galerie des Cata combes est un lion colossal par Ch.
Monari (1875), monument érigé à la mémoire des martyrs de la liberté. — Monuments : Giusejjpe Maiani (statue de Mlle Giulia Maiani, par Monari); Letizia Murât Pejjoli (statue de son père le roi Murât, par Vêla); Angelelli (statue de Minerve, par Bartolini) ; Pallavicini (statue par Diiprê); Giovanni Colbran et sa fille, première femme de Rossini (par Thorwaldsen) ; Minghetti (haut relief par Tabacchi), etc. — Panthéon des hommes célèbres nés à Bologne (salle des hommes illustres). — Quelques salles et un cloître sont occupés par des monuments du xii^ au xvi® s.
Excursions.
De Bolog^ne à Ravenne (excursion très recommandée que l'on peut, à la rigueur, faire en une seule journée, mais, dans ce cas, la visite de Ravenne est vraiment trop écourtée ; il vaut mieux coucher à Ravenne). — Pour la description de la route de Bologne à Ravenne, V. R. 10.
Une excursion à faire de Bologne est la suivante : aller déjeuner à Ferrare, visiter la ville, et, par un train du soi