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GHIAVARI. — SPEZIA.
76kil. Vernazza, 1906 hab., halte.
— 2 tunnels. —Viaduc. — 2 tunnels.
80 kil. Corniglia. — Viaduc. — 2 tunnels.
82 kil. Manarola. — 2 tunnels.
85 kil. Riomagçjiore, 5220 hab., halte. — 9 tunnels dont le 6*^ celui de Biassa'a 5819 met.
91 kil. Spexia*, ou la Spezia, V. de 52 000 hab., depuis 1861 le principal port militaire de l'Italie, très agréablement située, au fond d'un beau golfe. Elle est fréquentée en été pour ses bains de mer et en hiver pour la douceur de son climat (un peu humide).
De la gare, située au N.-O. de la ville, on descend par lap/ace Saini- Bon, la me di Genova, et la rue del Prione, à la belle place Vîttorîo Emanuele, plantée d'arbres et communiquant à dr. avec le Jardin public et à g. avec le Viale Um&^Wo, boulevard qui longe la mer et où sont situés les principaux hôtels. A l'O. se trouve l'arsenal; k l'E. le port de commerce (en construction).
Le port de la Spezia (Portus Lunse] était déjà, du temps de Strabon, vante comme un des plus vastes et des plus sûrs que la nature ait formés ; c'est un assemblage de sept ports abrités des vents et capables de contenir des flottes considérables. Napoléon voulut en faire son principal port militaire. Mais, en 1814, il y avait beaucoup d'argent de dépensé, et les travaux étaient peu avancés. Ce projet fut repris par le gouvernement piémontais, qui transporta son arsenal maritime à la Spezia. Depuis 1870, le gouvernement italien a dépensé des sommes considérables pour faire de la Spezia un port militaire de premier ordre.
Delà place Vittorio Emanuele, la rue Chiodo, la plus belle de la ville, . bordée d'arcades et qui longe la place , au N.-O., aboutit à la place deW Arsenale. \]nestatue (devant la porte de l'arsenal) y a été érigée (1 878) au général Chiodo ( 1 1 87 0) , auteur des plan s de Tarsenal, du port et des fortifications.
L'arsenal (pour le visiter, de 11 h. à 5 h., il faut une permission; s'adresser au consul de sa nationalité t. 1. j. avant 10 h. du matin; pendant la visite on est accompagné par un matelot; pourboire, 1 fr.), situé à l'O. de la ville, a une longueur de 1200 met.
et une largeur de 750 met. ; il est entouré d'un mur d'enceinte crénelé et bastionné. 11 s'incurve à FO. dans la baie de San Vito ; dans cette partie se trouvent de vastes chantiers, des magasins pour l'artillerie et, plus loin, une immense caserne pour matelots et artilleurs. La place d'Armes est un carré de 600 met. de côté. ^
L'arsenal (plus de 4000 ouvriers) se compose de plusieurs bassins de carénage, de 2 darses, de 2 ateliers de construction navale, de bâtiments affectés aux différents services, et d'un avant-port.
Les deux darses de l'arsenal communiquent entre elles, et serventj'une (celle du N.) aux navires en réparalion, l'autre (celle du S.) aux armements.
Plusieurs foits et batteries, construits aux deux embouchures du golfe, défendent l'entrée du port. Mais leur insuffisance pour résister h des flottes cuirassées ayant été reconnue, uiie digue fortifiée (di^a Suhacquea), longue de 5 kil. env., a été construite en 1874 à l'entrée même du golfe et a 7 kil. env. de la ville (5 h. env. aller et retour en bateau).
Pour bien voir l'ensemble du golfe, l'arsenal et ses annexes, il faut monter (15 min.) au vieux château ruiné de St-Georges, au N. de la ville, entre les vieux quartiers et la gare.
A 1600 met. env. du rivage, au S.
du port militaire, se trouve dans la mer une source qui lance avec force une gerbe d'eau douce froide.
[Les environs de la Spezia abondent en charmantes promenades. Nous signalerons avant tout celle de la Foce (i h. 45 à 2 h. en voit.; voit, à 1 cbev., 7 fr., pourboire compris!. On quitte la ville dans la di-
DE GENES A PISE
rection du N.-E. par une route qui, pendant 15 min., s élève en lacets sur la hauteur qui domine la Spezia (belle vue). Puis la route court horizontalement sur le flanc de la colline qu'elle contourne pour se diriger au N., et on recommence à monter. — 50 min. On sort du mur d'enceinte par la Porte Castellazzo, et on suit de nouveaux lacets, jusqu'à un groupe de maisons où on laisse une route à dr. — 50 min. On laisse à dr. une route qui monte et on descend en décrivant des sinuosités. — 1 h. 5. La route franchit une espèce de col, pour gravir une colline (les piétons peuvent prendre »^ g. un sentier qui abrège) d'où l'on jouit d'une Tort belle vue, sur les montagnes au N. et sur le golfe au S. On descend et on passe (1 h. 15) au-dessous du /or/ de la Foce (à dr.) — 1 h. 20. Groupe de maisons, où l'on rejoint la route de Gênes. On descend en décrivant de nombreux lacets, par des pentes couvertes d'oliviers. — 1 h. 35. La descente finit à la Chiappa (omnibus pour la Spezia, 30 c.) ; on franchit le mur d'enceinte à la Porte Genova et 5 min. après on atteint la gare de la Spezia.
Sur la côte E. du golfe se trouvent quelques localités intéressantes. Un tramway (départ toutes les h., 30 c.), conduit de la Spezia à Saii Bartolommeo, [ancien V. en grande partie détruit; on y a établi un ^rand chantier militaire (pour visiter, s'adresser à la Direction générale de l'Arsenal à la Spezia). Un chemin, encaissé entre la montagne et le mur d'enceinte du chantier conduit au Balipedio (champ de tir) de Muggiano où l'on essaye les canons et les projectiles destinés à la flotte italienne. — Plus loin est le grand établissement métallurgique de Pertiisola. — A l'extrémité d'une petite anse, dans une situation pittoresque et faisant face à Lerici, se trouve San Terenzo (service de bat. à vapeur, nombreux départs par j. ; en 20 min. ; 30 c, aller et retour 50 c), v. de 1500 hab., belle plage de sable très fréquentée (ce sont les véritables bains de mer de la Spezia) ; près du v., au bord de la mer, est la maison qu'habita lord Byron; l'ancien château sert aujourd'hui de signal (feu électrique). — A l'extrémité de la rive E. du golfe est Lerici* (15 kil. de la Spezia; bat. à vapeur t. 1. j., en 25 min.; 60 c. aller et retour) , V. de 6300 hab. Vieux château ayant servi de
prison à deux doges de Gènes. Bains de mer. Aux environs (à l'O.), le cap Co7wo (auberge Sanfasson) et sur la colline, ancien couvent de Santa Croce, en ruines et où Dante aurait séjourné.
Sur la côte 0. du golfe, un peu avant la digue, est situé le lazaret de Varignano, où Garibaldi a été interné à deux reprises dilférentes (on y montre sa chambre).
De la Spezia, on peut se rendre, soit en bateau à vapeur (3 fois p. j. ; 50 c. aller et retour), soit en voiture, eu 1 h. 30 (à 2 cliev., 10 fr.), ou en barque en 2 h. 20 (8 à 10 fr.), à Porto Venere, petite Y. de 4100 hab., dont on attribue le nom antique au voisinage d'un temple de Yénus; elle est située à l'O. du golfe, sur un promontoire qui sépare le golfe de la grande mer, et qui est formé de marbres parmi lesquels on en exploite un très beau, noir, veiné de jaune, très connu dans le commerce sous le nom de Portoro. — Château et église (style gothique), bâtis sur une esplanade couverte d'oliviers et de figuiers, d'où la vue s'étend sur la mer. — Sur le bord de la mer, à l'extrémité du promontoire, belles ruines de l'église de San Pietro, et plus bas, à dr., vaste grotte, presque au niveau de la mer. — Au S. de ce promontoire et séparée seulement par une distance de 105 met., île de Palmaria, montagne triangulaire de 4 kil.
de tour, inaccessible au S. et à l'O., couverte de pins, d'oliviers et de vignes au N. et dominée par un fort (belle caverne dans laquelle on a trouvé de nombreux objets de l'âge de pierre; carrières de marbre de Portoro).
De la Spezia à Parme, R. 5.
Après avoir quitté la station de la Spezia, le chemin de fer passe dans un tunnel, puis franchit la Dorgia.
98 kil. YezzanOyhdXiQ. — A g., ligne de la Spezia à Pontremoli et Parme (R. 5). — 3 tunnels.
101 kil. Arcola, 5000 hab., pittoresquement situé à dr. — Bel aspect de la vallée de la Magra.
Au delà d'un tunnel on franchit la Magra sur un pont de 13 arches de 255 met.
[route 12] SPEZIA. — LERIGI. — CARRARE.
On entre alors dans la Lunigiana, région qui doit son nom à l'ancienne ville de Luni^ fondée par les Etrusques importante jadis et détruite à une époque inconnue. La Lunigiania, dont les habitants ont un caractère national distinct, avait été inégalement partagée entre la Sardaigne, le duché de Massa-Carrara (réuni plus tard au duché de Modène), le duché de Parme et la Toscane.
106 kil. Sarzana*, V. de 10220 hab., dans une plaine fertile, sur la rive g. de la Magra. — Dôme, monument assez remarquable, commencé en 1355 (nombreuses peintures et statues). — Église et couvent de St'Frcmçois (tableaux de Lanfranc; Adoration des Mages, de l'école du Pérugin). — Palais des Podestà, tableaux de Gui do Reni, du Corrège, de Fra Ângelico et de Raphaël), — Ancien château-fort de Sarzanello.
— Belle vue sur les montagnes du golfe de la Spezia.
De Sarzaiia à Fosdinovo etji Reggio, R. 5.
La voie ferrée franchit l'Isarone et le Bettigna.
112 kil. Luni*; à g., sur la hauteur Castelnuovo ; à dr. (20 min.), dans la plaine, ruines de l'antique cité de Luni (F. ci-dessus).
On aperçoit à g. les montagnes de Carrare aux flancs déchirés par les carrières de marbre.
117 kil. Avenza, b. près du littoral.
— Ancien château de Castruccio Castracani, tyran de Lucques (1322). — A dr., embranchement pour (2 kil.) Marina dWvenza, petit port servant à rembarquement du marbre de Carrare .
[(Un embranchement mène d'Avenza à (5 kil.) Carrare en 15 min.; 60 c, 40 c, 30 c).
Carrare* [Carrara), V. de 12000 hab.
(commune de 32 700 hab.). 100 met.
d'alt., peuplée de sculpteurs et de marbriers. — La profusion des marbres dans les édifices lui donne un aspect particulier. — Eglise SanV Andréa (xm« s.). —
Madonna délie Grazie. — San Giacomo. — Théâtre, en marbre blanc. — Académie de scidplure. — Monument de Garibaldi (statue en marbre par Niccoli, 1891). — Nouveau palais des Écoles.
— Sur la place Alberica, statue colossale de la grande-duchesse Béatrix (1861).
Carrare est Ja patrie de Pcllegrino Rossi, le grand citoyen assassiné à Rome, en 1848 et des sculpteurs P. Tacca, C. Finelli et P. Teneraiii.
De Carrare on peut taire en 4 ou 5 h., soit par le chemin de fer desservant les carrières et qui atteint l'altitude de 444 met., soit avec une petite voiture du pays, une excursion intéressante aux carrières de marbre.
Carrare est située au point de réunion de 5 ou 6 vallons disposés en éventail et où coulent différents ruisseaux qui se réunissent pour former le Carrione; parmi ces vallons il faut citer ceux de Torano ou de Ravaccione, des Fantiscritti ou Canal Grande, et du Canal de Colonnata, où se trouvent les carrières les plus riches et les plus connues de marbre statuaire de la meilleure qualité.
L'excursion la plus recommandée (course de 5 h., un peu fatigante) consiste à remonter le Canal Grande, à franchir le col des Fantiscritti (831 met.), à descendre au Canal Bianco et à Ravaccione et à revenir par Torano ou mieux par le chemin de fer des carrières.
Le voyageur qui désire visiter les carrières de marbre les plus proches doit remonter un de ces cours d'eau, le Torano, jusqu'au" village de ce nom d'où l'on peut visiter la belle grotte du Tanone. Un peu au N. de ce village le cours d'eau se bifurque. La branche E. prend sa source aux bases du Monte Sagro (1750 met.; ascension en 7 h. env. de Carrare; très belle vue sur la Lunigiana, la mer, le golfe de la Spezia et les Alpes Apuanes), le point culminant de la chaîne. Le petit vallon dans lequel il coule est la région qui fournit les plus beaux marbres. Ces carrières, connues des anciens qui en tirèrent le marbre du Panthéon, et dont Juvénal parle dans ses satires, produisent env. 140 000 tonnes de marbre par an et occupent actuellement 6000 ouvriers, travaillant de 5 h. du matin à 2 ou 3 h. de l'après-midi. — Les montagnes d'où se tire le marbre ont 8 kil. d'étendue sur env. 780 met. de hauteur; là tout est marbre, depuis la base jusqu'au som-
DE GIi:NES a PISE.
met. Les principales carrières (on en compte 450) sont celles dites : Crestola, Cavetta, del Zampone, del Polvaccio (celle-ci fournit les plus beaux marbres pour les grands travaux), del Giardirio, di Betogii, di Carpevola. Michel-Ange séjourna à Carrare, à plusieurs reprises (on montre la maison qu'il habita).
Les environs abondent en châtaigniers, oliviers, orangers et citronniers. Le climat de cette partie do la côte est très doux en hiver.]
De Carrare à Fosdinovo et à Reggio,R. 5.
Le'cheminde fer franchit leCarrione, puis le Codupino et ensuite le Frigido.
125 kii. Massa"^ (à 1 600 met.
N.-E. de la station), ch.-l. deprov. de 9000 hab. (avec la banlieue 21 000), désigné sous le nom de Ducale ou de Massa-Carrara, jadis défendu par une forteresse (servant actuellement de prison) et pittoresquement situé sur une hauteur (65 met.) en vue de la mer. Sa petite place, entourée d'orangers plantés en pleine terre, atteste la douceur de la température qui y règne. Massa a donné le jour à de nombreux sculpteurs et peintres qui peignirent à fresque sur presque toutes les maisons, ce qui fit donner à leur ville le nom de Massa la peinte (Massa la dipinta).
— Les marbres de Massa présentent une plus grande variété que ceux de Oarrare, surtout pour les espèces de couleur; cependant le marbre statuaire de première qualité y est rare.
— Pendant la domination française, la princesse Elisa Bacciocchi choisit le palais des ducs de Massa pour son habitation d'été, et fit raser la belle cathédrale de la ville, afin d'étendre la vue du château.
Cathédrale actuelle, du xv* s., renfermant quelques objets d'art (terre cuite de Luca délia Robbia) et une chapelle souterraine avec les tombeaux des princes de la maison de Gybo. — Beau palais (Grande place), bâti par Alberigo P% oii sont installés la préfecture et les bureaux de la province.
[route 12]
[De Massa, on peut se rendre, en 1 h. en voit, (dilig. t. 1. j.), à Carrare [V.^ cidessus), par le col de la Foce (255 met.).
De Massa, on peut faire une belle promenade, par Bcrgiola Maggiore, à (5 h. 50) la Brugiana (975 nîèt.), d'où l'on pourrait descendre, en 2 h., par Bedizzano, à Carrare (F. ci-dessus).
Les Alpes Apuanes. — De Massa à Equi, parlaFocedi Vinca (Il h. env.).
— Une route de voitures, défoncée par les chariots qui transportent les marbres, et qu'il est préférable de suivre à pied, remonte au N. de Massa la belle vallée du Frigido, dont elle suit la rive g.
jusqu'au pont de Canevara. De là elle monte, en longeant la rive dr. (sur les hauteurs à g., Ca^/ïe^/t«) , jusqu'au confluent du Frigido et du torrent de Resceta, appelé aussi Frigido. — On laisse à dr. la route qui franchit le torrent, et on tourne à g. pour remonter la vallée verte de Forno.
2 h. 50 (à pied) de Massa. Forno di Massa, v. pittoresque à 217 mèt.^ — On continue à monter le long de la rive dr. du Frigido et du Secca. — A 5 min. de la réunion de ce dernier torrent avec celui de Regollo descendant du ]N.-0., on quitte le chemin pour prendre, à g., un sentier qui s'élève en suivant la rive dr. et ensuite la rive g. du Regollo, jusqu'aux Capanne (chalets) di Navola (1065 met.), à 15 min. du col.
6 h. 45. Foce di Vinca, col très fréquenté, à 1291 met.; on aperçoit à dr.
les crêtes dentelées du Garnerone (1805 met.), et à g. le Monte Sagro (1750 met.; ascension facile en 3 h.).
On descend par le versant 0. du ^^vneroneOiUxCapatîîîe délia Costa (ascension, très fatigante de ce côté, du Pizzo d'Uccello, V. R. 5; à dr., sentier menant par le col de la Foce del Giovo dans le vallon deir Orto délia Donna, V. ci-dessous).
8 h. Vi7ica\ ham. à 800 met., dans une région boisée et riche en pâturages, au pied du Pizzo d'Uccello, inaccessible de ce côté.
On descend en moins de 2 h. à Ponte a Monzone, d'où l'on atteint en 50 min. env. Equi (R. 5).
11 h. env. de Massa. Equi (R. 3).
De Massa à Minucciano, par le Passo délia Focolaccia (15 h. env.).
1° On suit la route qui remonte la vallée du Frigido (F. ci-dessus), on laisse