‹ Iter hispanicum; notices et extraits de manuscrits de musique ancienne, conservés dans les bibliothèques d'EspagneChapitre 3 sur 20 · EE · texte numérisé non relu

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Pierre Aubry, Iter Hispanicum.

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Notre manuscrit contient une nicajorité de conduits, mais on y trouve cependant un certain nombre de motets. Nous les avons signalés à leur place dans la table du manuscrit. On sait que cette forme de composition est caractérisée par la présence du tenor^ qui au dessous des parties mélodiques joue le rôle d'une basse harmonique et rythmique, vraisemblablement de nature instrumentale. Or, de même que le manuscrit de Wolfenbuttel, Helmst. 628, le recueil de Madrid ne contient de ténors, que pour les motets qui sont à la fin du volume. M. Ludwig y voit une influence de l'ancien conductus. Nous croyons plutôt (lue par cela même qu'il fallait deux exemplaires pour l'exécution d'un motet, il était sans inconvénients que la partie de ténor ne figurât point dans l'un des deux manuscrits, pourvu qu'on pût la rencontrer dans un autre. Ainsi nous donnons la version du recueil de Madrid pour le motet Ecclesie j Vox Hodie ... On en trouverait la partie de ténor soit dans le ms. de Florence, fol. 397, soit dans celui de AVolfenbuttel, Helmst. 1099, fol. 160 r°.

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Ec-cle-si-c Voxho-di-c Sol-lemp-ni-a ius-tus re-sen-sc-rat Sub-si-di-at

Pierre Aubry, Iter Hispanicum.

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Vir-tu-ti-bus Et lau-di-bus Ob-ti-ne-at Fi-de-li-um. Si-cut li-li-um

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De-uo-ti-o Oer-mi-net: Se pro-pri-o Scru-ti-ni-o " Ex-a-mi-net.

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Spem ca-ri-tas Nu-tri-at Quam fir-mi-tas Fi-de-i nun-ti-at.Sol-lemp-ni-tas

Do-mi-no sic pla-ce-at: Flo-rc-at in e - ter-num!

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Pierre Aubry, Iter Hispanicum.

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Voici de même un motet archaïque l\ deux parties. Comme pour le pièce précédente le manuscrit de JVIadrid ne nous donne pas le ténor, mais seulement la partie de motet. Ce motet se pn'sonte donc de la manière suivante. Quel parti pouvons nous tirer de ce texte?

1) C'est sur les indications de M. Ludwig que nous avons fait choix du 3« mode pour la transcription de cette pièce. M. Ludwig fonde justement son appréciation sur le texte de cette mélodie qui se retrouve dans Wolfenbiittel (528 à l'état mélismatique sur le ténor JEl florebit. La nature du ténor et des ligatures du mélisme fournissent au point de vue modal des indications (jue notre manuscrit ne contient pas.

Pierre Aubry, Iter Hispanicum.

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Fin du motet à deux parties

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et les deux pièces suivantes

< Qratulctur populns »

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* Homo, quo itiycas»

Madrid, Bibl. Nat. Hb. 167.

Pierre Aubry, Iter Hispanicum.

Ad so -li-tum Vo-mi-tum Ne re-de-as Pa-ue-as, In- te-ri-tum Me-

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ri-tum Pre -te-ri-tum Do-le-as, Pro-po-si-tum Fo-ue-as, Ad ga-ne-as

1 1 Tll 1 M

Nec e - as. Ne pe-re-as Per e - as Pro-ui-de-as Su-bi-tum Ex-i -tum

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Et ca-ue-as Ve-ti-tumRed-di-tum Ad o-bi-timiSol-Ii-ci-tum:Si oc-cu-liun

Con-uer- te-ris, Ho - de - ris Hoc se-cu-lum.

La leçon du manuscrit de Madrid doit être assez ancienne. On retrouve, en effet, cette pièce dans V Ântiphonaire de Pierre de Mcdicis (fol. 394) et dans le recueil de Wolf enbiittel , Helmst. 1099 (fol. 128), où elle existe à trois parties. Le manuscrit Ed. IV. G de la bibliothèque de Bamberg en fait un motet à trois parties également, mais avec deux textes différents aux parties de dessus. En outre, elle a été comprise dans les interpolations lyriques du Eoman de Fauvel (Paris, Bibl. Nat., fr. 146, fol. 2 v°) sous la forme d'un motez a tenures sanz trehles. Un rythme nettement dactylique, selon la théorie mensuraliste des modes, donne à cette pièce une allure assez curieuse pour qu'à titre de comparaison nous la reproduisions ici.

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