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venons de duite ordinme par le t l’aversion ttre obsta-
que pour
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éviter de faire naître aucun soupçon fâcheux contre lui. Kuno ne pouvait au commencement cacher le mépris qu’il ressentait pour ce fourbe, mais, sur l'ordre réitéré de la comtesse, il dissimula enfin ses sentiments, et toute cette affaire resta ensevelie dans le plus profond mystère.
Cependant l’œil clairvoyant de Dominico ne tarda pas à remarquer l’estime singulière par laquelle Itha reconnaissait le service que lui avait rendu Kuno ea la.déhifrant de la honte et du péché, et ce fut sur ce juste sentiment qu’il fonda l'espoir de satisfaire un jour la soif de vengeance qu'il nourrissait contre ce fidèle écuyer et contre sa maîtresse ellemême.
On dirait que le père du péché, du fond des antres infernaux, était tourmenté par une envieuse jalousie en considérant J’heureuse tranquillité dont jouissaient les habitants de Toggenbourg, comme il ne put autrefois supporter le bonheur du saint homme Job. Quoi qu’il en soit, s’il lui fut permis de chercher à ébranler la foi du comte et de la comtesse en leur faisait subir les plus cruelles épreuves, il ne pouvait trouver un cœur plus ouvert à ses perfides suggestions que celui de Dominico, ni trouver un instrument plus propre à seconder ses fureurs, Cet habile fourbe sut bientôt profiter de la confiance sans bornes que son maître avait en lui, pour glisser dans l'esprit du comte, à l’aide d’adroits mensonges et de ruses diaboliques, les tourments de la jalousie et les germes d’un injuste soupçon: la jalousie! celte passion brûlante et aveugle, ce monstre ennemi mortel de la paix des ménages. Une fois que celte funeste pensée eut pris racine dans le cœur du comte, dans ce cœur si généreux et si rempli autre-
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fois d'amour pour Itha, il suffit au traître Don de quelques mots perfides, de quelques adroit sinuations. En effet, comme un homme co:
voit tout sous un point de vue favorable e même pallier à ses propres yeux les f: ites y bles, de même le jalovx voit partout le mal redoute, interprète injustement les actions les insignifiantes, et trouve les preuves évidente crime jusque dans les plus pures intentions effets pernicieux de la jalousie, Dominico su produire chez Henri et les entretenir dans son avec le soin le plus habile et le plus infàm point que tout le monde put remarquer bien changement qu'avait subi sa conduite envers Lui autrefois si attentif et si affectueux, il d froid et réservé avec son épouse ; ses paroles ét: brèves, impérieuses, et ses regards évit : :
rencontrer Îles regards de celle qu'il avait & : ment chérie. Si parfois les manières simples el ressantes de la comtesse parvenaient à convai Henri de son innocence, Dominico ne tardait p reprendre son funeste empire sur cet esprit prév et son infatigable malice faisait considérer les do: vertus d'Itha comme autant de ruses et de n songes dont elle se servait pour masquer sa cond criminelle.
Itha, cet ange de douceur et de vérité, elle d l'âme candide était vierge de tout mensonge e toute tromperie, ne savait comment expliquer | meur fâcheuse et tyrannique de son époux. Soux elle passait das la solitude des heures pleines tristesse et d'anxiété, et ne savait se plaindre de chagrins qu’à Dieu, ni chercher des secours et consolations ailleurs que dans la prière ; l’assista
re Dominico adroites inme confiant ible et sait ‘ites vérita- > mal qu’il ons les plus iidentes du ntions. Ces ico sut les ns son âme infâme, au r bientôt le nvers Itha. r, il devint les étaient it «at de HU ‘re plus et caconvaincre rdait pas à t prévenu, les douces t de mena conduite
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divine ne lui manquait pas non plus, et le témoignage de sa conscience pure et irréprochable était son bien le plus précieux. Elle supportait avec résignation ses propres douleurs; mais les sombres soucis dont elle voyait son Henri poursuivi la tourmentaient bien plus péniblement. Souvent elle suppiiait le ciel de lui accorder quelque soulagement, et cherchait à calmer ses agitations ; mais ses paroles n'avaient plus accès dans son cœur, rempli tout en- ‘tier par la jalousie, Dieu lui-même, qui avait résolu d'éprouver la vertu d’Itha dans les souffrances pour lui assurer plus tard une éclatante victoire, laissait s’accomplir les projets des méchants.
Ainsi la malheureuse comtesse vit le bonheur de son mariage brisé par le monstre qui ne devait la vie qu’à son héroïque indulgence. Si l'innocence de
- $on âme lui donnait encore quelque consolation in-
térieure, Henri, tourmenté par mille images trompeuses, martyrisé par son imagination, que l'esprit malin avait aveuglée, ne trouvait de soulagement ni au dedans ni au dehors de lui-même, Dominico voyait avec une farouche ivresse le succès de ses honteuses manœuvres ; et, Pour accomplir la perte d'Itha et de Kuno, il ne lui manqgueit plus qu’une occasion favorable qu'il épiait avec un infernal acharnement,