EMPLACEMENT 1)E LA CAPITALE HOMÉRIQUE
(< Odyssée , XVI, 471 ; XVII, ao 5 ; XXIII, 137 et XXIV, ao 5 ).
Je répète qu’une ville a existé dans la vallée de Polis, et je crois même que c’est la ville désignée par Ptolémée (III, 14 ) : « 10«xti èv tj irôXt; dpuôvupwî » [Ithaque dans laquelle est une ville du même nom), et celle dont parle Scylax en Acarnanie : « Nt,<toç ’IQàxyi xai «oXi; xal 7 .tjAvîv » [l’ile (T Ithaque et la ville et le port) ; mais ' il me paraît impossible qu’elle ait pu être la capitale homérique, car la vallée de Polis est sur le rivage de la mer et entourée de montagnes. Par conséquent, en sortant de Polis, de quelque côté que ce fût, on devait nécessairement « àvaëaiveiv » ( monter ) et non pas « xa-rstêatveiv » [descendre). Mais Ulysse, Télémaque et les deux esclaves « xarsêav » [descendirent) de la ville ( Od.y XXIV, ao 5 et 206).
De même d’après les vers (Od., XVI, 47 1 - 47 3 ) :
Üh ôicèp icoXioç, é'di 6’ Épuaîoç >.d<poç i<s ti'v,
Hat xiuv, ÔTt vvia Ôotjv iSôfvnv xaTiodsav
Èç Xijxtv’ Tiu.éxepQv • iïoXXos 5’ ?<rav av£pe$ sv aiir?;.
« J’avais déjà passé la ville, où est la colline de n Mercure, lorsque je vis entrer dans notre port un « navire rapide contenant beaucoup d’hommes. »
Il paraît évident que la ville était sur une élévation.
En outre la vigne que la tradition désigne comme « aypo; Aaeprou » [champ de Laé'rte) se trouve à douze kilomètres de Polis, tandis qu’elle n’est qu’à deux kilo-