PATRIE DES CYCLOPES
ressemble aussi beaucoup au mot Phéniciens , « <bo£vtxsî «, il est probable que les Phéaciens étaient d’origine phénicienne , quoique Homère nous dise qu’ils étaient originaires d 'Hypérie, voisine du pays des Cyclopes (( Jdyssée , VI, 3-8).
B?, p’ ê; 4>ac/îxwv àvSpwv &7)i/,0v te ttoXiv te •
Ot irplv p.Ev ~ot’ Ivaiov sv EÙpuyopw ÏTîEpEi'/i,
Ày/où KuxXwtiwv, àv^püv OicEpnvopEÔVTWv,
Oï cçest; <jive'<jx,ovto, $ir, fi oï ipE'pTEpoi T.cav.
ÉvÔev àvacT-fl'ca; xye Nauo£6ooî ÛtOE'.àvj'ç,
Eîcev â’ bv Eyspîr,, Éxà; àv&pwv âXy/iOTawv.
« Elle alla dans la ville et parmi le peuple des k Phéaciens. Ceux-ci demeuraient auparavant dans la « vaste Hv périe , près des Cyclopes , hommes arro- « gants, qui ravageaient leurs champs, et les surpas- « saient en force. Le divin Nausithoos les fit émigrer « de là, et il les établit à Schérie, loin des hommes a rapaces. »
Les Cyclopes doivent avoir habité la côte est de la Sicile. En effet, on voit sur le rivage de la mer, près de Catane, une immense grotte et, à coté de l’entrée, un énorme bloc de rocher de la même grandeur que l’ouverture. A peu de distance de la mer, s’élèvent deux rochers de forme conique. C’est bien la grotte qu’habitait Polyphème, le bloc avec lequel il la fermait, et, dans la mer, les deux sommets de rochers qu’il arracha et qu’il lança dans la direction où il entendait la voix d’Ulysse {Odyssée, IA). On place Hy-