‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 6 sur 140 · TOPOGRAPHIE DE. CORFOU · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE DE. CORFOU

périe, l’ancienne patrie des Phéaciens, sur la côte sud de la Sicile, à l’endroit où se trouva ensuite Camarina, qui en effet n’est pas éloignée de Catane.

Le nom actuel, Corfou ou Corcrre, estune corruption de kopuçw, nom byzantin de l’ile, dérivé des deux hauts pics sur lesquels la citadelle moderne est bâtie. Ce sont probablement les aeriæ F/iœttcunt arces, dont Virgile parle ( Eneide , III, 291). Les Grecs appellent l’ile « képxupa », et on trouve ce nom déjà dans Hérodote (III, 48 ); Strabon l’appelle « ko'pxupa », tandis qu’elle porte le nom de « Ke'pxupa » sur les anciennes monnaies.

Elle est située en face de laChaonie, qui fait partie de l’Épire; elle en est séparée par un canal qui a au nord une largeur de moins de quatre kilomètres ; il s’élargit ensuite en formant un golfe, qui a en plusieurs endroits vingt-quatre kilomètres de large; puis il se rétrécit de nouveau jusqu’à sept kilomètres.

La longueur de Corfou est de soixante-cinq kilomètres ; sa largeur, de sept à trente-quatre.

L’ile est très-montagneuse : la montagne la plus haute, appelée en italien San-Sahatore , et en grec, Punlaleone , s’élève à plus de mille mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle était déjà célèbre dans l’antiquité par sa fertilité ; Xénophon en parle dans son Histoire de lu Grèce (VI, a) : « Il fit la conquête du « pays, dévasta les terrés, qui étaient magnifique- « ment cultivées, et ravagea les splendides maisons a et les vignes dans les champs, de sorte que les sol- « dats devinrent si voluptueux qu’ils ne voulaient « plus boire que des boissons aromatisées. »

Page 1