I.’ ACROPOLE DE MYCÈNES
beaux d’Atrée, des compagnons d’Aganiemnon assassinés par Ægisthe, de Cassandre, d’Agamemnon, du cocher Eurymédon, des fds de Cassandre, d’ÉlecIre, d’Ægisthe et de Clytemnestre (P misa nias, II, 16).
Comme ces deux derniers tombeaux étaient « ô>.tyov àiîtoxé fw tou Teîyou;, svtoç 8't àir»)i;i«8r,<rav, tv9a Ayapiavwv te aÙTo; exeiTO xai ol oùv txeévco <poveuf)evTEî » (an peu éloignes du mur, car ils (Ægisthe et Clytemnestre) étaient jugés indignes d'être ensevelis dans l’intérieur où reposaient Agamenmon et ceux qui étaient assassinés avec lui), il faut conclure que Pausanias a vu tous les mausolées dans l’acropole même , et que ceux d’Ægisthe et de Clytemnestre étaient seuls hors de l’enceinte de la citadelle.
De tous ces monuments funéraires, il ne reste à présent aucun vestige ; mais on les retrouverait sans doute en faisant des fouilles. L’acropole est au contraire bien conservée, et, dans tous les cas, elle est encore aujourd’hui en beaucoup meilleur état qu’on ne saurait le penser, d’après l’expression de Pausanias : « WzeTat Si ôuw; êti xal âUa toù tî piSo^ou , xai r, tojXt), aéovteç è<py TTy/.aciv aÙTÿ » (il J' a cependant en-
core des restes de la citadelle, et entre autres la porte, au-dessus de laquelle sont des lions).
En effet, tous les murs d’enceinte de la citadelle existent encore, et, ils ont en beaucoup d’endroits une épaisseur de 5 à 7 mètres, et, selon les accidents du terrain, une hauteur de 5 à 12 mètres. En plusieurs endroits, ces murs sont construits d’immenses blocs de pierre de forme irrégulière, laissant entre
l’acropole de mycënes.
eux des lacunes remplies dê petites pierres. Mais la plus grande partie est bâtie en pierres polygonales taillées avec art et ajustées ensemble , la partie extérieure étant parfaitement unie pour donner à la maçonnerie une apparence lisse. En quelcjues endroits, et notamment aux approches de la grande porte, il y a une' troisième espèce de mur de pierres presque quadrangulaires de i m 34 à 3 m 33 de long; de i mètre à i "'67 de haut et de 1 mètre à 2 mètres de large.
I a citadelle a 333 mètres de long et forme un triangle irrégulier ; elle est située sur le sommet d’une colline escarpée, entre deux ruisseaux, au pied de deux montagnes d’une hauteur de 35o mètres. Hans l’intérieur de la forteresse le sol s’élève de tous les côtés vers le centre, en formant des terrasses, appuyées également par des murs cyclopéens. J’y trouvai trois citernes et je descendis dans la plus grande ; mais j’en sortis précipitamment, car elle fourmillait de serpents venimeux.
La grande porte, dont j’ai déjà fait mention, est située du côté nord-ouest, et elle se trouve à angle droit avec le mur voisin. On y monte par un passage de i 6 m 67 de long et de 10 mètres de large, formé par ce mur et par un autre mur extérieur parallèle, lequel parait n’avoir eu d’autre but que la défense du passage. Ladite porte a uiie hauteur de 3”34, et une largeur de 3 m 1 7 ; elle est formée de deux pierres mises debout, d’un mètre de large, de 2 mètres de profondeur, couvertes d’une troisième, de 5 mètres de long et de i ra 33 de profondeur. Sur cette dernière pierre, qui a au milieu 2 ra 24 de haut et qui diminue