‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 63 sur 140 · MARAIS RE LERNE · texte numérisé non relu

MARAIS RE LERNE

saisit avec les mains et commença à lui couper les tètes. Mais à la place de chaque tête coupée renaissaient aussitôt deux autres; en outre, .lunon envoya au secours de l’Hydre un cancre, qui blessa Hercule aux pieds. Celui-ci tua le cancre, et commanda à lolas d’incendier une forêt voisine; tous les deux touchèrent alors la place de chaque tête coupée avec des tisons ardents et brûlèrent ainsi les blessures, de sorte qu’une nouvelle tête ne pouvait pas se produire. Ainsi Hercule parvint enfin à couper toutes les tètes, excepté la tête immortelle, qu’il enfouit dans la terre et couvrit de blocs de rochers. Alors il trempa ses flèches dans le sang venimeux du monstre, pour pouvoir produire des blessures incurables et mortelles.

Le marais de Lerne , appelé en grec « n AÎp?, tî ;ç A tpvYi; », est un tout petit lac, qui se trouve à Zjoo mètres du rivage, au milieu d’un marais d’environ trois kilomètres de tour. Le petit lac est de forme ronde et n’a que io mètres de diamètre. Comme on n’en a encore jamais pu trouver le fond, même avec les sondes les plus longues, il a dans le pays la réputation d’être sans fond. De ce lac sort une petite rivière, qui se divise en plusieurs bras, et se jette dans la mer. Son eau n’a que seize degrés de chaleur et paraît donc très-froide, eu égard à la chaleur de l’atmosphère; elle est très-transparente et fourmille de tortues ; il n’y a point de poissons, peut-être à cause des tortues qui en mangent les œufs. Tout le marais est couvert d’une végétation luxuriante d’arbres, d’arbustes et d’herbes , et fourmille de serpents venimeux , de sorte

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