HÉLIOPOLIS
On va du Caire à Héliopolis en NoWxsiXÇi ^w ^^^'^'^sjs^ par rAbbassieh, qui est une des Té^\^^v\^^^ ^xs.^^^'^"
Roi, et Matarieh, village qu'un puits miraculeux un sycomore connu sous le nom d* Arbre de la Vim ont rendu célèbre (1).
(1) L'excursion d'Héliopolis comprend ainsi la visite à Tarfa dit YArbre de la Vierge et la visite aux ruines. Au sujet l'arbre et du puits creusé dans le voisinage, le P. Vansle voyageur qui visita l'Egypte en 1672, s'exprime dans les term suivants :
« Le 12 de juillet, je fus, en compagnie de quelques mi « chauds françois, au village de Matarea situé du côté d'Est • « Caire, en distance de chemin d'environ deux heures de ch «< val, pour voir les lieux que Nostre Seigneur Jésus-Christ << sa très sainte Mère ont sanctifiés de leur présence; et « même temps le jardin, où l'on plantoit autrefois les plant « du baume.
« En entrant dans la cour, on voit à main droite un petit oi u toire des Turcs, bâti sur les ruines d'une petite église copi « où l'on révéroit quelques vestiges de Nostre Seigneur et « sa très sainte Mère. On l'appelle El-Makad (lisez El-Markcu « ou le lieu du repos.
« Il y a dans ce MaJead un petit réservoir... Les Coptes o « pour tradition que la Sainte Vierge avoit coutume d'y lav « les linges de son cher enfant : et mesme que pendant qu'e! «( étoit occupée à son travail, elle le faisoit reposer dans u; « niche, qui est dans la muraille de Makad, lieux où les re « gieux francs disoient autrefois la messe par dévotion...
« Tout proche de ce Makad ou JReposoîr est le puits mirac « leux...
« La tradition des Coptes porte, et même quelques historié « raahométans en tombent aussi d'accord..., que Nostre S< a gneur s'est lavé dans ce puits, et qu'il communiqua par i f miracle à ses eaux leur douceur et bonté extraordinaire...
u Après avoir fait collation dans le Reposoir, et bu de cet « bonne eau par dévotion, nous entrâmes dans le jardin...
«( On voyoit autrefois dans ce même jardin, le Sycomore, qt
« suivant la tradition des Coptes, s'étoit fendu par un miracl
" pour mettre à couvert Nostre Seigneur Jésus-Christ et sa tr
f sainte Mère^ iorsque les satellites d'Hérode les poursuivoiei
^ On dit quOf «'étant cachés dans celte ou.^et\.MTe/"ûs %«> %auv
' rentpar ce moyen de leur» mains, k \& ta^ewt âiwiie VyCk» î
''afgnée qui les coiiTroit, et qui pttto\»w>\X lott n\«:^*, c
UÉLIOPOLIS. 59
Matarieh est à 8 kilomètres du Caire ; à 1 kilomètre au delà lont les ruines d'Héliopolis.
Héliopolis s'appelait An en égyptien, On en hébreu. C'était la ville de Ba ou du Soleil par excellence; de là son nom grec. Dans l'antiquité classique , Héliopolis a joui du renom d'une ville sacerdotale , célèbre par son collège de prêtres. Solon , Platon, Eudoxe y vinrent étudier. Ce n'est pas, cependant, qu 'Héliopolis ait été une ville considérable par son étendue et sa population ; un recensement fait sous Ramsès El attribue, cependant, à un seul de ses temples une population de plus de douze mille habitants.
L'histoire d'Héliopolis peut être faite en quelques lignes. L'édifice « de construction barbare » dont parle Strabon devait rappeler par son architecture le temple d'Armachis aux Pyramides de Gyzeh et prouve que cette ville existait déjà sous l'Ancien- Empire. On trouve une trace d'Héliopolis sous la XIP dynastie dans l'obélisque d'Ousertasen encore
« qu^elle eût été faite dans un instant, par un miracle divin... « Les Pares Cordeliers de la Terre-Sainte, qui demeurent au « Caire, disputent avec les jardiniers la possession de cet ar- « bre, disant qu'il tomba de vieillesse l'an 1656 et qu'ils en raa massèrent les dernières pièces, qu'ils conservent dans leur i( sacristie, où je les ai vues, comme une relique très précieuse. « Les jardiniers montrent, au contraire, dans ce jardin, une K souche que j'ai vue aussi, qu'ils assurent être le reste de cet « ancien sycomore... >«
Les traditions sont toujours respectables, mais à cQiidltÀ.Ck\s. qu'elles reposent sur une base so\\àe. S>\ \e «^ç,ÇkTCkSst^ o^^'si^ miraculenaement fendu en deux, était, àfe^^ xcvatt. eX «içi^Sî^». «û.
1672, il ne peut être celui qui couvre au^ovicâL^ïviY Ôl^ ^Qra oto^^^'^^'^
uae partie du jardin de Matarieh.
debout, et des blocs découverts pendant nos fouilles en 1858 nous ont montré que Thoutmès III avait travaillé à l'agrandissement de l'un de ses temples. A quelle époque commença la décadence d'Héliopolis? Les fureurs de Cambyse, comme le veut Strabon, furent-elles pour quelque chose dans la chute de ses édifices? C'est ce que nous ignorons. En tous cas, Strabon, qui voyageait en Egypte quelques années seulement avant notre ère , nous la dépeint comme à peu près déserte. Aujourd'hui il n'en reste rien , que l'enceinte du temple principal et l'obélisque qui s'élève au milieu.
Nous disons « l'enceinte du temple principal » et, en effet, ce serait une erreur de prendre les hautes et longues murailles qui forment l'enceinte d'Héliopolis, pour les murailles de la ville. On remarque bien autour de l'obélisque et assez loin de ce monolithe des pans de murs abattus, des vestiges de maisons dans lesquelles on est tout disposé à voir les restes des maisons de la ville. Mais il est arrivé à Iléliopolis ce qu'on remarque à Medinet-Abou , à Dendérah, à Abydos, et en d'autres lieux. Quand la religion égyptienne est tombée, les Égyptiens devenus chrétiens, c'est-à-dire les Coptes, se sont emparés des édifices sacrés pour les habiter, et les parvis des temples jusqu'alors inviolables et sacrés ont été couverts des maisons de la ville. Les ruines qu'on voit à Héliopolis autour de l'obélisque sont donc, non les ruines de la ville antique, mais /es ruines de la .ville copie qm, ^ \«i OûXi\.^ Aa% nt2cions dieux de l'Egypte, a lem^Uc^ \«i n\\\^