PHIL.E
Mais peut-être , en présence de ce site sans pareil dans toute TÉgypte , est-ce trop demander au visiteur que de Tastreindre à reconnaître sur les monuments quMl a sous les yeux la date de leur érection. Philœ est, en effet, le lieu des impressions du moment avant d'être le lieu des souvenirs. Pliilae est comme Karnak. Il faut y venir là première fois pour le pittoresque , pour la grandeur du paysage , pour les rochers sombres qu'on aperçoit de tous les côtés , pour la cataracte qu'on entend dans le lointain. Quand on débarque à Philœ par }e côté oriental de l'île , et que , levant les yeux , on voit se détacher sur le ciel les colonnes du joli monument que la Commission d'Egypte a nommé l'Édifice de l'Est, on est comme surpris. Une promenade au hasard dans l'île ne fait que rendre phis vive cette impression, et, en quittant Philœ, on se dit qu'on y a trouvé le plus désirable couronnement d'un voyage dans la Haute-Egypte.
Le retour à Assouan ne se fait pas habituellement en ligne directe. Après avoir remis le pied sur la terre ferme, on est dans l'usage d'obliquer à gauche et d'aller voir ce qu'on appelle la Cataracte.
Paul Lucas, voyageur qui vivait au temps de Louis XIV, a dit que la cataracte se précipitait du haut des rochers av^c un tel fracas que, à plusieurs lieues à la ronde, les habitants sont sourds. Chacun peut se convaincre sur les lieux de ce que cette assertion a d'exagéré. Si l'on entend par cataracte une chute du lleuve due ài Va\ia\?>?«iv\«vvV"5i\^>X» ^'e;son Ut tout entier, phénomène c^ae ^v^i^^vvV^ ^ "^'^
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