RÉSULTAT DES ÉTATS DE COMMERCE DE L'ANNÉE
Les marchandises que nous avons importées de Tunismontentà Celles que nous avons extraites, dsairo com ireret cnrs “Reste donc enexcédant de p, . ++...
Enurésumant ces deux premières sommes, qui font. . . . . . En comparant ce total à celui du commerce actif et passit de toutes les nations étrangères, qui montent à. . . . . ste Ve [1 résulte que la balance est en notre faveur. . 11 en est de mème des tonnages respectifs ; le nôtre monte à T, 12,606 Celui des étrangers, à. . ................T. 6,870 Le nôtre l'emporte de. .................T. 5,936
Les étrangers eux-mêmes ont mis en activité une partie de nos bâtiments. Les chargements ont été faits à Tunis, Bizerte, Porto- Farina, Sousse et Gerbis; quant aux marchandises d'entrées, elles entrent toutes dans le royaume par le port de la Goulette, À
Selon la note mise au bas des Questions de M. l'abbé Raynal il se trouve que l’importation de Marseille à Tunis ne s’est élevée! en 1787, qu'à 1,009,963 L., tandis que, d’après l'état ci-dessus, elle monte à 5,225,844 1. La différence étonnante qui se trouve entre ces deux calculs provient de ce qu'on n’a compté dans les
remiers que les marchandises proprement dites, tandis qu’on y a ajouté l’argent reçu de Marseille, et les traites tirées directement sur cette place ou par la voie de Livourne : ces deux objets se montent à 4,215,881 I., et c'est effectivement, à peu de chose près, l’excédant qui se trouve en espèces de ce calcul à celui qui a été remis d'ailleurs à M. l'abbé Raynal,
QUESTION XIVe,
Y a-t-il beaucoup de propriétaires de terres? Ces propriétés sont-elles con. sidérables et assurées? Le gouvernement n’hérite-t-il point de ceux qui ne laissent pas d’enfants, comme il hérite de tous ses agents?
SOLUTION XIVe. ;
Il est impossible de savoir l'évaluation des propriétés en fonds de terres, ainsi que la proportion qu’il peut y avoir entre les domaines, les propriétés particulières, et la masse générale. Le gouvernement possède en propre une grande partie de terres, mais il n’a aucun cadastre des propriétés particulières. Il percoit la dime sur les récoltes, et rien sur les fonds de terre; de manière que tant que les champs d’un particulier restent en friche, ils ne rapportent absolument rien au gouvernement. On ne voil point ici de grands propriétaires de lerres comme en Europe. Toute propriété est sous la sauvegarde de la loi et n’éprouve que trèsrarement l’avidité du fisc. Le gouvernement, depuis quelque temps, et particulièrement sur la fin du règne d'Ali-Bey, s’est
assez respecté lui-même pour ne pas loucher aux biens de ses
sujets et même à ceux de ses agents qui, après avoir fait des for-
tunes assez considérables et en‘avoir joui paisiblement, en ont laissé la propriété à leurs héritiers.
Les Hanefis (ce terme générique désigne les Turcs et les Mamelucks) qui meurent sans enfants ou autres héritiers légitimes peuvent disposer, selon la loi, du tiers de leurs biens, et le fisc hérite du reste. :
IL hérite aussi de tous les Melckis (ce sont des Maures ) qui ne laissent point d'enfants mâles; et si les héritiers sont des filles, le fisc entre en partage avec elles selon la loi. On appelle ben ot mengi l'agent du fisc chargé du recouvrement; il fait vendre les biens-fonds ou mobiliers, et en verse le produit dans la caisse du
domaine.
QUESTION XVe.
Quel est le nombre des bâtiments corsaires qu’éntrelient le gouvernement ? De quelle espèce sont ces bâtiments? Quel est le port où ils se tiengent ?
On l’a augmenté dernièrement de deux kerlanglisches, d’un gros bâtiment suédois qu’on a percé pour vingt-quatre pièces de canon, et d’un chebeck
dont la France lui a fait présent.