SOLUTION XV
Le gouvernement entretient ordinairement quinze à vingt corsaires ; ils consistent en trois grosses barques de vingt pièces de canon et de cent trente honimes d'équipage, quelques chebecks de moindre force, des galiotes et des felouques. Porto-Farina est le seul port qui serve aux armements du prince. Les corsaires des particuliers ne sont pas plus nombreux, et à peu près dans la même proportion de forces ; ils arment et ils désarment dans tous les ports du royaume, et s’attribuent la dime sur toutes les
prises que font les corsaires particuliers.
QUESTION XVIe.
Quel est le droit que paie chaque bâtiment? Quel est le droit que paie andise d’exportation ou d'importation? Le droit est-il le même
chaque march s nations de l’Europe et pour les gens du pays? A:-t-il varié
pour toutes le depuis quelques années ?
Blés de huit à dix mabouds et plus, orge de vingt à vingt-cinq piastres et plus, huile deux et demie à trois piastres ; et pour ces autres échelles plus, à proportion de la mesure qui est plus grande.
SOLUTION XVIe.
Tout bâtiment en lest ne paie rien ; tout bâtiment qui décharge paie dix-sept piastres et demie, et autant s’il charge. Les Français, pour les marchandises venant de France et sous le pavillon français, ne paient que trois pour cent; sur les marchandises venant d'Ituie ou du Levant, les Anglais, huit pour cent ; sur toutes les marchandises, de quelque endroit qu'elles viennent, les autres nations européennes, un peu plus ou un peu moins que ces derniers. Les indigènes quelconques paient onze pour cent sur les marchandises venant de chrétienté, et quatre pour cent sur celles venant du Levant. |
Quant aux bonnets, la principale fabrique du pays, le gouvernement, pour exciter l’industrie, n'exige aucun droit de sortie.
Quant aux marchandises d’exportation qui consistent en denrées, le gouvernement n'en accorde la sortie que selon les circonstances, et perçoit un droit plus ou moins fort selon Ja qüéntité des demandes. Ce droit est, sur le blé, de douze à quinze piastres le caflis; de cinq à neuf sur l'orge; de quatre et demie sur tous les légumes et autres menus grains ; d'une trois-quarts
sur le métal d'huile.
N. B. On peut calculer à une livre douze sous la piastre de Tunis, le caffis à trois charges un quart de Marscille ; il faut trois métaux environ pour faire la millerolle, là rotte ayant environ un quart de plus que la livre, 11 nq faut que quatre-vingts rottes pour faire un quintal, poids de table,
FIN DES PIÈCES JUSTIFICATIVES