‹ Itinéraire de Paris à Jérusalem (volume 4)Chapitre 108 sur 111 · MALCOLM · texte numérisé non relu

MALCOLM

ÉRut Le Courage ; la venzeance offre un remède à vos max “Fons, punissons le tyran | Hans e MACDUFF, D a point d'enfants d LE “érité et quelle énergie dans la description des malheurs 5 |. ARR ! Le sourire qui n'es! plusque sur la bouche des enlants, GE UE Au on n'ose pas 'éemarquer, ces trépas si fréquents qu'on ne daigne plus demandes Pour qui sonne la cloche funèbre, ne Croit-on pas voir la France sous Robespierre? Xénophon a fait

peu près la même peinture d’Athènes sous le rèvne des trente yraus :

FRÈRES. Mais le mot de Shakespeare, I n’a point d'enfants! reslé,

MÉLANGES LITTÉRAIRES

& Athènes, ditil, n’était qu'un vaste tornbeau, habité par la € terreur et le silence ; le geste et le coup d'œil, là pensée même, « devenaient funestes aux malheureux citoyens. On étudiait le

- & front de la vic'ime, et les scélérats y cherchaient la can lenr et

« la vertu, comme un juge lâche d’y découvrir le crime caché « du coupable (4). »

Le dialogue de Rosse et de Macduff rappelle celui de Flavian

et de Cüriace dans Corneille, lorsque Flavian vient annoncer à amant de Camille qu'ila été choisi pour combattre les Horaces : CURIACE,

Albe de trois guerriers a-t-clle fait le-choix ? FLAVIAN Je viens pour vous l’apprendre.

CURIACE. | Eh bien! qui sont les trois?

FLAYIAN,

Vos deux frères et vous, | CURIACE.

Qui? | Le FLAVIAN.

ÿ Vous et vos deux frères.

Les interrogations de Macduff et de Curiace sont des beautés du même ordre, Mes enfants aussi? — Femmes, enfants. — Et ma femme aussi? — Je vous l'ai dit. — En men! QUI SONT LES TROIS? — Vos DEUX FRÈRES ET VOUS. — Qui? — Vous er vos Diuk

sans parallèle. | | Le même homme qui a tracé ce tableau a écrit la scène charmante des adieux de Roméo et de Juliette. Roméo, condainné à l'exil, est surpris par le jour naissant chez Juliette, à laquelte il est marié secrètément- ‘

Will thou be gone? It is not yet near day : | n It was the nightingale, and not the lark es That pierc'd the fearful hollow of thine ear, etc. ra

JULIETTE. Le ‘44 Veux-tu déjà partir? Le jour ne parait point eucore, C'étaitle rossignol, et non l’alouette, dont la voix a frappé ton oreille alafs mée : il chante toute la nuit sur cel oranger lointain. Crois-moi, mon jeune époux, c'était le rossignol. Re ROMÉO:; |: SR C'était l'alouette, qui annonce l'aurore ; ce n'était pas le rossi= gnol. Regarde, Ô mon amour! regarde les traits de lumière qui pénètrent les nuages dans lorient, Les flambeaux de la nui s'éleignent, et le jour se lèv > sur le sommet vaporeux des mon tagnes. Il faut ou partir et vivre, ou rester et mourir. JULIETIE, ge 6 La lumière que tu vois là-bas n’est pas celle du jour ; c'est quelque méléore qui te servira de flambeau, et 'éclairera sur la

route de Mantoue. Reste encore; il n'est.pas encore nécessall que tu me quiltes. +:

ne

ROMÉO. To 2 Eh bien! que je sois arrêté, que je sois conduit à la mort, si lu le désires, je suis satisfait, Je dirai : « Cette blancheur lointaine « n’est pas celle du matin, ce n’est que le pâle rellét de la lune ÿ « ce n’est pas l’alouette, dont les chants retentissent si haut aux « dessus de nos têtes, dans la voûte du ciel.» Ahlje crains moins de rester que de partir. Viens, à mort! viens, Je Le rem cois avec joie ! J'obéis à Juliette. … Mais que regardes -tu, 1m bien-aimée ? Parlons, parlons encore ensemble, il n’est pas enr, core jour!

JULIETTE. | ILest jour! il est jour! Fuis! pars, éloigne-toil C'est l’alouette qui chante, je reconnais sa voix aiguë, Ah! dérobe-toi à la mort : la lumière croit de plus en plus. 54 Qu'il est touchant ce contrasté des charmes du matin et des derniers plaisirs des jeunes époux, avec la calastrophe horrible qui va suivre! C’est encore plus naïf que les Grecs, el moins pas loral que l'Amnte et le Pastor fido Je ne connais qu'une scèns d'un draine indien, en langue sanskrite, qui ait quelque rappw. avec les adieux de Roméo et Juliette ; encore a est-ce-que par bh fraheur des iinages, et poiutilu tout par liatérètile la su Suconlula, prète à quitier le séjour paternel, se sent arrèlée p son voile. : « (4) Xexopu,, HList. Græc,, Lib. u.

PR ras sans A — ———

mms

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SACONTALA

Qui saisit ainsi les plis de mon voile?

UN VIEILLARD. s

C’est le chevreau que {u as tant de fois nourri des graines du synmaka. Il ne veut pas quitter les pas de sa bienfaitrice.

SACONTALA.

Pourquoi pleures-tu, tendre chevreau? Je suis forcée d'abandonner notre commune demeure, Lorsque tu penis de pus peu de temps après la naissance, Je le pris SOUS Ma garde. elourne à la crèche, pauvre jeunechevreau; il faut à présent nousséparer. | La scène des adieux de Roméo et Juliette n’est point indiquée dans Bandello; et elle appartient tout entière à A et Les cinquante-deux commentateurs de Shakespeare, aps PEN apprendre beaucoup de choses inutiles, auraient dû s atlac Es découvrir les beautés qui appartiennent à cet homme extraordinaire, ét celles qu’il n’a fait qu emprunter. Bandello raconte en peu de mots la séparation des deux amants:

A La fine, cominciando l'aurora 4 voler “uscire, st basciarono éstrettamente abbraciarono gli amanti, e pieni di lagrime e sos-

iri si dissero adio (1).

« Enfin, l'aurore commençant à paraître, les deux amants se « baisèrent, due Halles 1 et, pleins de larmes et pirs, ils se dirent adieu. » | « E pan remarquer, en général, que Shakespeare fait un grand usage des contrastes. Il aime à placer la gaieté auprès de la tristesse, à mêler les divertissements et les cris de joie à des pompes funèbres et à des cris de douleur. Que des musiciens appelés aux noces de Juliette arrivent précisément pour accompagner son cercueil ; qu’indifférents au deuil de la maison, ils se livrent à d’indécentes plaisanteries ; el s'entretiennent des choses les plus étrangères à la catastrophe; qui ne reconnait là toute la vie ? qui ne sent toute l’amertume de ce tableau? qui n'a pas été témoin de pareilles scènes? Ces effets ne furent point inconnus des Grecs, et l'on retrouve dans Euripide plusieurs traces de ces naïvetés ue Shakespeare mêle au plus haut ton tragique. Phèdre vient d'expirer; le chœur ne sait s’il doit entrer dans l'appartement de la princesse : | PREMIER DEMI-CHOEUR.

dika, ré dpouev; h Jouet repav douove, Adoui re avurou à émicrusroy Bpiovsz SECOND DEMI-CHCTUR Té d; où mépeiot rpiTpolot vEuviat; To rokia rpicosuv oùx ëv ampust Biov.

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