‹ Itinéraire de Paris à Jérusalem (volume 4)Chapitre 111 sur 111 · L'HISTOIRE DES DUCS DE BOURGOGNE, DE M. DE BARANTE · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DES DUCS DE BOURGOGNE, DE M. DE BARANTE

Décemb-e 1822,

L'histoire de France est aujourd’hui l’objet de tous les travaux littéraires. Nous avons dernièrement encore parlé de la Collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France, depuis l'origine de la monarchie française jusqu'au treizième siècle, siècle où commence la collection de M. Pettiot. L’infatigable président Cousin avait entrepris pour les historiens de l'empire d CE # qu'il avait fait pour les principaux auteurs de l’histoire yza £ line, Sa traduction (dont les deux premiers volumes imprimé

argons, depuis le Goth jusqu’au Parthe, on.

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. siècle; Ouvr

MÉLANGES LITTÉRAIRES

Eh éinitinibissssiite contiennent Éginhard, Thégan astronome , Nitard , Luitprand : Witikind, et les Annales de Saint-Bertin) était à peu près comlète : ses manuscrits existent; ils pourraient être d’un grand secours et épargner beaucoup de travail à M. Guizot. Les grandes Chroniques de Saint-Denÿs, publiées successivement dans le Recueil de dom Bouquet, ne sont aussi, pour les premiers siècles de Ja monarchie, que des traductions des auteurs latins antérieurs à J'établissement de ces Chroniques. j :

D'un autre côté, M. Buchon a commencé une Collection des Chroniques écrites en langue vulgaire du treizième au seizième age différent de celui de M. Petitot, qui ne publie

ue les Mémoires. Il a débuté par une édition de Froissart, aidé deb ses propres recherches par les recherches de M. Dacier : c’est de tout point un important etconsCciencieux travail,

Enfin, la grande collection de dom Bouquet se continue : on remarque pourtant avec peine qu elle a marché moins rapidement depuis la restauration que sous Buonaparte. Quelques savants bénédictins, pendant l’usurpation, ne paraïssaient survivre à leur société et à la monarchie que pour rendre les derniers honneurs à l’une, en achevant d’exhumer l’autre. Quand ces hommes de Clovis et de Charlemagne, que les siècles passés semblent avoir oubliés sur la terre, auront rejoint leurs générations contemporaines, qui parlera la double langue du traité de Strasbourg? : fe 2e à

Il nous arrive ce qui est arrivé à tous les peuples : nous nous

ortons avec un sentiment de regret et de curiosité religieuse à Fétude de nos institutions primitives, par la raison même qu'elles n’existent plus. Il y a dans les ruines quelque chose qui charme notre faiblesse, et désarme, en la satisfaisant, la malignité du cœur humain. Aujourd’hui nous connaissons mieux qu autrefois la vieille monarchie : lorsqu elle était debout, notre œil embrassait mal ses vastes dimensions; les grands hommes et les grands empires sont comme les colosses de l’Égyple, on ne les mesure bien que lorsqu ils sont tombés.

Parmi les ouvrages historiques du moment, il faut surtout distinguer celui de M. de Barante. L:

Rien d’abord de plus heureusement choisi que le sujet.

Toute histoire qui embrasse un me grand espace de temps manque d'unité et épuise les forces de ‘historien. L'Histoire des dues de Bourgogne de la maison de Valois n’a pas ce défaut ca-

tal . elle est resserrée tout entiere entre deux batailles célèbres, à bataille de Poitiers, où combattit et fut blessé, auprès du roi son père Philippe le Hardi, premier duc de Bourgogne de la maison de Valois; et la bataille de Nancy, où fut tué Charles le Téméraire, dernier duc de cette race. À la fois biographie et histoire générale, elle aurait pu étre écrile par Plutarque et par Tacite. Élle commence et elle finit comme un poëme épique, s’égarant, sans se perdre, dans une multitude d aventures qui tiennent du merveilleux. Elle embrasse nos guerres civiles et étrangères depuis le roi Jean jusqu’à Louis XI; elle amène tour à {our sur Ja scène Charles V et Daguesclin, Edouard [IT et le prince Noir, Charles VI et Isabeau de Bavière, Henri V et ses frères, Charles VII, Agnès Sorel, la Pucelle d'Orléans, Richemont, Talbot, Lahire, Xaintrailles et Dunois ; elle passe à travers les ravages des Compagnies el les horreurs de la Jacquerie, à travers les insurrections populaires, les massacres et les assassinats produits par les rivalités des maisons de Bourgogne et d'Orléans. Et tout à coup cette terrible histoire de quelques cadets de la Maison de France vient expirer aux pos de ce personnage unique dans nos annales, de ce Louis XI, qui faisait décapiter le connétable et emprisonner les pies et les geais instruits à dire, par les bour-

eois de Paris : « Larron, va dehors; va, Perrette(1), » tyran justicier, méprisé et aimé du peuple pour ses mœurs basses et sa haine des nobles ; opérant de grandes choses avec de petites gens ; transformant ses valets en bérauts d'armes, ses barbiers en ministres, le grand prévôt en compère, et deux bourreaux, dont l’un était gai et l’autre triste, en compagnons; regagnant par son es- (SE ce qu'il perdait par son caractère; réparant comme roi les

aules qui lui échappaient comme homme; brave chevalier à vingt ans, et pusillanime vieillard; mourant entouré de gibets, de cages de fer, de chausse-trappes, de broches, de chaînes appelées Les fillettes du roi, d’ermites, d’empiriques, d’astrologues,

(4) Moquerie de 11 sortie de Louis XI de Paris, et du traité de Péronne. Voilà comme nous aurions té pour les ministres s’ils étaient parvenus à nous ter la Liberté de la presse ; nous aurions eu la ressource des perroquets,

après avoir créé l'administration française, rendu permanents les offices de judicature, agrandi le royaume par sa politique et ses armes, el vu descendre au tombeau ses rivaux et ses ennemis, Edouard d'Angleterre, Galéas de Milan, Jean d'Aragon, le duc de Bourgogne, et jusqu’à la jeune héritière de ce duc : tant il ÿ avait quelque chose de fatal attaché à la personne d'un prince qui, par gentille industrie, dit Brantôme, empoisonna son frère, le duc de Guyenne, lorsqu'il y pensoit le moins, priant la Vierge, sa bonne dume, sa petite maîtresse, sa grande amie, de lui obtenir son pardon! |

Quand Charles le Téméraire et Louis XI disparaissent, l’Europe féodale tombe avec eux : Constantinople est pris ; les lettres reuaissent dans l'Occident ; l’imprimerie est inventée, l’Amérique, découverte; la grandeur de la Maison d'Autriche commence par le mariage de l’héritière du duc de Bourgogne avec Maximilien ; Léon X, François Ie", Charles-Quint, sont à peu de distance; Luther, avec la réformation religieuse et politique, est à Ja porte; et l’histoire des ducs de Bourgogne, en finissant, vous laisse au bord d'un nouvel univers.

Par un égal bpnheur, les sources d’où découle l’histoire des ducs de Bourgogne sont abondantes. Nous avons, pour les cinq règnes compris entre la mort de Philippe de Valoiset l’avénement de Charles VILT à la couronne, à peu près cent quatre-vingts manuscrits et cent quarante-trois mémoires el chroniques imprimés. Il faut ajouter à cela la collection des auteurs bourguignons et celle des auteurs anglais depuis Édouard III jusqu'à Édouard V, sans parler des documents du Trésor des Chartres et des Actes de Rymer. Au commencement et à la fin de ces histoires, on trouve Froissart et Philippe de Comines, l’'Hérodote et le Thucydide de nos âges gothiques. Fe

Les vignettes des manuscrits donnent l’idée la plus nette des usages du temps. On y voit des batailles, des cérémonies publiques, des prestations de foi et hommage, des intérieurs de maison et de palais, des vaisseaux, des chevaux, des armures, des vêtements de toutes les formes et de toutes les classes de la société. 6 |

M. de Barante s’est servi de ces matériaux en architecte babile. Il a ramené le goût pur de l’histoire et la simplicité de la bonne école. Point de déclamations, point de prétentions à la sentence; rien de plus attachant et à la fois de plus grave que son récit. Il peint les mœurs sans avertir qu'il les peint où qu'il va les peindre. F + 3

Lorsqu'on a vu naître parmi nous l’histoire prétendue philosophique, les auteurs nous ont dit : « Jusqu'à présent on n’a fait « que l'histoire des rois, nous allons tracer celle des peuples. « Nous nous attacherons surtout à faire connaître les mœurs, etc. »

Et puis ils ont cru s’élever au-dessus de leurs devanciers, en terminant leurs périodes par quelques lieux communs contre les crimes et les tyrans, et en nous disant à la fin de chaque règne comment en ce temps-là les habits étaient faits, quelle était la coiffure des femmes et la chaussure des hommes, comment on allait à la chasse, ce que l’on servait dans les repas, etc. :

Les mœurs et les usages ne se mettent point à part dans le coin d’une histoire, comme on expose des robes êt des ornements dans un vestiaire, ou de vieilles armures dans les cabinets des curieux ; ils doiventse montrer avec les personnages, et donner la couleur du siècle au tableau. Hérodote nous apprend les détails de la vie privée des peuples de sa patrie, digne aujourd'hui de son antique gloire, lorsqu'il nous représente les trois cents Spartiates, avant le combat des Thermopyles, se livrant aux exercices gymniques et peignant leurs cheveux, ou les Grecs assistant aux jeux olympiques après le même combat, et recevant, pour prix de la course, une couronne de cet olivier que l’on appelait l'olivier aux belles couronnes : élaig xuhoTépavos.

Nous connaissons toute la vie d'un vieux Romain, lorsque les députés du sénat, allant annoncer la dictature à Cincinnalus, le trouvent dans son champ de quatre arpents, conduisant la charrue ou creusant un fossé. Ils le saluent, offrent aux dieux des vœux pour sa prospérité et pour celle de la république , et le prient de prendre sa toge pour entendre ce que lui demande le sénat. Cincinnatus, étonné, s’enquiert s’il est arrivé quelque malheur, essuie la poussière et la sueur de son front, et envoie sa femme Racilia chercher sa toge dans sa cabane : Togam propere e tugurio proferreuxorem Raciliam jubet, dit Tite-Live.

Nous revoyons dans Tacite les dictateurs, mais les dictateurs perpétuels, fs n’habitent plus le tugurium, mais le palatium ; et,

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« semble que le pays soit tout vostre, et pardieu non est! » Il fut tué en combattant à pied parce qu'il s’embarrassa «dans un

. € branlant tellement le corps, la teste et les jambes,

. CAS trouvoient cette façon-là de marcher plus belle que pas

faire passer les usages et les mœurs dans la narration. I décrit

RAA RALRLARARARARARRRRARERR A

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quand ils descen lent jusqu’à la villa, c’est pours'y livrer à la débauche, ou pour y méditer des ioriaits. Le sénat ne leur donne plus le pouvoir suprême pour prix de leurs vertus, mais pour récompense de leurs crimes : Cuncta scelerum suorum proegregqiis accipi videt.

Avec nos vieux chroniqueurs on voit lout, on est présent à tout : Froissart nous fait assister aux festins d'Edouard IE, anx combats de ses guerriers. La veille de l'affaire du pont de Lussac, où le fameux Jean Chandos fut tué, il s'était arrêté sur le chemin, dans une hôtellerie . «Il estoit, dit Froissart, dans une « grande cuisine près du foyer, et se chauffoit de feu de paille « que son hérault lui faisoit, et causoit familièrement à ses gens,

«et ses gens à lui, qui volontiers l'eussent osté à sa mélan- « colie. » Le lendemain Chandos partit et rencontra les Fran-

cais, conduits par messire Louis de Saint-Julien, et Kerlouet le Breton : « Les Anglois se placèrent sur un lertre, peut-esire « trois bouviers de terre en sus du pont. » On voit que Froissart comple à la manière d'Homère. Le bouvier est l’espace que deux bœufs peuvent labourer en un jour. Chandos parle ensuite comme les héros de l'{iade; il raille les ennemis : «€ Enire « nous, François, s'écrie-t-il, vous estes trop malementbonnes « gens d'armes; vous chevauchez partout à leste armée; il

« grand vestement qui lui battoit jusqu'à terre, armoyé de son « armoirie d’un blane satin... Si commencèrent les Angloïs à « regretter et à doulorer moult, en disant : « Gentil chevalier, « fleur de tout honneur! messire Jean Chandos! à mal fut le « glaive forgé dont vous estes navré et mis en péril de mort! » « De ses amis et amies fut plaint et regretté monseigneur Jean « Chandos; et le roi de France, et les seigneurs de France « l’eurent tantost pleuré. »

Cet art de nous transporter au milieu des objets se fait remarquer chez nos vieux écrivains jusque dans la satire hislorique. Thomas Arthus nous représente Henri I couché dans un lit large et spacieux, se plaignant qu'on le réveille trop tôt à midi, ayant un linge et un masque sur le visage , des gants dans les mains, prenant un bouillon et se replonueant dans son lit. Dans une chambre voisiie, Caylus, Saint-Mesgrin et Maugiron se font friser, et achèvent la toilette la plus correcte : on leur arrache le poil des sourcils, on leur met des dents, on leur peint le visage, on pa-:se un temps énorme à les habiller et à les parfumer. Ils partent pour-se reudre dans la chambre de Henri LE,

à P que je & croyois à tout propos qu ils dussent tomber de leur Jong..……

« une aulre, »

M. de Barante s’est pénétré de cette importante idée, qu’il faut

les batailles avec feu : on y assiste. Il faut lire dans le livre second la fameuse aventure du connétable de Clisson et du duc de Bretagne. Y a-t-il rien de plus animé que la peinture de ce qui advint après la signature du traîté entre le Dauphin et Jean sans Peur, au mois de juillet 4419? « La paix des princes, dit

l'historien, leur avait causé (aux Parisiens) une grande joie ; cependant ils ne voyaient pas qu'on s’occupât beaucoup à faire cesser les désordres... Mais les esprits furent encore bien plus tristement émus lorsque le 29 juillet, vers le milieu de la Journée, on vit arriver à la porte Saint-Denys une troupe de pauvres fugitiis en désordre, et troublés d'épouvaute. Les uns étaient blessés et sanglants; les autres tombaient de {aim, de soif et de fatigue. On les arrêta à la porte, leur demandant qui ils étaient, et d'où venait leur désespoir : Nous sommes de Pontoise, répondaient-ils en pleurant; les Anglais ont pris la ville ce matin; ils ont tué ou, blessé tout ce qui s'est trouvé devant eux. Bienheureux qui a pu se sauver de leurs mains! jarnais les Sarrasins n’ont elé si cruels aux chrétiens qu'ils le sont. — Pendant qu'ils parlaient , arrivaient à chaque inslant, vers la porie Saint-Denys et la porte Saint- Lazare, des malheureux à demi nus, de pauvres femines por tant leurs entinis sur les bras et dans une hotte, les unes sans chaperon, les autres avec un corset à demi altaché ; des prères en Sufplis et ià tête découverte. Tous se lameutaient : 0 ron Dieu l'disaient-ils, préservez-nous du. désespoir par voire miséricorde ; ce inatin nous étions encore dans nos inaisuns , heureux et tranquilles ; à inidi , nous voilà comme geuis

gie, à ne pas dénaturer les faits, à ne pas

" RE ; plus que -péien et républicain sous Auguste; Tacite, n'ayant plus 44

époque, et deux nouveaux volumes sont au MONER es jibleal F2

‘ . + fe , dy 4 = 49 AVEEAC à son fils bien-aimé, le jeune Philippe de France, a AE ge ‘battu et avait été blessé auprès de lui à la bataille de * r du f

‘duché de Bourgogne; c’est Philippe le Hardi, pie

4 + . re F mn $ “règne si sage, si feruie en événements et en gTaDit vi, 00

« exilés, cherchant notre pain. — Les uns s'évanouissaientel® « fatigue ; les autres s'asseyaient par lerre, ne sachant ère « venir; puis ils parlaient de ceux qu ils avaient laissés de 5 «a eux. » | } HE Yoilà la vraie manière de l’histoire : c’est excellent. ide L'Histoire des ducs de Bourgogne est écrite sans pra parti; mais non pas avec celte impartidlité contraire re l’histoire, qui reste indifférente au vice et à {a vertu. AE blié dans l’école moderne que l'histoire est tn tableau, A ri le jugement le compose, c'est l'imagination qui le fe pa ". véritable impartialité historique consiste à rapporter à sa ments avec une scrupuleuse exactitude, à respecter la chr Us donner à. un j'CLs

= nebt « + “ 7 1 * LA fe il à nage ce qui appartient à l’autre : le reste est luissé au sentimep libre de l'historien. OT C’est ainsi que M. de Barante écrit néc

ede & 8 13

essairement dans

idées qui dominent son système politique. Quand il expos crimes des classes secondaires de la société avec autall excuse cérité que d'horreur, on seut qu'il y trouve une sorte 4 rie dans l’oppression des peuples et des communes : quete

conte les vertus des chevaliers, on entrevoit qu'il serait plis cé: tisfait si ces vertus appartenaient à une autre race À fiéllé de son pinceau. Chaque historien a son affection à AND de Athénien est Spartiate dans son histoire, Tite-Live 65° E des

Ge” s dd lyrans à maudire, se compose des modèles de ts À

quelques hommes privilégiés ou dans les Pa A au lor$é j À . ; us | SN manie, En Angleterre, tous les auteurs sont wbigs, eunéle

Bossuet, parmi nous, dédaigne de prendre des TRUE Qu sur la terre; c'est dans le ciel qu’il va chercher ses GO Siple Jui fait cet empire du monde, présent de nul prix, copier 2e dit lui-même ? S'il est partial, c’est pour le monde étel ee qui écrivant l'histoire au pied de la Croix, il écrase les peupie Je le signe de notre salut, comme il asser vit les FYÉRGUES | ination de son génie. Re à À Le Ft publié quatre volumes de »où ba | ui font vivement désirer le reste. [l poursuit son ou vraie eelte patience laborieuse sans laquelle le talent ue je lueurs passagères, et. ne laisse que des travaux IntOSte

q “hommés

L'histoire est la relraile aussi noble que naturelle de | qe ad talent qui est sorti des affaires publiques. Là encore à Yaieol

justices à faire. Nous savons bien que ces jusuces ns pl” wuère dans ce siècle ceux qui se sont accoultuInes au A mé. blic ; il y a des homines qui ne font pas plus de cas e 2 ieds" moire que de leur cadavre; peu 1mporte qu'on la foule pt rss ls ne le sentiront pas : mais ce n'était pas pour pui et rel0® c'était pour épouvanter les vivants, que lon {rainail ms sur la claie les corps de certains criminels.

Moi 1825 " ‘ . L et imp

Nous avons rendu compte des premiers volumes depuis EE tant et bel ouvrage. Deux autres volumes ont es ge araitté

Renetions rapidement sous les yeux du lecieur dratnatique el si varié. AE

Le rot Jean est prisonnier en Angleterre ; Philippe rt; Jeu! dernier duc de la première maison de Bourgogne, er il ren recueille son héritage, comme si la Providence vou “ ces du. au monarque captii autant de puissance et de pro etant

+ 2 ee à La al allait en céder à Édouard {LE pour sa rançon. Mais Je air cour

pouf” |

Bourgogne de a maison de Valois. re de Charles Sous ce premier duc s'écoule tout le règne de ILES hole

à more mi nm de lo tirt es sosie dEaré remet à

mais qui devait se terminer par le règne de Charles 9 89) naissent toutes Les calanités de la France. 7 de phase Philippe le Hurdi vitencore coimimencerla Her n A re ATLAS et celte lutelle orageuse que se disputèrent des onc PNEU | ét une mère dénaiurée. Les querelles des RE. do y de Bourgogne éclatèrent. A y a quelque house ge PE je a ach 4

: " j de ) HE] ne | la maison de Bourgoyne, mais quelque puaes, +. partis | poli PS

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dans celle d'Orlcaus. On:se range analgré S0! x son ÿ$ pardonne la iubiesse de ses imœurs, Elt faveur.

à DE PR A DAÉTT PETrre

MÉLANGES LITTÉRAIRES. 207

les arts et de son héroïsme : par sa branche illégitime, on passe -de Dunois aux Longüeville ;: par sa branche légitime, on arrive de Valentine de Milan à Louis XIL et à François Ler,

Le premier crime vient de la maison de Bourgogne : Jean sans Peur, qui avait succédé à son père Philippe le Hardi, fait assassiner le duc d'Orléans le 23 novembre 1407 11 semble d’abord nier son crime, el s’en vante ensuite hautement, dernière ressource des hommes qui peuvent être convaincus, mais qui sont trop puissants pour être punis. Le duc de Bourgogne devient populaire à Paris. La reine fait, emmenant à Tours le roi malade. Valentine de Milan succombe à sa douleur, sans avoir pu “obtenir justice.

« Sa vie n'avait pas été heureuse, dit M. de Barante ; sa beauté, -« sa grâce, le charme de son esprit et de sa personne n'avaient « réussi qu'à exciter la jalousie de la reine et de la duchesse de « Bourgogne. Les tendres soins qu’elle avait pris du roi avaient « accrédité encore plus la réputation de magie et de sortilége « qu’elle avait parmi le vulgaire. Elle avait ainié son mari, et «il lui avail sans cesse et publiquement préféré d’autres femmes. € Un horrible assassinat le lui avail enlevé, et loute sa justice lui « élait refusée; son bon droit et sa douleur étaient repoussés par -@ la violence. Sauf la première indignation que le crime avait « produite, elle ne trouvait partout que des cœurs intéressés, des -€ sentiments froids, ou une opinion mal\eillante. Dans les der- (Ciniers temps de sa vie elle avait pris pour devise : Rien ne “Cm'est plus, plus ne m'est rien. C'était grande pitié que d’en- -Ctendre au monrent de sa mort ses plaintes et son désespoir. © Elle mourut entourée de ses trois fils et de sa fille. Elle vit € aussi venir près d'elle Jean, fils bâtard de son mari et de la € dame de Cauny. Elle aimait cet enfant à l’égard des siens, et « le faisait élever avec le plus grand soin. Parfois, le voyant € plein d'âme et d’ardeur, elle disait qu'il lui avait été dérobé, “« et qu'aucun de ses eniants à-elle n’était si bien taillé à venger € la mort de son père. Cet-eniant fut le comte de Dunois. »

«Ce portrait est plein d’intérêtet de charme : le talent de l’auteur se montre surtout dans les délails où la sévérité de l’histoire permet un moment d’abaisser le ton et d'adoucir les couleurs. Les sortiléges de Valentine de Milan étaient ses grâces : cette étrangère, cette [alienne, apportant dans notre rude climat, dans

la France à demi barbare, des mœurs civilisées et le goût des |

arts, dut paraître une magicienne : on l'aurait brûlée. pour sa beauté, comme on brûla Jeanne d'Arc pour Sa gloire.

Le traité de Chartres donna tout pouvoir au duc de Bourgogne ; on {rancha la tête au sire de Montaigu, administrateur des tinances , ce qui ne remédia à rien ; on convoqua une assemblée pour réformer l'État, et l'Etat n’en alla que plus mal. Les princes inécontents prirent les armes contre le duc de Bourgogne. Le duc d'Orléans, fils du duc assassiné, avait épousé en secondes noces Bonne d'Armagnac, fille du comte Bernard d’Armaguac, d’où le parti du duc d'Orléans, conduit par le comte Bernard, prit

le nom d'Armagnac. On lraite inutilement à Bicêtre; on se pré- |

De “de nouveau à la guerre. Les Armagnacs assiégent Paris; e duc de Bourgogne arrive avec une armée, et en fait lever le Siége. À traver. tous ces maux, l’ancienne guerre des Anglais Continue, et un roi en démence ne reprend par intervalle sa raison que pour pleurer sur les malheurs de ses peuples.

Une sédition éclate dans Paris : les palais du roi et du Dauphin Sont forcés ; la faction des bouchers prend le chaperon blanc ; le duc de Bourgogne perd son pouvoir, else retire. On négocie à Arras.

Le roi d'Angleterre descend en France. La bataille d’Azincourt Perdue renouvelle tous les malheurs de celles de Crécy et de Voiliers, Paris est livré aux Bourguignons après avoir élé gou- Verné par les Armagnacs; les prisons sont forcées, et les prison- Mers massacrés. Les Anglais s'emparent de Rouen, et Henri V Prend le titre de roi de France.

Un traité de paix est conclu à Ponceau entre le duc de Bour- $oune et le Dauphin (1419). Vaine espérance! les inimitiés Client trop vives : Jean sans Peur est assassiné sur le pont de Montereau. A Le nouveau duc de Bourgogne, Philippe le Bon, s'allie avec lance, et Charles VI le reconnait pour son héritier, au préjuice du Dauphin. Deux ans après la signature du trailé de Troyes,

barles VI mourut à Paris; il avait été précédé dans la tombe

Par Henri V. Écoutons l'historien :

« Déjà depuis longtemps Charles VI n'avait plus ni raison ni

« du pauvre peuple; jamais on n -€ malheurs qui avaient désolé le r

les Anglais pour venger.son père. Henri V épouse Catherine de :

« mémoire, cependant il élait toujours demeuré chéri et respecté

€ trois années de son règne. On « nesse, il avait su plaire à tous par sa douceur « ses manières aimables ; que de grandes espérances

Quoi de plus touchant et de plus philosophique à la fois que ce récit! Le duc de Bedfort revenant des funérailles de Henri Y, roi d'Angleterre, pour ordonner celles de Charles VI, roi. de France; cette course entre deux cercueils, du cercueil du plus glorieux comme du plus heureux des monarques, au cercueil du plus obscur comme du plus infortuné des souverains : voilà ce que l'historien vous met sous les yeux sans réflexions, sans un vain étalage de moralités. Grande et sérieuse manière d'écrire l’histoire! La leçon est dans le tableau, et le tableau est digne de Ja leçon.

On sait que l'infortuné monarque, lorsqu'il reprenait sa raison, ne cessait de gémir sur les maux de la France : et lorsqu'il éprouvalt une rechute, poursuivi par l'idée que sa folie le rendait une sorle de fléau pour ses sujets, il soutenait qu’il n’était pas roi, et eflaçait avec fureur son nom et ses armes partout où il les renconirait.

Le Dauphin se trouvait à Mehun sur Yèvres, en Berry, lorsqu'il apprit la mort de son père. « La bannière de France fut levée, « dit encore excellemment M. de Barante; et ce fut dans une € pauvre chapelle, dans une bourgade presque inconnue, que « pour la première fois Charles VIT fut salué du cri de vive Le « roil .... Les Anglais, par dérision, le nommèrent Le roi de « Bourges; mais on pouvait voir dès lors combien il serait difii- « cile de vaincre son bon droit et d'établir d’une façon durable le « pouvoir des anciens ennemis du royaume. »

Richemont, Dunois, Xaintrailles, Lahire, soutiennent d’abord l'honneur français sans pouvoir arracher la France aux étrangers; tnais Jeanne d’Arc parait, et la patrie est sauvée. -\Quelque chose de miraculeux, dans le malheur comme dans la prospérité, se mêle à l’histoire de ces temps : une vision extraordinaire avait Ôté la raison à Charles VI; des révélations mystérieuses arment le bras de la Puceile : le royaume de France est enlevé à la race de saint Louis par une cause surnaturelle : il lui est rendu par un prodige.

I faut lire, dans l'ouvrage de M. de Barante, le morceau entier sur la Pucelle d'Orléans. Il a su conserver dans le caractère de Jeanne d'Arc la naïveté de la paysaune, la faiblesse de la femme, l'inspiration de la sainte, et le courage de l’héroïne, On voit la bergère de Domremy planter une échelle contre les retranchements des Anglais devant Orléans, entrer la première dans la bastille attaquée : on la voit blessée, précipitée dans le fossé, pleurer et s’elfrayer, mais revenir Dientôt à la charge, emporter d'assaut les tourelles, en criant au capitaine anglais qui Les détendait : « Rends-toi au Roi des cieux! »

Confiante daus ce succès sans en êlre enorgueillie, elle déclare

w’elle va conduire le roi à Reims pour le faire sacrer, De « durerai qu’un an, où guère plus, répélait-elle : il ine faut done « bien l'employer. » Elle annonçait qu'après le sacre la puis-

sance des ermemis irait {oujours décroissant, On obéit à la voix de

cette femme extraordinaire. Jargeau est escaladé 5 le fameux

Talbot est vaincu et fait prisonnier à Patay. Cependant, manquant de vivres, et découragée par son petitnombre, l’armée du ro1, arrétée devant Troyes, veut retourner sur la Loire. La Pucelle prédit que Troyes va se soumettre, et Troyes ouvre en effet ses portes. Châlons se rend. Charles VI entre à Reims le 43 juillet1429 :ilest sacré à ces fontaines baptismales de Clovis où, après d'aussi grandes infortunes, Dieu ramène aujourd’hui Charles X.

« Pendant la cérémonie, Jeanne la Pucelle se tint près de l’au- € el, portant son étendard : et lorsque après le sacre elle se jeta {à Senoux devant le roi, qu’elle lui baisa les pieds en pleurant, { personne ne pouvait retenir ses larmes en écoutant les paroles « qu'elle disait : Gentil roi, ores est exécuté le plaisir de Dieu, € Qui vouloit que vous vinssiez à Reims recevoir vostre digne { Sacre, pour monstrer que vous estes vrai roi, et celui auquel & doit appartenir le royaume. »

Cependant Jeanne annonçait que son pouvoir allait expirer. « Savez-Vous quand vous mourrez, et en quel lieu ? » lui disait le bâtard d'Orléans.

« Je ne sais, répliqua-t-elle ; c’est à la volonté de Dieu : j'ai € accompli ce que Messire m'a commandé, qui estoit de lever le € siège d'Orléaus, et de faire sacrerle gentil roi. Je voudrois « bien qu'il voulust me faire remener auprès de mes père et « mère, qui auroient tant de joie à me revoir. Je garderois leurs € brebis et bétail, et ferois ce que j'avais coutume de faire. »

Le roi, entré dans l'Ile de France, vient attaquer Paris. Jéanne avait passé le premier fossé; elle: sondait le second avec une lance, lorsqu’elle fut atteinte à là jambe d’un coup de flèche. L’armee reçoit l'ordre de faire retraite. « Jeanne, qui voulait quitter « le service, suspendit son armure blanche au tombeau de saint € Denys, avec une épée qu'elle avait conquise sur les Anglais « dans l’assaut de Paris: » Ellese baltit pourtant encore quelque temps : son avis était qu’on ne pouvait trouver la paix qu'à la pomle de la lance. « La terreur que répandait son nom devint

« telle, dit l'historien, que les archers et les gens d'armes qu'on

« enrôlait en Angleterre-prénaient la fuite, et se cachaïent plu- € tt que de venir en France combattre contre la Pucelle. » Jeanne allait retourner à Dieu, dont elle était venue. Dans une sortie vigoureuse qu’elle fit de Compiègne sur les Ourguignons qui assiégeaient cette ville, elle tomba aux mains e ses cruels ennemis, Le jour même où elle fut prise, elle avait « dit : «Je suis trahie, et bientôt je serai livrée à la mort, Je ne *Pourrai plus servir mon roi, ni le noble royaume de France. »

es Anglais, en apprenant la prise de Jeanue, poussèrent des cris de joie; ils crurent que toute la France était à eux. Le duc de Bedfort fit chanter un Te Deum.

Sur la demande d'un inquisiteur et de l'évêque de Beauvais,

à Pucelle fut livrée aux Anglais par les Bourguignons, ou plutôt vendue pour la somme de dix mille francs. On fit faire une Cage de fer où on l’enferma, après lui avoir mis les fers aux Pieds : eile fut déposée, ainsi traitée pour la France, dans la grosse tour de Rouen. « Les archérs anglais qui gardaient celle C pauvre fille l’insultaient grossièrement, et parfois essayèrent « de lui faire violence. » Elle fut exposée aux oufrages même es seigneurs anglais.

n procès commença. Environnée de piéges, enlacée dans €$ mensonges par lesquels on voulait surprendre sa foi, Jeanne fut trahie même par le premier confesseur qu’on lui envoya. L’é- Yêque de Beauvais et un chanoine de Beauvais conduisaient toute la procédure, « Jeanne commença par subir six interrogatoires « de suite devant ce nombreux conseil. Elle y parut peut-être € plus courageuse que lorsqu’elle combattait les ennemis du € royaume. Cette pauvre fille, si simple que tout au plus savait- « elle son Pater et son Ave, ne se troubla pas un seul instant, « Les violences ne lui causaient ni frayeur ni colère. On n'avait © Voulu lui donner ni avocat ni conseil; mais sa bonne foi et son bonsens déjouaient toutes les ruses qu'on employait pour la faire répondre d’une manière qui aurait donné lieu à la soupsonner d’hérésie ou de magie. Elle faisait souvent de si belles

Téponses, que les docteurs en demeuraient tout stupélaits. »

Ru on l'interrogeait touchant son étendard, RUR , Portois au lieu de lance, dit-elle, pour éviter de tuer

€ quelqu'un : je n'ai jamais tué personne. »

B a oo LL

€ venu était monté sur le bûcher avec elle : il y était encore

Ce crime du génie n’a pas même l'excuse du crime de Ja pu

MÉLANGES LITTÉRAIRES

On voulut savoir quelle vertu elle attribuait à cette bannière

« Je disois : Entrez hardiment parmi les Anglais, et j'y en « trois moi-mesme, »

On lui demanda pourquoi au sacre de Reims elle avait te son étendard près de l’autel ; elle répondit :

« Il avoit esté à la peine, c’estoit bien raison « neur, »

On voulut avoir d’elle avant son supplice une sorte d’aveu pt blic de la justice de sa condamnatiôn. Un prédicateur ayant p contre le roi de France, Jeanne l’interrompit en lui dis « Parlez de moi, mais non pas du roi : j'ose bien dire et jurer, « sous peine de la vie, que c’est le plus noble d’entre les chrés € tiens. »

Elle allait échapper à ses bourreaux, en réclamant la juridietion ecclésiastique; elle avait repris les vêtements de son sexe et promis de les garder : pour lui faire violer cette promesse, On. lui enleva ses vêtements pendant son sommeil, et on ne lui laiss® qu’un habit d'homme: Obligée par pudeur de s’en revêtir, elle fut jugée relaps, comme telle abandonnée au bras séculier, êt condamnée à être brûlée vive. e À

La sentence futexécutée. Son second confesseur, qui rachela par ses vertus l’infâme trahison du premier, « frère Martin l'Ad“

ni

qu'il fust à l'hon-

« que le bourreau allume le feu : « Jésus! » s’écria Jeanne, « elle fit descendre le bon prêtre. « Tenez-vous en bas, dit-elle; « levez la croix devant moi, et dites-moi de pieuses paroles juë «€ qu’à la fin. » Protestant de son innocence et se recommän dant au ciel, on l’entendit encore prier à travers la flamme! dernier mot qu’on put distinguer fut Jésus. |

Tel fut le premier trophée élevé par les armes anglaises jeune Henri VI, qui se trouvait alors à Rouen! telle fut la fe qui sauva la France, et l'héroïne qu’un grand poëte a outr:

sance : l'Angleterre avait élé vaincue par le bras d’une ville. geoise; ce bras lui avait ravi sa proie; le siècle était grossiemet superslitieux; et enfin ce furent des élrangers qui immolèrenh Jeanne d'Arc, Mais au dix-huitième siècle | mais un Franea mais Voltaire !.… Honneur à l’historien qui venge aujourdli d’une manière si pathétique tant de vertus et de malheurs” 4 Disons-le aussi à la louange des temps où nous vivons, @1èn telle débauche du talent ne serait plus possible. Avant l’établis®n sement de nos nouvelles institutions, nous n'avions que de mœurs privées, aujourd’hui nous avons des mœurs publiques, et partout où celles-ci existent, les grandes insultes à la patrie ne peuvent avoir lieu; Ja liberté est la sauvegarde de ces renom mées nationales qui appartiennent à lous les citoyens. es Henri VI quitta Rouen, et vint à Paris; il fut couronné dans cette cathédrale où devait être consacrée une autre usurpation il n’y resta qu’un mois. Le traité d'Arras réconcilia le roi de France et le duc de Bourgogne. Paris ouvrit ses pois au maréchal de l’Ile-Adam (1456), et le roi, un an après, y fit son entrée solennelle, « Le sire Jean Daulon, qui avait été écuyer de [Le « Pucelle, tenait le cheval du roi par la bride : Xaintrailles por= « tait devant lui le casque royal, orné d’une couronne de fleurs « de lis; et le bâtard d'Orléans, le fameux Dunois, couvert d une « armure éclatante d'or A menait es du roi.»

ous avons été bien malheureux; nos pères l’ont-ils été moins® xHS D RAGE de Charles VI et de Charles VII, M. de Barante nous présentera le tableau de la tyrannie de Louis XI. Les Sn + de l'Italie et la captivité de François Ler ne sont pas loin, elles fareurs de la Ligue les suivent. La France ne respire entinqu N près les désordres de la Fronde; car si les guerres de Louis XIV l'épuisèrent, elles ne troublèrent pas son repos. Cette paix Ge tinua sous Louis XV, et il faut remarquer que c’est en avançan vers la civilisation, que les peuples voient augmenter la somm£ de leurs prospérités. L’immense orage de la révolution a éclal après un siècle et demi de tranquillité intérieure. Il a changé 1 lois et les mœurs; mais il n'a pas arrêté la civilisation. Une aulrê histoire va naître: quels en seront les personnages ? Souhailonss, leur un historien qui, comme M. de Barante, parle des r0Ë sans humeur, des peuples sans flaltérie, et qui ne méprise D n’estime assez les hommes pour altérer la vérité. |

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