‹ Itinéraire de Paris à Jérusalem (volume 4)Chapitre 95 sur 111 · RE DE SEPT RE PS ST · texte numérisé non relu

RE DE SEPT RE PS ST

m Dei, altare, et adorantes in eo, ajoute :

foris Templum... ne meliaris illud, quo- Cet article, ne metiaris, nous donne à

mihi: Metire Templu Atrium vero quod est niam datum est Gentibus.

entend RE) LE " se renfermer dans un espace plus étroit que l'aire entière du

temple; et ce qui précède, savoir Atrium quod est Loris, nous fait néanmoins connaître un supplément d'espace à celte mesure, et nous apprend en même temps sa destination, quoniam datum est Gentibus. Cet endroit de l’Apocalypse peut avoir un fondement absolu et de comparaison (indépendamment de tout sens mystique ou figuré) sur la connaissance que saint Jean avait conservée du temple même de Jérusalem. Josèphe, qui attribue au temple une triple enceinle, désigne indubitablement par là trois espaces différents. De manière qu'outre 1 Atrium Sacerdotum et l'Atrium Israelitarum, desquels on ne peutdispuler, il faut de nécessité admettre un troisième espace, tel en effet qu’il se manifeste ici. |

Le père Lamy, que l’habileté en architecture a beaucoup servi dans sa description du temple, appliquant la mesure des cinq cents coudées à l’enceinte de l’Atrium des Israélites, et pratiquant un Atrium exlérieur avec une sorte de combinaison dans les proportions des parties du temple, se trouve conduit par là à attribuer environ deux mille six cent vingt coudées hébraïques au pourtour de son Ichnographie du Temple. Ce nombre de coudées, sur le même pied que ci-dessus, revient à sept cent quarante-six toises. Or, rappelons-nous que la longueur du terrain de la mosquée de Jérusalem, déduite du plan de cette ville, a été donnée d’environ deux cent quinze toises : la largeur d’environ cent soixante-douze. Multipliez chacune de ces sommes par deux, vous aurez au total sept cent soixante-qualorze toises. Sur

uoi on peut vouloir rabattre un cinquantième, ou quinze à seize toises pour mettre l’échelle du plan au niveau de ce qui a

aru plus convenable dans la mesure totale de l’enceinte de Jérusalem. Et sur ce pied il n’y aura que treize ou quatorze toises de plus ou de moins dans la supputation du circuit du terrain

ui appartient au temple. Il est vrai que le père Lamy a em-

loyé en quatre côtés égaux la quantité de mesure qui a quelque inégalité de partage dans ce que fournit le local. Mais qui ne voit

ue la parfaile égalité dans le père Lamy n’a d'autre fondement qu’une imitation ou répétition de ce qui était propre au corps du temple, isolé de l'Atrium extérieur des Gentils? Et, vu qu'aucune circonstance de fait ne sert de preuve à une semblable répétition, plus aisée vraisemblablement à imaginer que propre au terrain, elle ne peut être regardée comme positive.

Après avoir reconnu quelle était l'étendue du temple, on ne peut s'empêcher d'être extrêmement surpris que ce qu’on trouve dans Josèphe sur ce sujet soit peu conforme au vrai. On ne comprend pas que cet historien, qui, dans les autres circonstances, cherche avec raison à donner une haute idée de cet édifice, ait pu se tenir fort au-dessous de ce qu'il convient d'attribuer à son étendue. Les côtés du carré du temple sont comparés à la longueur d’un stade, en quoi il paraît s’être mépris comme du rayon au diamètre; et, dans un autre endroit, le circuit du terrain entier, ÿ compris même la tour Antonia, qui tenait à l'angle nord-Guest de l’enceinte du temple, est estimé six stades. Il aurait pu écrire déxx au lieu d'£&,en usant du stade qui lui paraît propre dans la mesure de l’enceinte de Jérusalem, et dont les dix fournissent sept cent soixante toises, ce qui prend le juste milieu des suppulations qu’on vient de voir,

Page 1