‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 108 sur 360 · STATION. — TRÉVOUX · texte numérisé non relu

STATION. — TRÉVOUX

5 kil. d'Anse. — 487 kil. de Paris. - 25 kil. de Lyon.

Des omnibus correspondant avec tous les trains, conduisent de la station à la ville pour 25 cent, avec 25 kil. de bagages, le péage du pont compris, et 45 cent, avec 21 à 30 kilog. de bagages.

Trévoux, ch.-l. d'arrond. du départ, de l'Ain, est une V. de 2794 hab., agréablement étagée sur une colline de la rive g. de la Saône, que couronnent les débris d'un vieux château féodal. Un pont suspendu la relie à la rive dr. Vue de la Saône, elle offre un aspect pittoresque et riant ; mais le panorama que l'on y découvre est encore plus beau, car on a devant soi le Mont d'Or.

Trévoux apelée Trivulcium (Tri Yolta, trois voultes ou coudes, dit un étymologiste, à cause des coudes de la Saône), n'obtint le titre de ville qu'en 1300, puis elle devint la capitale d'une principauté indépendante qu'on appelait la Dombe ou les Dombes. Elle ne fut définitivement réunie à la couronne que le 31 août 1762. Louis-Charles de Bourbon, comte d'un second fils du duc du Maine, qui la possédait alors, l'échangea contre le duché deGisors, en Normandie.

Trévoux posséda un parlement établi, en 1696, par le duc du Maine, et supprimé en 1771. L'hôtel où siégeait ce parlement est aujourd'hui le palais de justice. On y remarque la grande salle, peinte à fresque, par P. Sevin. Louis XIV y créa une imprimerie qui publia , en 1704, la première édition du dictionnaire universel connu sous le nom de Dictionnaire de Trévoux. En 1701, les jésuites y avaient fondé un journal qu'ils y dirigèrent pendant trente ans, et qui parut ensuite à Paris en conservant son ancien nom de Journal de Trévoux. . Un atelier monétaire avait été établi à Trévoux, en 1304. Les princes de Dombes continuèrent de battre monnaie jusqu'en 1674. Aujourd'hui Trévoux possède une des trois argues qui existent en

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