STATION. — ANSE
4 kil. de Villefranche. — 482 kil. de Paris. — 30 kîL de Lyon.
Anse (Asa Paulini ou Ântium, Ansa au moyen âge) ch.-l. dec. de 2142 hab., était une station romaine pour les troupes qui voyageaient par étapes. On y voit encore, au milieu des habitations modernes, des pans de murs romains très-considérables. Auguste y avait fait élever un palais, dont les derniers débris servirent à la construction d'une chapelle, transformée actuellement en magasin.
A 1 kil. au sud-ouest des murailles, on découvrit en 1845 les restes d'une vaste et splendide habitation appartenant à l'époque gallo-romaine (une mosaïque de 4 mèt. de largeur sur 9 mèt. de longueur). D'autres découvertes (des mosaïques, une statue en marbre blanc, de grandeur naturelle, représentant une jeune femme, et terminée en gaine comme une cariatide, une voie romaine) ont eu lieu en 1845 et les années suivantes. Ces fouilles ont, du reste, été classées parmi les monuments historiques.
11 se tient à Anse des marchés importants (le vendredi), et les habitants (2141) y exploitent de belles carrières, qui ont fourni, dit-on, les pierres de la cathédrale de Lyon. Le château d'Anse sert actuellement de caserne à la gendarmerie; l'une de ses tours a été transformée en prison. Véglise paroissiale de Saint- Pierre a été récemment rebâtie, dans le style du xme s., d'après les plans de M. Desjardins; sa tour carrée est surmontée d'une belle flèche à huit pans, flanquée aux angles de clochetons. Le chœur, orné de beaux vitraux, dans le style du xiir3 s., renferme une riche boiserie à jour, finement sculptée, dans le style du xi\* s.
Anse, qui possède cinq fontaines, dont quatre ne tarissent jamais, est arrosé par l'Azergues, charmante rivière qui descend des montagnes du Beaujolais, et que la voie ferrée franchit à 1 kil. env. de la station, sur un pont de quatre arches. On s'éloigne de la Saône, mais on ne perd pas de vue les coteaux
de la rive g. Sur l'un de ces coteaux, Trévoux se montre de loin. A la dr. du chemin de fer s'étendent de belles prairies entourées d'arbres, et au milieu desquelles se trouve Ambèrieux (158 hab.).