‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 123 sur 360 · LYON. — INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

LYON. — INSTRUCTION PUBLIQUE

ment gratuit des sciences et des arts appliqués à l'industrie. Elle possède un musée industriel, ouvert les mercredis et dimanches.

On trouve en outre à Lyon une Institution de sourds-muets des deux sexes (montée Balmont, quartier de Vaise) ; un Gymnase civil (rue de Jarente, 13); une École théorique et pratique d'Horticulture.

Parmi les établissements religieux, nous mentionnerons le Séminaire métropolitain (place des Minimes), fondé en 1659; le Petit séminaire de Notre-Dame des Minimes, autorisé le 14 décembre 1828; Y Institution des Chartreux, le Petit Séminaire de Saint- Jean, qui sert aux chants et aux offices de la cathédrale ; Y Institution de Saint-Thomas, à Oullins, tenue par les Dominicains et fondée par le P. Lacordaire.

Sociétés savantes.

V Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon a été fondée en 1700. Elle se compose de membres associés, de titulaires, de titulaires émérites et de titulaires ordinaires. Ses deux classes, sciences, belles-lettres et arts, se subdivisent : la première, en trois sections, la seconde en quatre ; elle siège au Palais des Arts et possède une bibliothèque particulière de plus de 5000 volumes que lui a léguée , le 23 octobre 1763, M. Adamoli, et qui a depuis été augmentée par de nombreuses donations *.

La Société d'agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles, fondée en 1761, siège au Palais des Arts. Elle publie tous les deux mois le résultat de ses travaux, sous le titre d'Annales des sciences physiques et naturelles, d'agriculture et d'industrie. Ces annales forment chaque année un volume. La société possède sur la commune d'Êcully une ferme consacrée à des expériences agricoles.

La Société littéraire de Lyon a été fondée en 1807, sous le titre de Cercle littéraire. Elle compte 45 membres titulaires. Les Sociétés de médecine, de pharmacie, linnéenne ne méritent qu'une simple mention. La Société académique d'architecture, fondée en 1830, « propose chaque année un sujet de concours pour l'encouragement de l'art dont elle s'occupe. » La Société d'horticulture pratique du département du Rhône, autorisée en 1844, fait une exposition tous les ans et une exposition générale tous les cinq ans. Elle publie un bulletin mensuel.

Établissements de bienfaisance et de prévoyance.

L'Hôtel-Dieu de Lyon (quai de l'Hôpital), ou l'hôpital général des malades, a été fondé vers le commencement du vie s., par le

1. On lira avec intérêt le discours prononcé, le 3 janvier 1857, dans la séance publique de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, par M. Bouillier, président, et intitulé : l'Académie de Lyon au xvni» siècle.

roi Childebert, fils de Glovis, et sa femme Uitrogothe. Il reçoit dans ses vastes bâtiments les malades fiévreux ou blessés des deux sexes et de tout pays; mais les enfants au-dessous de seize ans n'y sont point admis. Toutes les maladies y sont traitées, excepté celles qui sont jugées incurables, les maladies secrètes, mentales, cutanées et l'épilepsie. En outre, les malades externes qui ne veulent pas y entrer, ou dont la maladie n'est pas assez grave pour qu'ils y soient admis, sont visités les mardis et samedis par les médecins et chirurgiens, dans une salle spéciale, et la pharmacie leur délivre gratuitement les médicaments prescrits. L'Hôtel -Dieu, encore récemment agrandi, contient 1200 lits gratuits, 150 lits payants à 1 fr. 25 cent, par jour, et plusieurs chambres à un seul lit, du prix de 12 fr. par jour. Le service y est fait par huit médecins, six médecins suppléants, un chirurgienmajor, un aide-major, vingt et un élèves chirurgiens internes, nommés au concours, cent cinquante sœurs hospitalières, et des frères hospitaliers soumis, comme les sœurs, à l'autorité de l'administration.

La façade de l'Hôtel-Dieu, qui se développe le long du quai du Rhône sur une étendue de 325 mèt., a été commencée en 1737 sur les dessins de Soufflot, suspendue avant la Révolution, reprise en 1820, et terminée seulement en 1842 par la construction de l'aile méridionale où est établie maintenant l'École secondaire de médecine et de pharmacie. En 1843, des démolitions faites dans la rue Bourg-Chanin ont permis d'établir un promenoir pour les convalescents. Les frontons des côtés de la façade sont orifés de groupes du Rhône et de la Saône, aux armes de la ville sculptés par M. Carie Elschoët; au milieu de la façade, et audessus du grand portail, ont été placées les statues du roi Childebert et de la reine Uitrogothe, par MM. Charles et Prost. A l'intérieur, on doit visiter le grand dôme.

On peut voir dans le jardin de la pharmacie de l'Hôtel-Dieu le tombeau de Narcissa , cette jeune femme à laquelle Young, son père, consacra le livre des Nuits.

L'Hospice delà Charité (rue de ce nom), qui, suivant les lettres patentes de 1729, t a servi de modèle à tous les autres hôpitaux du royaume, et même à l'hôpital général de Paris, s'appela d'a-

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