‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 137 sur 360 · STATION. - SÉRÉZIN · texte numérisé non relu

STATION. - SÉRÉZIN

5 kit. de Feyzin. — 527 kil. de Paris. — 337 kiL de Marseille.

Sérézin, sur l'Ozon (3*6 hab., navigateurs et pêcheurs ; moulins et fabrique), est situé à g. de la station. Voitures de correspondance pour Saint-Symphorien-d'Ozon (1768 hab.; ruines d'un château construit au xiii* s. par les comtes de Savoie).

On ne tarde pas à revoir, sur la dr., le Rhône, que Ton côtoie en laissant à g. Ternay (1178 hab.), village qui possède une belle église romane du xue s. — De l'autre côté du Rhône, on aperçoit Grigny (1778 hab.), dominé par son château du xvn° s.

Avant d'atteindre Chasse , le chemin de fer décrit comme le Rhône une forte courbe ; bientôt, au sortir des tranchées, on aperçoit les cheminées des usines de Givors et le pont de cinq arches qui relie le chemin de fer de Lyon à la Méditerranée à celui de Saint-Étienne.

4e STATION. - CHASSE.

5 kil. de Sérézin. — 532 kil. de Paris. — 332 kil. de Marseille.

Chasse est un bourg de 1002 hab. en face duquel s'élèvo Givors, ville de 9352 hab., sur la rive dr. du Rhône, à l'embouchure du Gier, et sur le chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. Les ruines d'un château indiquent encore remplacement que cette ville occupa primitivement sur le coteau qui la domine. Le baron des Adrets l'ayant bombardée auxvr» s., les habitants s'établirent dans la plaine et se livrèrent à l'industrie. Depuis, la prospérité de Givors n'a fait que s'accroître. Malgré le joli paysage qui l'encadre, cette ville, tout industrielle et commerçante, offre un aspect peu agréable. Ses maisons sont noircies par la houille, ses rues fangeuses, ses monuments publics sans intérêt. Son port, de forme demi-circulaire, très-vaste et très-animé, peut contenir environ 250 bateaux. Il reçoit, par le canal qui porte son nom et par le chemin de fer de Saint-Étienne, les charbons de Rive -de -Gier, qu'il distribue à toutes les provinces voisines. Givors renferme enfin de nombreuses verreries, et de

DE LYON A MARSEILLE

beaux ateliers de teinturerie pour les soies; c'est dans ces ateliers qu'a eu lieu la découverte des blancs mats.

Au-dessous de Chasse, la vallée du Rhône se rétrécit. Les coteaux se couvrent de vignes et d'arbres , les maisons sont de plus en plus rares, la plaine ressemble à un vaste verger; le lit du fleuve est parsemé d'Iles. Bientôt, on commence à distinguer, sur la droite, les groupes pittoresques de ruines, d'arbres et de maisons que forme la ville de Vienne.

On dépasse successivement: à g., Saint-Martin (189 hab.); les hameaux de Châtenay et de Trembas; puis à dr., le village de Lotre,qui récolte d'excellents marrons, et celui de Saint-Romainen-Gai, dont l'église date du ix« s.

Le paysage prend des proportions plus grandioses : les montagnes s'élèvent le long de la rive dr., et, au delà de Vile Blanche et de Vile Richard, se dessine au loin le sombre massif du Mont Pila.

5« STATION. - ESTRESSIN.

8 ML de Chasse. — 540 kil. de Paris. — 324 kil. de Marseille.

Au sortir d'Estressin, hameau de 500 hab., sorte de faubourg de Vienne, situé sur la rive g. du Rhône, on laisse, à g , le petit vallon de Levau qu'arrose le torrent de ce nom ; mais la vallée du Rhône attire surtout les regards : les ruines du vieux château qui domine Vienne, la vaste ceinture de collines et de montagnes qui l'entoure, les tours de sa cathédrale, le joli pont suspendu qui la relie au faubourg de Sainte-Colombe, dont la belle tour romane s'élève au bord du fleuve, forment en effet des tableaux aussi variés que pittoresques. Après avoir traversé, dans un tunnel de 200 mèt., le dernier escarpement du mont Saîomont, on franchit la Gère aux rives to: tueuses, couvertes d'usines et de fabriques. Une rue de Vienne apparaît sur la g. pour disparaître aussitôt, et l'on s'enfonce dans un second tunnel de 805 mèt., qui passe sous la plus grande partie de la ville.

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