‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 172 sur 360 · CHATEAU DE GRIGNAN · texte numérisé non relu

CHATEAU DE GRIGNAN

que les quatre murs. On croit que la chambre où est morte Mme de Sévigné est celle que Ton voit encore au couchant, avec une cheminée en pierre, sculptée, dit-on, par Puget.

Au milieu de ces ruines, et comme contraste, on remarque un magnifique parterre de dahlias, de renoncules et surtout de tulipes, dont la collection, une des plus belles qui soit ën France, se compose de plus de neuf cents variétés de Hollande, d'Angleterre et de Turquie.

Autour du château règne une grande et belle terrasse d'où la vue s'étend au loin sur la plaine et sur les montagnes environnantes, parsemées de villages ; au N. E., la montagne de la Lance (1335 met.); au S. E. les Alpines et le Mont-Ventoux; au S., l'antique tour romaine de Chamaret; au S. 0., le rocher de Pierrelatte; à J'O. les montagnes de l'Ardèche.

Au-dessous de la terrasse se trouve Véglise, ancienne collégiale qui contenait, avant 1793, les tombeaux des comtes de Grignan. Mme de Sévigné a été ensevelie dans le chœur à g. de l'autel. Une simple dalle en marbre blanc, bordée d'une double raie noire, taillée en losange, recouvre son tombeau sur lequel on lit :

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