MORNAS. — PIOLENC
mauvaise barque, avec des cornes sur le front et des bâtons blancs dans les mains, puis abandonnés au cours du fleuve. Sur cette étrange embarcation, était peinte en gros caractères l'inscription ' italienne suivante, qui peint bien Pesprit de ces temps de trouble:
0 VOI D'AVIGNONE LASCIATE PARSARE QDESTI MEBCANTi PERCHÉ HAN PAGATO IL DAZIO A MORNAS.
0 vous d'Avignon, laissez passer ces marchands, car ils ont payé le
péage à Mornas.
Six'ans après (2 mars 1568), les catholiques reprirent Mornas, mais le combat fut long et opiniâtre. A leur tour, les vainqueurs ne firent point de quartier.
Au milieu des ruines du château^ qui couvrent tout le sommet du rocher, on remarque une petite chapelle romane avec une crypte, seul reste de l'ancien manoir des comtes de Toulouse.
A l'entrée du ravin par lequel on monte, au château, s'élève Y église paroissiale. On la croit du xie s.
L'ancienne chapelle des Pénitents blancs, qui renfermait un curieux monument du moyen âge (ixe s.) décrit par Caylus d'après Calvet, a été démolie par les ingénieurs du chemin de fer. Recueillis et transportés à Avignon en 1853, par les soins de M. Deloye, conservateur, et de l'Administration du musée Calvet, ces débris, malheureusement mutilés, ont servi à sa reconstruction dans son état primitif (K. Avignon).
Mornas est le berceau de la famille d'Albert de Luynes.
Le chemin de fer s'éloigne du Rhône et décrit une forte courbe avant d'arriver à Piolenc.