AVIGNON. - SITUATION. — ASPECT GÉNÉRAL
de Saint-André. De toutes parts enfin le Gomtat apparaît couvert d'oliviers, de saules et de mûriers.
Mais trop souvent, hélas! le mistral empêche de contempler ces beaux paysages. C'est, suivant l'expression de Stendhal, le dratoback (décompte) de tous les plaisirs que l'on peut rencontrer en Provence. Strabon appelle ce vent terrible mélanborée% bise noire, nom que lui donnent encore les Dauphinois; mais, dans le Midi, on l'appelle mistraou (mistral), t 11 prend naissance, dit M. de Villeneuve, dans toute la région des Cévennes, entre les Alpes et les Pyrénées. C'est un fait constant que ce vent succède toujours aux temps pluvieux, et il suffit assez souvent de quelques gouttes de pluie pour le faire naître ; en arrivant en Provence, il se combine plus ou moins avec le vent du nord qu'il reçoit dans le bassin du Rhône. C'est le plus fréquent et le plus impétueux de tous les vents qui soufflent dans le Midi. Il dure ordinairement trois jours, quelque fois neuf, et rarement douze. On a remarqué que, lorsqu'il cesse au coucher du soleil, il reprend le lendemain avec plus de force, et que, lorsqu'il continue de souffler après le crépuscule du soir, il diminue de force et cesse ordinairement à minuit1;» mais parfois sa violence est telle qu'il enlève les pierres, déracine les arbres, emporte les toits des maisons et renverse môme les édifices. De là ce dicton célèbre :
Avenio ventosa, Sine vento venenosa ; Cum vento fastidiosa.
Avignon venteuse,
Sans vent empoisonneuse,
Avec le vent ennuyeuse.
Cependant, le mistral compense ordinairement ses ravages par d'heureux effets : il balaye l'atmosphère, dissipe les brouillards et dessèche les terres.
Si comme la plupart des villes de la Provence, Avignon, à l'extérieur, a l'air d'une place forte, t en y entrant, dit encore
!. Statistique des Bouches du-Rhâne.
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Stendhal, on se croit dans une ville d'Italie. Pendant l'été, les rues sont couvertes de toiles, à cause de la chaleur. Clest la ville des jolies femmes; elles ont des yeux dont on n'a pas d'idée dans les environs de Paris. Les hommes du peuple, au regard ardent, au teint basané, la veste jetée sur l'épaule, travaillent à l'ombre, ou dorment, couchés au milieu de la rue. »
Parmi les rues d'Avignon, on remarque surtout : la rue de la Galade, bordée de nombreux établissements publics et d'anciens hôtels; la rue des Lices ou des Tanneurs; la rue Philonarde; la rue Campane et la rue des Trois-Colombes, qui sont la continuation des deux précédentes; la rue Saint-Agricol et la rue des Marchands, où sont les plus beaux magasins; la rue Saunerie, la rue Carreterie, la rue Bonneterie, la rue des Teinturiers, la rue des Fourbisseurs ; la rue de l'Ombre, une des plus étroites et des plus malpropres de la ville, mais où l'on voit encore la maison natale de P. Parocel, peintre d'histoire, et celle du célèbre naturaliste Requien; la rue du Vieux-Sextier ; la rue de la Masse (deux beaux hôtels de la Renaissance); la rue Sainte-Catherine; la rue de la Grande-Fusterie, où se tiennent les foires aux cuirs; la rue Saint- Étienne (une arcade de l'ancien hippodrome et les restes du palais de la reine Jeanne); la rue du Vice-Légat, la rue Saint-Dominique et, enfin, la rue Bonaparte, qui vient d'être prolongée jusqu'à la place de l'Horloge. Cette belle voie, plantée d'arbres, traverse toute la ville du N. au S. et aboutit à la gare du chemin de fer.
Les principales places d'Avignon sont : la place du Palais, comprise entre le palais des Papes, le petit séminaire et l'hôtel de la Banque de France; la place de l'Horloge, où s'élèvent l'hôtel de ville et le théâtre; la place Pie (halle aux fruits et légumes); la place Pignotte (marché à la volaille) ; la place des Carmes (marché aux fleurs et grains); la place Saint-Didier (marché aux bois et aux charbons); la place Crillon, sur laquelle s'ouvre la porté de l'Oulle, en face du pont du Rhône, et, enfin, la petite place du Change, un des quartiers les plus riches et les plus commerçants de la ville.
Histoire.
(Test vers le iveoule v* s. avant notre ère qu'il faut, selon toutes les probabilités, placer la fondation d'Avignon qui, d'après les étymologistes,
devrait son nom celtique à sa position sur les bords du Rhône : Aven, rivière. D'abord colonie de pêcheurs, puis oppidum, Avenio, devenue un comptoir important des Massaliotes, était, à l'époque de l'invasion romaine, une des plus puissantes cités des Cavares. Pline en fait une ville latine ; Ptolémée une colonie que Pomponius Mêla range dans la Narbonnai se. Avignon eut alors son théâtre, son hippodrome, ses thermes et ses temples, dont il reste aujourd'hui peu de traces.
Après la domination romaine, Avignon passa ( successivement aux Burgundes, aux Francs et aux Visigoths. Deux fois prise par les Sarrasins, en 730 et en 737, elle fut reprise deux fois par Charles Martel qui l'incendia et la décima pour punir les Provençaux d'avoir appelé l'étranger.
A cette période de calamités , pendant laquelle les monuments romains disparurent, succéda une ère de paix ; soumise aux Carlovingiens, Avignon fit ensuite partie du royaume d'Arles, puis devint la capitale du marquisat de Provence. A la chute du royaume d'Arles, les comtes de Provence et les comtes de Toulouse s'en disputèrent la possession, mais, en 1125, elle se constitua en commune indépendante.
Sous le gouvernement consulaire qu'elle se donna, Avignon acheva de réparer ses ruines, et sa prospérité croissante la força d'agrandir son périmètre. D'autres remparts solides, flanqués de grandes tours, s'élevèrent : « ils embrassèrent, dit M. Courtet, un circuit représenté, sur le plan d'Avignon, par une ligne qui, partant de la porte du Rhône, suivrait la rue du Limas, la grande Calade, la rue des Lices, laPhilonarde, la Campane, et, par celle des Trois-Colombes, irait se rattacher au rocher. Sur cette troisième enceinte, presque circulaire, s'ouvraient dix portes. » — Bien que formidable, cette enceinte fut cependant démolie, en 1227, après la prise d'Avignon par Louis VIII.
Jeanne de Naples, vendit, en 1348, Avignon au pape Clément VI, moyennant 80000, florins d'or. Déjà, Clément V, en 1305, Jean XXII, en 1316, et Benoît XII, en 1334, s'étaient réfugiés dans cette ville pour échapper aux dissensions civiles qui déchiraient l'Italie. Avignon, pendant cette période papale appelée la seconde captivité de Babylone, vit renaître sa prospérité. Sept pontifes se succédèrent dans cette nouvelle Rome : Clément V (1305-1314); Jean XXII (1316-1334); Benoît XII (1334-1342); Clément VI (1342-1352) : Innocent VI (1352-1362) ; Urbain V (1362-1370), et Grégoire XI (1371-1378). Du séjour des papes datent pour Avignon ses principaux établissements religieux, et ses grands édifices. Jean XXII et Benoît XII y élevèrent sur le rocher ce gigantesque palais des Doms qui « était bien, dit Froissard, la plus belle ei la plus forte maison du monde. » Clément VI , Innocent VI et Urbain V firent successivement bâtir les remparts actuels. Cette dernière enceinte embrassa une vaste étendue de terrains vacants, quelques îlots
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que le Rhône avait délaissés, plusieurs vergers et autres lieux agréables, comme disent les chroniques. Il y eut enfin, dans cette ville, un tel nombre d'églises, de monastères et de clochers, que Rabelais pouvait avec raison l'appeler Vile sonnante.
Avignon possédait, en outre, une Académie de droit. Boniface VIII y érigea, en 1303, une Université qui compta bientôt dix collèges, et qui, régie par un primicier, jouissait de nombreux privilèges : docteurs, écoliers et suppôts étaient exempts des charges et des tailles de la ville. Alors la population d'Avignon était de 70 à 80 000 âmes, sans compter une foule d'étrangers. On y voyait, disent les chroniqueurs du temps, des gens qui ergotaient sur la lumière du Thabor ; des turlupins (secte de manichéens), moitié nus et moitié fous, conduits devant les tribunaux de l'Inquisition ; des pénitents gris, noirs, bruns, rouges, des moines de toutes couleurs disputant sur la forme de leur capuchon; des écoliers turbulents; des ordres mendiants venant plaider contre ceux qui demandaient leur suppression; des docteurs en théologie mandés pour s'expliquer sur des propositions malsonnantes; d'innombrables pèlerins chantant par les rues des noëls et des complaintes; des suppliants qui venaient requérir la levée d'un interdit, l'absolution d'un gros péché ou l'expédition de certaines dispenses; des missionnaires qui partaient pour des pays lointains; des évoques en équipages; des inquisiteurs ; des Orientaux prêchant une nouvelle croisade, et des seigneurs qui, le faucon sur le poing et l'écu pendu au col, venaient protester contre les empiétements de l'official. Il y avait, en outre, affluence de juifs et de Lombards, c'est-à-dire d'usuriers et de prêteurs sur gages et, enfin, bon nombre de sorciers, astrologues, jongleurs et spadassins.
Après le retour des papes à Rome, Avignon continua d'être gouvernée an leur nom par un légat jusqu'en 1691, puis par un vice-légat, qui, à l'autorité ecclésiastique, civile et militaire, joignait le pouvoir de disposer des bénéfices vacants, non-seulement du Comtat, mais encore de la Provence et du Dauphiné. Les légats eurent à lutter contre les antipapes Clément VII et Benoît XIII, qui siégèrent à Avignon de 1379 à 1403.
Au xvi* s., la réforme essaya vainement de s'introduire à Avignon. Perrinet Parpaille, primicier de l'Université, qui jouissait d'une grande réputation de science et de probité, s'était déclaré pour h» religion nouvelle. Arrêté au Bourg-Saint-Andéol , il fut jugé militairement et décapité dans la cour du palais. Après son exécution, le peuple courut à sa maison, située près de l'église Saint-Jean le Vieux, et n'y laissa pas pierre sur pierre. C'est aujourd'hui la place aux herbes et aux fruits.
Prise, en 1536, par François I", par Louis XIV en 1663, Avignon avait toujours été rendue au saint-siége. En 1664, elle s'insurgea et
chassa le légat et la garnison italienne, qui ne tardèrent pas à y rentrer (1665). Louis XV s'en empara également (1768) et la garda six ans. Enfin, après plus de quatre siècles de possession, home perdit Avignon. Le 14 septembre 1791, l'Assemblée constituante décréta sa réunion à la France, et, le 19 février 1797, le pape, par l'article 6 du traité de Tolentinoy déclara renoncer purement et simplement, en faveur de la République française, à tous les droits qu'il pourrait prétendre sur la ville et territoire d'Avignon, le comtat Venaissin et ses dépendances.
Les passions politiques que souleva cette annexion amenèrent des luttes locales violentes. Les révolutionnaires avignonnais avaient alors pour chef le fameux Jourdan dit Coupe-Têtes; un des leurs ayant été tué au sortir d'une assemblée tumultueuse, composée d'hommes de tous les partis, qui se tenait dans l'église des Cordeliers, ce meurtre devint le prétexte de représailles horribles. Un grand nombre de personnes avaient été arrêtées à ce sujet par ordre de Jourdan et jetées dans les prisons du palais dont il avait le commandement. Bientôt, de concert avec quelques-uns des officiers supérieurs de la garde nationale et de la garde soldée, et des principaux meneurs du parti populaire, il organisa une scène qui fut le prélude tragique du drame sanglant de septembre 1792, à Paris. Les portes de la prison furent livrées à des égorgeurs qui n'épargnèrent pas plus les anciens prisonniers que les nouveaux. Les cadavres étaient traînés dans la tour dite de la Glacière, située entre la tour Saint- Jean et la tour de Trouillas. Une enquête judiciaire, faite par décret de l'Assemblée nationale du 27 novembre 1791 sur ces événements, révèle des détails de férocité et de luxure inouïs; parmi les 63 victimes qu'elle mentionne se trouvaient 13 femmes et un certain nombre d'enfants, 2 prêtres et des hommes de tous les partis.
Au mois d'août 1815, le maréchal Brune, en passant à Avignon, y fut arrêté à la porte de Paris par deux royalistes et conduit à l'hôtel du Palais-Royal, au milieu des cris de mort de la foule. Vainement le maire et le préfet, suivis d'une centaine de gardes nationaux, vinrent se ranger devant la porte pour le protéger; le maire, M. de Puy, fut renversé et foulé aux pieds, l'hôtel envahi, et le maréchal tué d'un coup de carabine tiré par un nommé Guindon, dit Roquefort, condamné pour ce crime à la peine capitale par la cour d'assises de Riom, le 25 février 1821. Après ce meurtre, « la horde de sauvages qui depuis le matin s'acharnait sur cette noble vie, dit M. de Vaulabelle {Histoire de la chute de VEmpire et des deux Restaurations) , s'empare du cadavre, le traîne sur les pavés jusque vers le pont, puis, à la suite de nouveaux outrages, le lance dans le Rhône, ou elle le poursuit encore de ses insultes et de ses cris. »
Avignon a vu naître Mme Favart, la célèbre comédienne; les frères
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Trial; les peintres Pierre Mignard, Parrocel et Joseph Vernet; les sculpteurs Joseph et Louis Brian; Joseph Gastaldi, médecin gastronome des plus excentriques; le chevalier de Folard, auteur des Commentaires sur Polybe; le marquis de Fortia d'Urban, célèbre érudit; Artaud l'archéologue i la marquise de Ganges; le docteur Calvet, fondateur du musée d'Avignon ; le naturaliste Requien ; etc.
Aujourdhui la ville des papes est le chef-lieu du département de Vaucluse, le siège d'un archevêché, d'un tribunal de première instance, d'un tribunal de commerce, etc.
Antiquités.
c II ne reste presque rien, dit M. Mérimée, de l'antique Avenio. — Une suite d'arcades, derrière le théâtre moderne, qui se prolongent dans plusieurs maisons de la rue de la Petite-Fusterie, porte le caractère bien évident d'une construction romaine à grand appareil : de gros blocs taillés avec une précision inconnue à nos ouvriers et superposés sans ciment. Une colonne cannelée, dans un petit jardin de la rue de la Madeleine, donne une idée delà décoration du monument dont ces arcades faisaient partie. Elles soutenaient sans doute quelque vaste portique , ou plutôt , ornaient un hippodrome, car on peut suivre, dit-on, les substructions sur une longueur de près de 200 mèt. en ligne droite. »
On mit à découvert ces intéressantes substructions en jetant les fondations du nouvel hôtel de ville. L'administration du musée y fit exécuter des fouilles, principalement sur le parcours de la rue Geline, et recueillit d'importants débris qui ont été classés dans la cour N. du musée Calvet. On avait trouvé précédemment sur la place de l'Horloge des tronçons de colonnes de grandes dimensions et diverses antiquités, notamment une quantité considérable de médailles massaliotes, et une tête en marbre de Drusus le Jeune (musée Calvet).
Une autre arcade romaine enclavée dans des constructions modernes, près du palais des papes, les restes d'un aqueduc sur la route de Carpentras, une mosaïque, quelques substructions intéressantes et la base d'une colonne en pïerre, trouvées rue des Coffres, des fragments de marbre, des monnaies grecques ou latines, déposées dans le musée, « voilà, ajoute M. Mérimée, tout ce que l'on aperçoit aujourd'hui de la ville antique. »
AVIGNON. — CATHÉDRALE. 95 Édifie es" religieux.
L'église métropolitaine de Notre-Dame des Doms s'élève sur le rocher qui domine la ville. On y monte par Y escalier du Pater,
Cathédrale d'Avignon.
ainsi nommé parce qu'il comptait, jadis, autant de marches qu'il y a de mots dans Y Oraison dominicale. Bâtie , dans les premiers siècles de l'église, sur les ruines d'un temple païen, reconstruite au xie s., elle a été remaniée ou réparée dans les siècles sui-
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vanls. Le porche, n'est pas antique, comme on pourrait le croire à première vue; c'est une copie ou plutôt une réminiscence de l'architecture romaine. Il se compose, à l'extérieur, d'un grand arc à plein cintre, entre deux colonnes corinthiennes cannelées soutenant un fronton triangulaire.
Restaurée à diverses époques, cette église présente à l'intérieur l'apparence d'une basilique romaine; l'abside et les chapelles latérales sont du xive s., et la nef du xne. Ajoutées sur les dessins de P. Mignard, les tribunes, qui courent le long des murs latéraux, contrastent singulièrement, par leurs délicates ciselures, avec le reste de la basilique. Quant au clocher, détruit en partie au commencement du xv« s., il a été réparé en 1431. C'est sur ce clocher qu'a été érigée, le 24 octobre 1859, la statue, trop massive, de Notre-Dame des Doms.
La chapelle de la Résurrection, surchargée de sculptures, renferme une Vierge de Pradier. On remarque dans une des chapelles voisines de la sacristie un curieux autel-table en marbre et, dans le chœur, l'ancien siège- en marbre des papes et le tombeau du brave Grillon. Une des chapelles latérales de gauche, peinte à fresques par Eugène Devéria, possède le tombeau du pape Benoit XII, dont la simplicité contraste avec celui de Jean XXII, chef-d'œuvre du gothique fleuri, jadis érigé au milieu de la nef et maintenant relégué au fond d'une sacristie. Un fragment de fresque assez bien conservé, le Baptême de Jésus- Christ par saint Jean- Baptiste, se voit sur le mur conduisant du porche à la nef. Cette peinture, qui reproduit les coiffures et les costumes du temps, est fort curieuse. — Parmi les nombreux tableaux que possède Notre-Dame des Doms, nous signalerons la Présentation de Jésus-Christ au temple, de Reynaud Levieux ; la Visitation de la Vierge, Y Annonciation et Saint Jean dans le désert, de Nicolas Mignard; V Assomption de la Vierge, de Pierre Mignard; Saint Antoine de Padoue portant le Viatique, par Pierre Parrocel; une Sainte Anne, de Trévisani, etc.
L'église Saint-Agricol, située rue Saint- Agricol, fut fondée en 680 par son patron et détruite'par les Sarrasins au commencement du vin8 s. Les constructions principales datent du xiv°s., la façade du xva. Le maltre-autel, dû au ciseau de Péru, renferme les relique* de saint Agricol, patron de la ville. On remarque à