AVIGNON. — ENVIRONS
Michel; le Jardin dss Plantes; les bords du Rhône et surtout la plate-forme du Rocher des Doros, transformée en un jardin anglais, au milieu duquel s'élèvent la statue en bronze (par Brian) du Persan Althen, qui le premier, en 1766, introduisit dans le Comtat la culture de la garance, et un beau château-d'eau.
Environs. ►
Au delà du Rhône, vis-à-vis d'Avignon, au pied et sur le penchant d'un coteau calcaire, se trouve Villeneuve-lez-Avignon, petite ville, jadis plus importante, qui ne compte plus que
Villeneuve-)ez- Avignon.
3252 hab. Elle communique avec Avignon par un pont en partie en bois et en partie suspendu.
Au temps des papes d'Avignon, Villeneuve se remplit de palais et de monuments. Le vieux monastère des Bénédictins du Mont- Andaon ou de Saint-André, vaste édifice situé sur un rocher, autour de la grotte de Sainte-Casarie, et que Ton reconnaît à ses murailles flanquées de tours, date de la fin du xe s. ; il fut fortifié sous Philippe le Bel. — Plus près, dans la plaine, sont les restes de la riche chartreuse du Val~de-Bènêdiction fondée en 1356, par Innocent VI, qui voulut y être enterré. On y voit encore d'an-
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ciennes fresques, et, dans l'église, le tombeau du prince de Conti. Le tombeau d'Innocent Vï% après avoir longtemps servi d'armoire à un pauvre vigneron, se trouve actuellement dans l'église de {'hôpital. C'est un monument du xiv° s., encore admirable, malgré les mutilations qu'il a subies. — Dans le parloir de l'hôpital on remarque un magnifique Jugement dernier , faussement attribué au roi René, que l'on a malheureusement effacé en le nettoyant, et un très-beau portrait de la célèbre marquise de Ganges, par Mignard.
Véglise paroissiale, dédiée à Notre-Dame et fondée par le cardinal Arnaud de Via, lourde et massive comme la plupart des édifices d'Avignon, contient une belle Descente de croix.
Signalons, en outre, une petite chapelle romano-byzantine dans l'enceinte de l'abbaye de Saint-André, et, sur le bord du Rhône, une très-belle tour dite de Philippe le Bel.
Jadis Villeneuve communiquait avec Avignon par un pont célèbre, le premier qui unit les deux rives du Rhône. Bâti de 1177 à 1 188 par un jeune berger du Vivarais, saint Bénezet, ce pont avait 19 arches, remarquables par la légèreté et la hardiesse de leur construction. Il n'en reste plus que quatre ; entre la 2e et la 3° est une petite chapelle romane, contemporaine du pont et dans laquelle fut enseveli Bénezet. La dépouille mortelle du saint, dont Avignon célèbre la fête le 14 avril de chaque année, repose aujourd'hui dans l'église de Saint-Didier.
A 1 kil. au S. d'Avignon , on remarque les ruines de Vabbaye de Saint-Ruf (chapelle et campanile, style roman), dont un des abbés fut élevé à la papauté sous le nom d'Adrien IV (1154) ; au N. E. et à 2 kil., se trouvent celles de l'ancien prieuré de Saint- Véran, fondé en 1140, et dont l'église, convertie en magasin, a conservé des traces de peintures. Enfin à TE., on peut aller visiter Montfavet^ où se voient de nombreuses villas et une belle église gothique, reste d'un monastère fondé par le cardinal Bertrand de Montefaventio, qui y fut enseveli en 1343. Cette église contient le tombeau de Pierre de Cohorn, chambellan et général de Christian Ier, roi de Danemark et de Suède. — Près de Montfavet s'élève la tour isolée d'Espagne, seul reste du beau couvent des dames de Sainte-Praxède, de l'ordre de Saint-Dominique, fondé en 1348, par le cardinal espagnol Gomez de Barosso. — Non