‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 220 sur 360 · LES SAINTES-MARIES DE LA MER · texte numérisé non relu

LES SAINTES-MARIES DE LA MER

Après avoir franchi le grand Rhône, la route sort du faubourg de Trinquetaille, pour s'éloigner du fleuve et laisser à g. le champ de courses. Au delà des marais du pont Rousty, dont on traverse le canal de dessèchement, on atteint le petit Rhône, large en cet endroit d'environ 150 mèt., à (17 kil.) Albaron, ham. de 200 hab. (vieux château), dépendant d'Arles.

Là, on a le choix entre deux chemins : l'un, s'éloignant du petit Rhône, passe (23 kil.) au pied de la tour de Aféjeanne (du sommet, vue très-étendue), côtoie l'étang de Valcarès, franchit le vieux Rhône de Saint-Ferréol, puis longe, au delà du pont des Cinq Gorges, Vétang de Malagroy et Y étang Impérial jusqu'aux (42 kil.) Saintes-Mariés. — L'autre chemin remonte le petit Rhône jusqu'au château d'Avignon, où il incline au S., en laissant le bras du fleuve se diriger, à 1*0., vers la Sylveréal et le château iïAstouin.

37 kil. Les Saintes-Mariés de la Mer, ch.-l. de c, V. de 1000 hab., est bâtie à 28 mèt. d'altit., à 3 kil. à TE. de l'embouchure du petit Rhône, et à l'endroit où le Rhône de Saint-Ferréol se jetait jadis dans la mer. Cette ville, occupée jadis par les Romains, jouit d'une grande prospérité au xv« s., sous le roi René, qui lui accorda d'importants privilèges, confirmés plus tard par les rois de France. Garanties de la mer par des dunes, sur lesquelles croissent des tamaris et des salicornes, les Saintes-Mariés ont perdu, en partie, leurs remparts; un grand nombre de leurs maisons tombent en ruine. Véglise (mon. hist.), édifice du xne s., du style

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