‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 223 sur 360 · RAPHÈLE. — SAINT-MARTIN DE CRAU · texte numérisé non relu

RAPHÈLE. — SAINT-MARTIN DE CRAU

séjourna dans les creux et les parties les plus basses. C'est dans cet état que les Romains trouvèrent la Crau. Marius, en faisant creuser des fossés entre ces lieux bas, forma plusieurs canaux, dont le principal était celui qui conduisait les eaux du Rhône à Fos 1 ». — Au nord s'étend la Pleine-Crau: c'est la partie la plus stérile et la plus pierreuse. Toutefois, sous ces cailloux croit un gramen servant de pâture, pendant l'hiver, à de nombreux troupeaux de bêtes à laine, qui vont passer l'été sur les montagnes du Dauphiné. — A TE. est située la Crau-Haute, plantée d'oliviers, de vignes et d'amandiers. On y récolte du vin fort estimé dans le pays. — A l'O., depuis l'arrivée des eaux du canal de Graponne, qui y apportent un limon fertile, on remarque, sur toute la lisière, de vertes prairies, des champs de mûriers et d'oliviers, ou de belles métairies.

43» STATION, - RAPHÈLE.

3 Idt. d'Arles. — 793 kil. de Paris. — 71 kil. de Marseille.

Raphèle est un village de 1000 hab., autour duquel la plaine est encore cultivée; mais à mi-chemin, entre les stations de Raphèle et de Saint-Martin, le désert commence. A dr. du chemin de fer, au sortir d'une tranchée, on découvre l'étang de Meyrane; à g., les Alpines.

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