‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 275 sur 360 · HYÈRES. — LA BADE ET LES ÎLES · texte numérisé non relu

HYÈRES. — LA BADE ET LES ÎLES

d'un grand nombre de propriétés particulières, notamment ceux de la villa Farnous, les jardins de V hôtel des lles-d'Or; le bel établissement d'horticulture (6 hect.) de MM. Huber, au S. de la ville, et surtout la colline qui domine 'Hyères au N. {V. cidessus). Parmi les excursions des environs d'Hyères (voir pour plus de détails les Villes d'hiver de la Méditerranée, par Élisée Reclus) nous recommanderons surtout : — la Chapelle de l'ermitage ou Notre-Dame des oiseaux (jolie vue); — le val de Costebelle (château de Saint-Pierre-des-Horts), et les ruines gallo romaines de Pomponiana (5 kil. d'Hyères); — le Mont des oiseaux (1 h. 30 min. : belle vue) ; — les Salins-Neufs (5 kil.); — Giens (10 kil.); — les Vieux-Salins (7 kil.); — le Fenouillet (1 h. 30 min. 'd'Hyères ; 292 mèt. d'alt., belle vue), etc.

La rade et les îles d'Hyères.

La rade d'Hyères est un bassin de forme elliptique, compris entre le continent et les lies, de la presqu'île de Giens au cap Bénat. Sa longueur, de l'E. à PO., est de 18 kil.; sa largeur moyenne, de 10 kil.; sa superficie dépasse 150 kil. carrés. Sa profondeur varie; assez faible le long des plages, elle atteint en certains endroits 70 mèt. Cette rade communique avec le large par < inq passes; sans les dimensions exagérées de celles du S. et de TE. (7 kil. chacune), * la rade d'Hyères, dit M. Baude {Us Côtes de Provence, dans la Bévue des Deux-Mondes, 15 mai 1847), serait une véritable mer intérieure et une très-forte position militaire : elle n'est qu'une magnifique nappe d'eau où mollissent les tempêtes du large, et dont l'heureuse configuration ofrre de tous côtés contre le mauvais temps des refuges protégés par des batteries de côte. C'en est assez pour servir de rendez-vous aux escadres d'évolution de la Méditerranée.... » Malheureusement l'excessive facilité d'entrée et de sortie ont fait souvent de la rade d'Hyères la base des opérations dirigées par l'ennemi contre la rade de Toulon.

Le groupe des îles d'Hyères, composé de trois îles principales et de quelques ilôts, portait autrefois le nom grec de Stœchadest c'est-à-dire iles à la suite. Les Phocéens de Marseille paraissent en avoir été les premiers colons. A l'époque de la Renaissance,

282 DE TOULON A NICE

elles prirent le nom d'Iles d'Or. Elles devinrent plus tard des nids de pirates. Au xvie s., Rabelais se décorait dans ses livres du titre oriental de caloyer des lies d'Hyères. Aujourd'hui ces îles, plus boisées que cultivées, ne renferment qu'un très-petit nombre d'habitants ; mais elles sont peuplées de lapins et d'oiseaux. Elles forment un but d'excursion agréable.

Vile de Porquerolles (ancienne lie Proie, la première des grandes lies en venant de Marseille), mesure 8 kil. de longueur sur 2 kil. de largeur. Presque entièrement couverte de bois de pins et de chênes, elle est située à 4 kil. de la presqu'île de Giens, à 15 kil. d'Hyères, et compte environ 300 hab. Des médailles romaines et massaliotes y ont été découvertes.

Vile de Portcros (port creux), l'ancienne Mezè (île du Milieu), fait suite à Porquerolles du côté de PB.; sa longueur est de 4 kil.; sa largeur de 2 kil. 600 mèt.; 20 kil. la séparent de la plage d'Hyères. C'est la plus accidentée et la plus sauvage des trois. La population ne dépasse pas 20 ou 25 hab.

Vile du Levant ou du Titan, ancienne Hypea (au-dessous des autres), la plus considérable du groupe, est longue de 8 kil., large de 5 kil. 1/2. Elle est située à l'E. des deux précédentes, à 2 kil. de Portcros, et à 25 kil. de la plage d'Hyères. Sa population serait à peu près nulle, si l'on n'y avait pas installé récemment une colonie pénitentiaire de jeunes détenus. — (Curiosités minéralogiques.)

Page 1