‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 274 sur 360 · HYÈRES. — ÉDIFICES PUBLICS · texte numérisé non relu

HYÈRES. — ÉDIFICES PUBLICS

voisines, et qui est très-obscur, se compose de trois nefs séparées par des piliers massifs, et d'une rangée de chapelles (xve s.) du oôté du N. Saint-Louis possède : des stalles de chœur et une chaire sculptées dans le style du xve s.; des vitraux 'modernes, i exécutés par M. Maréchal, de Metz, un retable en pierre de Tonnerre, dans la chapelle de la Vierge, avec six bas-reliefs par M. Fabiche , sculpteur lyonnais , et une statue de la Vierge à l'enfant, par Mlle de Fauveau; une copie du Christ au sépulcre, d'après le Titien, par M. Garcin, etc.

Devant l'église Saint-Louis, s'étend la place Royale, plantée

Église Saint-Louis.

d'arbres chétifs et décorée d'une fontaine à chacune de ses extrémités. Au-dessus de la fontaine du S. s'élève la statue de Charles d'Anjou par M. Daumas. A PO. de la place, V hôpital, installé dans de misérables bâtiments, possède un médaillon représentant la Mater dolorosa et attribué à Puget.

Vhôtel de ville occupe, sur la place Massillon, l'ancienne chapelle d'une commanderie de Templiers, défigurée par plusieurs remaniements, mais d'un aspect encore très-pittoresque. On peut visiter, dans une salle basse, une mosaïque gallo-romaine trouvée dans un champ entre Cuers et les Salins. Sur la place, près de la halle au poisson9 qui en occupe le centre, on remarque une co-

DE TOULON A NICE

lonne portant un buste de Massillon, érigé aux frais de M. Stultz, ancien tailleur allemand, à qui la ville reconnaissante a fait élever, sur la place des Palmiers, un obélisque commémoratif.

Le tliéâtre et la bibliothèque communale (1200 vol.) méritent à peine d'être mentionnés. Nous signalerons, parmi les maisons particulières : la maison où naquit Massillon (rue Rabaton, n° 7), le 23 juin 1633; l'ancien collège des Oratoriens, où le grand orateur fit ses études et qui est aujourd'hui transformé en maisons particulières; la curie royale (rue Sainte-Croix), édifice du moyen âge; plusieurs maisons du xn# s., dans la partie de la ville qui s'étend entre l'église Saint-Paul el le château ; d'autres maisons du xvie et du xvne s., dans la partie inférieure de la ville; le magnifique hôtel des Iles-d'Or, celui des Ambassadeurs ; les villas du duc de Luynes (1859) et du duc de Vicence, toujours ouvertes aux étrangers, etc.

Vindustrie d'Hyères est surtout agricole. Autrefois la culture des orangers était pour les habitants la source de revenus considérables; mais, depuis une douzaine d'années, une épidémie a détruit la plupart de ces arbres. En revanche, les oliviers, les figuiers, les pêchers et les chênes-liéges sont la principale richesse du pays. On y récolte aussi pour plus d'un million de vins communs. Les primeurs de toute espèce sont de plus l'objet d'un grand commerce, surtout avec Toulon, Marseille et Paris. La fabrication du sel dans les salins, et des produits chimiques, notamment de la soude, dans l'Ile de Porquerolles, emploie 300 ou **00 ouvriers en moyenne. Enfin on compte à Hyères et dans les environs trois distilleries, des magnaneries, des moulins à huile et à farine, des tuileries, des poteries, une fabrique de bouchons de liège, des corderies, une scierie mécanique, etc.

Promenades et excursions.

Les promenades d'Hyères sont: la place des Palmiers, centre de réunion préféré par les étrangers ; le boulevard des //es-d'Or, construit en terrasse et planté de palmiers et de lauriers, au S. O. de la ville; le boulevard, qui se développe parallèlement au précédent, un peu plus haut sur la colline; et. le jardin public, récemment créé, rue Sainte-Anne. Mais il faut y ajouter les jardins

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