‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 299 sur 360 · STATION. — VENCE-CAGNES · texte numérisé non relu

STATION. — VENCE-CAGNES

8 kil. d'Antihes. — 213 kil. de Marseille. — 12 kil. de Nice.

La station de Vence-Cagnes est ainsi nommée parce qu'elle dessert la petite ville de Vence et le village de Cagnes.

Vence, ch.-l. de c. de 2710 hab., agréablement située sur un monticule qui domine la rive dr. de la Lubiane, affluent de la Gagne, et intéressante par son ancienneté, occupe l'emplacement de Vincium, l'antique capitale des Nerusii. C'était, au moyen âge, le siège d'un évôché, réuni depuis à celui de Fréjus.

La vieille ville de Vence, qui a conservé presque intacte son enceinte ellipsoïde de murailles flanquées de tours et percées de poçtes avec créneaux et chemin de ronde, est composée de rues étroites et tortueuses, mais fort propres ; la nouvelle ville, construite en dehors des remparts, est mieux bâtie. On remarque à Vence : un grand nombre d'inscriptions romaines; deux colonnes de granit, considérées comme un présent de la ville de Marseille à celle de Vence; Vhôtel de ville, dont les archives sont fort anciennes (les registres des délibérations datent de 1370, ceux de l'état civil de 1540); Ycvéché, qui a servi de petit séminaire et de collège.

L'ancienne cathédrale (mon. hist.), reconstruite, dit-on, après l'invasion des Sarrasins, sur les fondations d'un temple de Mars et de Cybèle, et considérablement agrandie, se compose de cinq nefs, sans transsept. Dans le sanctuaire sont les caveaux des anciens évêques, entre autres ceux de du Vair, de l'académicien Godeau et de Surian, que d'Alembert appelait le second Massillon de la Provence, et dont les manuscrits sont la propriété de l'église. Les tombeaux des Villeneuve-Vence sont au pied du sanctuaire. Plusieurs des chapelles renferment de magnifiques retables. On remarque encore dans la cathédrale, outre le sarco-

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