‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 327 sur 360 · NÎMES. — DESCRIPTION · texte numérisé non relu

NÎMES. — DESCRIPTION

S. 0., le nom d'un apôtre ou d'un saint; entre le chemin d'Avignon et celui d'Uzès, le nom d'un grand capitaine ; et, entre la rue du Rempart et la rue de l'Enclos de Rey, le nom d'une ancienne province ou d'une ville.

Au sortir de la gare, on remonte Vavenue Feuchères, magnifique promenade à l'entrée de laquelle s'élève, sur la g., l'hôtel de la préfecture. Cette avenue conduit sur la place de VEspla-

de, où se trouve la belle fontaine de Pradier. Au delà, on voit

. Nîmes.

se dresser les Arènes. Si (l'on suit à 'g. laî ligne des boulevards, on traverse la place Saint- Antoine , en laissant à dr. l'ancienne porte du môme nom; à g., l'hôpital général et la nouvelle église Saint-Paul. Au delà du boulevard de la Madeleine, on se trouve sur la place de la Comédie, ayant à dr. la Maison-Carrée, à g. le Théâtre. Un peu plus loin, si l'on prend, à g., la longue avenue des Canaux, on arrive, en suivant, puis en franchissant le Vistre de la Fontaine, à la belle promenade des Bassins romains et au Temple de Diane, d'où l'on peut monter, par les allées du Mont- Cavalier, à la Tour Magne, pour y jouir d'une vue magnifique

DE TARASCON A CETTE

sur toute la ville et sa riche banlieue. De la tour Magne, on peut redescendre le revers du Mont-Cavalier, dans la direction de la citadelle, voir le Castelium divisorium, au pied d'un bastion, dans la rue de la Lampèze-, et traverser la place de la liouquerie, qui aboutit au Grand-Cours. A l'extrémité de ce boulevard, on laisse à g. l'église Saint-Charles, et, à dr., la rue des Lombards, où s'élève, sur la place de l'Êvéché, l'église cathédrale de Saint-Castor. Après avoir longé le boulevard du Petit- Cours, on peut prendre, à dr., celui des Calquières, et revenir, en passant devant la porte d'Auguste et le temple protestant, à la place de PEsplanade.

Histoire.

Si l'on en croit Suidas, Nîmes devrait son nom et sa fondation à Nemausus', rils d'Hercule le Libyque. D'après Menard, au contraire, Nîmes, comme son nom celtique Nemoz semble l'indiquer, ne fut, dans l'origine, qu'un lieu sacré, une forêt druidique. C'est là, en effet, que les Volces Arécomiques, ou habitants du plat pays, tenaient leurs assemblées. L'an 121 avant Jésus-Christ, ils se soumirent volontairement aux Romains. Cent ans plus tard, Auguste visita la bourgade celtique et y fonda une colonie {Colonia Nemausensis) qu'il peupla de ses vétérans et dota de nombreux privilèges. La colonie reconnaissante fit bâtir un temple et frapper une médaille en l'honneur de son fondateur. Celte médaille, commune dans la contrée, représente, d'un côté, la tête de César-Auguste couronnée de laurier, et celle de M. Vipsanius Agrippa. Sur le revers, on voit un crocodile enchaîné à un palmier d'où pend une couronne avec cette légende :

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