NÎMES. — MUSÉES
des anciens Thermes et remarquable par les feuilles d'acanthe qui ornent sa base. Parmi les tableaux, nous signalerons :
2. Cordouan. Marine (joli). — 4. P. Fîandrin. Intérieur de forêt. — 8. Parrocel. Une Vierge. — 14. Callet (école de David). Condamnation de Séjan. — 16. École de Carrache. La Samaritaine. — 21. Le Calabrèse. Jésus au milieu des docteurs. — 28. C. Vanloo. Son portrait, peint par lui-même (très-beau). — 29. Van Dyck. Un portrait. — 30. Boucher. Un paysage. — 41. Attribué à Rubens. Une tête de jeune fille (ébauche). — 77. Le même. Faune poursuivant une nymphe. — 99. Le même. Le Repos de la chasse. — 43. Colin. Sara. — 93. Le même. Portrait de Sigalon.
— 44. David de Heem. Fruits (un des plus beaux tableaux du musée). 48. Joseph Vernet. Marine. — Le même. Les Baigneuses (joli), donné par M. Fournier. — 51. Ruysdaël. Paysage. — 100. Le même. Marine (fort belle toile). — 54. Greuze. Tête de vieille. — 56. P. Mignard. Portrait (un peu noir, mais très-accentué). — 57. Largillière. Portrait du maréchal de Berwick. — 59. Reynaud Levieux. Hérode et saint Jean-Baptiste.
— 60. Le même. Décollation de saint Jean-Baptiste. —63. P. Delaroche. Cromweil découvrant le cercueil de Charles I#r. — 65. Sigalon. Locuste.
— 67. Le Titien. Sainte Famille. — 104. Le même. Tête de saint Jean- Baptiste. — 74 et 75. Hyacinthe Rigaud. Deux portraits. — 79. Aligny. Un Massacre de Druides. — 80. Le Guerchin. La mort de Didon (trèsbelle toile). — 96. Guido Reni. Judith.-— 98. De Troy. Faucheuse endormie (assez belle étude). — 106. Lesueur. Le Christ mis au sépulcre (esquisse). — 138 et 140. Lallemand (de Lyon). L'Automne et le Printtemps (jolis paysages).— 185. Viot. Paysage. — P. Véronèse. Esquisses.
Si le musée de Nîmes ne possède, en sculptures modernes, que (204) la Poésie légère, de Pradier, et (206) un buste de Sigalon, par Brian, il est, en revanche, le plus riche et le plus varié de tous les musées de province en fragments antiques. Des armoires vitrées renferment des armes, des couteaux sacrés, des vases de sacrifices, des urnes, des figurines, des lampes, des chaînes de parure, des bracelets, des bagues et d'autres objets donnés par M. Séguier. Les principales curiosités sont :
116. Une belle figure en bronze, couverte d'un sagum ou tunique gauloise. — 17. Un petit amour , statuette. — 114. Un Nain marchant à quatre pattes. — 126. Un Prêtre égyptien. — Une Vénus tenant de la main gauche la pomme que vient de lui donner Pâris. — 115. Une belle figure d'Esculape. — 86. Une lampe curieuse, parfaitement ciselée. — Des vases funéraires, dans quelques-uns desquels sont encore des cendres
DE TARASCON A CETTE
et des ossements. — Des poteries portant les noms, les marques, les sceaux des potiers. — 161. Bas-relief, représentant un Combat de gladiateurs. — 11. Une statue mutilée, en marbre, de la déesse Salus. — 152. Une jolie statuette en marbre, représentant un Enfant jouant avec un chien. — Une portion de frise, des Aigles soutenant une guirlande, chef-d'œuvre de sculpture monumentale, selon M. Mérimée. — 181. Un autel votif, consacré aux nymphes augustes. — Enfin, une amphore gigantesque (trouvée sur la rive dr. du Vidourle, à 1 kil. des ruines de l'antique Ambrusium). Cette amphore a 1 met. 90 cent, de hauteur, sur 4 mèt. 43 cent, de circonférence dans son plus grand diamètre; son épaisseur est de 20 cent, et sa contenance de p!us de 800 litres.
Depuis 1833, une exposition de peinture, de gravure, de sculpture a lieu tous les deux ans à Nîmes.
La collection de M. Pelet possède, entre autres choses curieuses, une belle reproduction du Colysée.
La Bibliothèque publique (Grand'Rue) renferme plus de 50 000 volumes et 207 manuscrits. On y a joint un cabinet d'histoire naturelle, en partie composé des belles collections de M. Séguier, qui Ta fondé en 1836.
Le Muséum (jardin de la Fontaine) possède une collection d'oiseaux, de papillons, de coléoptères et de mammifères du département.
Places et promenades.
La place de l'Esplanade, l'une des plus belles de France, est reliée à la gare par l'avenue Feucrrères et communique directement avec la place des Arènes. Bordée d'un côté par le palais de justice, de l'autre parla nouvelle église Sainte-Perpétue , elle est décorée d'une fontaine que Paris peut envier à la province. Cette fontaine, érigée en 1848, par M. Questel, est ornée de cinq statues, cbefs-d'œuvre de Pradier. Elle se compose d'un grand bassin de 40 mèt. environ de circonférence, au centre duquel quatre vasques superposées s'appuient sur des piliers cannelés. Les quatre statues assises aux angles du monument symbolisent le Rhône, le Gardon, la fontaine de Nîmes et la fontaine d'Eure ; au sommet s'élève la statue colossale de la ville de Nîmes.
Le jardin de la Fontaine ne le cède en rien aux plus belles promenades de France. Il doit son nom à la célèbre fontaine de
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