TONNERRE. — TANLAY
qui voulaient la garder, répondaient d'elle. Mais, craignant le régiment du duc de Chartres caserné à Joigny, elle quitta la ville incognito, tandis que les officiers de la garde nationale, la croyant toujours dans son hôtel, continuaient d'y monter la garde. Les autorités de la ville, redoutant une démonstration fâcheuse, rengagèrent à quitter la ville. Une voiture l'attendait à l'extrémité du boulevard; elle alla la rejoindre par ce sentier, qui a gardé son nom, sous la conduite de M. Patourneaux, le sous-préfet.
Vers l'extrémité de ce faubourg, on peut, dit M. Victor Petit, voir et suivre les beaux et grands escarpements de roches qui présentent au-dessus des maisons l'aspect le plus pittoresque et le plus inattendu aux abords d'une ville. Une petite ruelle située entre les nos 99 et 100 permet de s'avancer jusqu'aux rochers, qui non-seulement sont escarpés, mais encore s'élèvent en surplomb au-dessus de la tête des promeneurs.
La fontaine de la fosse Dionne est une magnifique source qui sort de la base d'une haute colline. Elle jaillit dans un bassin de 15 met. environ de diamètre, au sortir duquel elle forme une petite rivière qui, à 200 mèt. de sa source, se jette dans l'Armançon. Malheureusement cette belle fontaine est entourée de hideuses masures et d'un hangar appuyé à une haute et laide muraille. Elle sert surtout aux blanchisseuses.
Tonnerre possède en outre : un collège très-ancien dont il est fait mention dès le xme s. En 1800 il fut établi dans le couvent des anciennes Ursulines dont la chapelle sert aujourd'hui de théâtre; un hôtel de ville construit en 1830, qui renferme un portrait du maréchal Davoust, né à Annoux (Yonne), et celui du général Gouré de Villemonté.
Entre la ville et la station du chemin de fer s'étend une magnifique allée de marronniers.