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DIJON. — SOCIÉTÉS SAVANTES

Instruction publique.

Dijon possède une académie, composée d'une faculté de droit (7 professeurs), d'une faculté des sciences (7 professeurs), et d'une faculté des lettres (5 professeurs) ; — une école préparatoire de médecine et de chirurgie; — un laboratoire de chimie (aux archives); — un lycée; — une école normale primaire; — une école des beaux-arts, transférée dans l'aile neuve do l'hôtel de ville ; — des écoles primaires; un cours d'arithmétique et de géométrie appliquées aux arts ; — des salles d'asile ; etc.

Sociétés savantes.

L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon,

fondée en 1725 par Hector-Bernard Pouffier, et autorisée en 17^0, tint sa première séance le 13 janvier 1741. Neuf ans après elle couronnait le mémoire que Jean-Jacques Rousseau, alors complètement inconnu, lui avait adressé sur cette question : Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs. En 1773, MM. Maret et Guyton de Morveau, ses mandataires, lui achetaient l'hôtel Depringles, situé dans la rue des Carmes, aujourd'hui rue Crébillon; et, le jour où elle prit possession de sa nouvelle propriété, Buffon lut en séance publique un chapitre des Epoques de la nature. De nombreuses donations, qu'elle s'efforçait de justifier, l'enrichirent d'année en année. Elle établit dans la tour du logis du roi un observatoire, auquel Herscheli fit présent d'un télescope. Elle fonda des cours de botanique, de chimie, de médecine, d'anatomie dont les professeurs se nommaient Durande, Guyton de Morveau, Maret et Chaussier. Abolie par le décret du 8 août 1793, elle fut reconstituée le 2 juin 1798. En 1809, l'Université lui prit son hôtel, et plus tard la dépouilla de son mobilier et de ses collections. Elle a été reconnue, par une ordonnance du roi du 22 octobre 1833. Depuis 1841, elle occupe une des salles de l'hôtel de ville. Au mois de décembre 1855, elle comptait quatre académiciens honoraires : MM. Chaper, de Lamartine, Le Roy de la Tournelle et le maréchal Vaillant, et 36 académiciens résidents. Elle publie, chaque année, un volume de mémoires.

La Commission d'antiquités de la Côte-d'Or, établie en 1831 , a pour but de préserver de l'oubli et de la destruction les monuments et vestiges d'antiquités que renferme le départ, de la Côte-d'Or. Des fonds lui sont alloués par le conseil général du département. Les séances se tiennent aux archives générales, rue Jeannin, les 1er et 15 de chaque mois, à dater du 15 novembre. Elle publie chaque année des mémoires sur les antiquités et les monuments anciens de la Bourgogne.

Le départ, de la Côte-d'Or et Dijon possèdent aussi : une Société d'agriculture et d'industrie agricole, fondée en 1831 : une Société médicale, qui date de la môme année ; une Société d'horticulture, instituée en 1851 ; une Société des amis des arts, une Société de lecture, fondée en 1828; enfin une Société permanente des amis des arts, dont le but est de favoriser le développement des arts en organisant des expositions publiques et en ouvrant des concours.

Institutions de charité et de prévoyance.

L'hôpital général, bâti vis-à-vis de la porte d'Ouche, à l'entrée du faubourg de ce nom, a été fondé en 1206 par Eudes III, septième duc de Bourgogne. Il ne dépense pas les trois quarts de ses revenus, bien qu'il renferme 600 lits. Chaque année, l'excédant des recettes est employé à d'importantes améliorations. Des sœurs hospitalières, réorganisées en 1810, y ont remplacé en 1688 des prêtres séculiers qui, en 1 605, avaient succédé aux religieux hospitaliers de l'ordre du Saint-Esprit. La majeure partie des bâtiments datent du xvir8 s. Le portail de la salle principale des malades, où se célébraient autrefois les offices religieux, élevé en 1608 par de Noinville, achevé en 1842par M. Petit, est orné d'un beau groupe de figures représentant la Charité, par Dubois. La chapelle actuelle a été bâtie en 1842. Les archives du bureau d'administration renferment un manuscrit très-ancien et très-curieux écrit sur vélin, orné de vignettes coloriées, et intitulé : L'Histoire de l'origine et de la fondation de l'hospice par Eudes III. Les vignettes ont été remarquablement gravées au trait par M. Monot, de Dijon, aux frais de la Commission d'antiquités.

L'hospice Sainte-Anne, fondé en 1633 par Pierre Odebert,

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