‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 69 sur 360 · DIJON. — PROMENADES · texte numérisé non relu

DIJON. — PROMENADES

statues, attribuées à Dubois. Le plafond, entièrement sculpté en bois, passe aussi pour l'œuvre de Dubois.

Les Archives de la ville, presque entièrement détruites par les incendies de 1137 et de 1227, transportées dans Tune des tours de Notre-Dame, installées actuellement à l'hôtel de ville, renferment (1380 liasses et 1450 registres) des documents d'un grand intérêt, non-seulement pour les droits de la ville, mais aussi pour son histoire et pour celle de plusieurs villes de France. On peut y visiter : la charte de commune, accordée en 1187 par le duc Hugues III ; un diplôme du roi Philippe-Auguste, daté de 1183, ainsi que d'autres pièces extraites du trésor des chartes, et toutes munies de sceaux encore entiers ; les évangiles de la mairie, qui jadis faisaient partie des marques de la magistrature remises au vicomte majeur le jour de son élection; une riche collection des anciennes mesures de longueur, pesanteur et capacité, etc. L'archiviste actuel est M. de Gouvenain.

Industrie. — Commerce.

L'établissement du chemin de fer de Paris à Lyon, l'ouverture des embranchements de Gray, Dôle, Salins et Besançon, ainsi que le projet de construction d'une nouvelle ligne, reliant Dijon et Nancy par Langres, ont fait prendre au commerce de Dijon des développements considérables (grains, bois, vins, sels et laines). Parmi les produits de l'industrie dijonnaise, nous n'en signalerons spécialement que trois aux étrangers : le pain rf'épices, dont la réputation est européenne; la moutarde, qui ne jouit pas d'une moins grande célébrité, et les confitures à'épinevinette. — N. B. Les voyageurs, qui ne s'arrêtent pas à Dijon, pourront acheter au buffet de la gare, pain d'épices, moutarde et confitures.

Promenades. — Excursions.

Dijon est riche en promenades. Si elle a perdu une partie de ses remparts, de ses chemins couverts, établis de 1515 à 1558, elle a conservé son Parc et son Arquebuse ; elle a créé un beau Jardin des plantes ;. enfin elle a placé l'un des deux réservoirs de ses fontaines sur les débris de l'ancienne plate-forme élevée

pour défendre la porte Guillaume , et l'autre près de la porte Neuve.

* Le Parc , la plus belle promenade de tous les départements français, fut commencé, en 1670, par le grand Condé, gouverneur de Bourgogne, et achevé par son fils, le duc d'Enghien, sur les dessins de Le Nôtre. Une triple allée d'arbres, partant de la place Saint-Pierre, et longue de 1315 mèt., y conduit. Il a 33 hect. 23 ares. C'est un jardin français. L'avenue principale conduit à une vaste esplanade plantée d'arbres verts et longeant la rivière d'Ouche, sur la rive droite de laquelle on remarque l'ancien fief de la Colombière, qui appartenait aux princes de Condé. — La ville, qui a acquis cette magnifique promenade pour 12 000 fr., le 25 ventôse an ix, y a fait, depuis quelques années, des embellissements dignes d'éloges.

L'embarcadère du chemin de fer a été établi entre le principal réservoir des fontaines, l'Arquebuse et le Jardin des plantes.

Les Fontaines ont coûté à la ville de Dijon plus de 1 100 000 fr. Les deux inscriptions suivantes nous dispenseront d'en raconter l'histoire. La première a été gravée sur une médaille d'or, du poids de 242 gr. 80 c, destinée à être offerte à M. Darcy, et sur deux médailles en argent données à sa mère et à son frère.

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