I. Legs de 100 000 fr., en
ment pour s'y exercer. En 1782, M. de Montigny, alors capitaine de cette compagnie, fit construire le modeste bâtiment qui existe encore aujourd'hui, et disposer le jardin d'après la mode anglaise. A l'extrémité de ce jardin s'élève un peuplier, de Bourgogne, qui mérite une mention particulière. 11 a, en effet, plus de 15 mèt. de circonférence au niveau du sol, 12 mèt. de circonférence à 30 cent, hors de terre, 7 mèt., 25 cent, à 2 mèt. plus haut, et 6 mèt., 55 cent, à 6 mèt. de hauteur. A 8 mèt., il se divise en deux branches, dont l'une a 4 mèt. et l'autre 5 mèt. 90 c. de circonférence. Son volume a été évalué à 55 mèt. cubes. M. J. Garnier, conservateur des archives départementales, a trouvé le peuplier de l'Arquebuse mentionné sur unetibériade, vue cavalière, trèsgrossièrement faite, contemporaine de Charles le Téméraire et conservée parmi les papiers de la Chartreuse de Dijon.
Outre la Compagnie de l'Arquebuse, Dijon possédait autrefois deux autres compagnies, dont le but était d'exercer les citoyens au service des armes; la Compagnie de VArc, qui, formée au xive s., avait son jardin rue Sainte-Anne, n° 5, et la Compagnie de V Arbalète, qui datait à peu près de la même époque, et qui avait son jardin rue de la Maison-Rouge. La Bourgogne attachait une grande importance à ces exercices. Elle ne comptait pas moins de seize compagnies de l'Arquebuse, qui se disputaient entre elles le prix de l'adresse. La compagnie de Dijon donna de grands prix en 1617 et en 1650. Deux cents chevaliers vinrent concourir.
L'Arquebuse a été réunie, en 1832, au Jardin des plantes, fondé en 1760, aux Argentières, établi en 1772 par Legoux de Gerland, à l'est de la ville, ouvert au public le dimanche, de deux à cinq heures de l'après-midi, pendant les mois de mai, juin, juillet, août et septembre, et seulement de midi à deux heures pendant les sept autres mois de l'année ; le jeudi, de cinq heures du soir jusqu'à la nuit; et tous les autres jours, depuis le lever du soleil, aussi'jusqu'à la nuit. L'entrée des serres est interdite au public. Le directeur-conservateur ou le jardinier en chef peuvent cependant permettre aux personnes qui leur en adresseraient la demande, de les visiter, mais à la condition expresse d'accompagner ou de faire accompagner ces personnes. (Art. 2.)