TOURNUS
de plus lourd et de plus solide en môme temps que toute cette partie de l'église ; mais une fois qu'on a dépassé les portes des transsepts, il semble qu'on entre dans un autre édifice bien différent du premier. »
Les autres édifices publics de Tournus sont : — l'église de la Madeleine; — V Hôtel- Dieu, achevé en 1674 et desservi par les religieuses de l'ordre .
de Sainte-Marthe (53 lits ) ; — l' hospice de la Charité , bâti en 1718 par le cardinal de Fleury, alors abbé de Tournus, et pouvant loger 16 vieillards indigents ; — Vhôtel de ville, construit de 1771 à 1778.
— La colonne qui s'élève sur la place de l'Hôtel-de-Ville a été trouvée , dit-on, dans la Saône, près du port de la Colonne , à Gigny. C'est un fût haut de plus de 6 mèt. On la regarde comme une des colonnes milliaircs de la grande voie romaine qui allait de Lyon à Boulogne.
Tournus est une ville commerçante et industrielle. Elle vend des pierres, des vins, — les principaux produits de son territoire , — des porcs , des bestiaux , etc. On y remarque surtout une fabrique de sucre de betteraves avec raffinerie et fabrique d'alcool ; mais elle possède aussi une fabrique de machines à vapeur , une fonderie de seconde fusion , une fabri-
Intérieur de Saint-Philibert.
que de couvertures avec carderie, mue par la vapeur , une fila ture de soie à la vapeur, des fabriques de tuiles et de tuyaux de drainage, des moulins à blé, des tanneries, des teintureries, etc.
Greuze, mort à Paris en 1805, naquit à Tournus en 1725. Son père exerçait la profession de maçon. Au-dessus de la porte de la maison où il vint au monde, se lit cette inscription sur une
plaque de marbre :