‹ Itinéraire de Rome et de ses environsChapitre 105 sur 337 · PORTE ST. JEAN · texte numérisé non relu

PORTE ST. JEAN

Grégoire XIII substitua cette porte à l'ancienne dont on voit encore, à droite en sortant , les deux tours qui la protégeaient: elle se nommait ^^mam, parce qu'elle s'ouvrait sur la Via Asinaria, qui avait été construite par quelqu' un de la famille Àsinia. La porte moderne se nomme de st. Jean pour sa proximité dé la basilique : Jacques de la Porta en fut l'architecte, et la porte ^smana elle-même reçut ce nom au moyen-âge, et même celui de Lateranense. Selon Procope, Totila entra à Rome par cette porte, par la trahison des soldats Isauriens qui en avaient la garde.

Chemin hors de la Parte si. Jean^ 173

Le chemin moderne qui sort de cette porte est bordée à deux milles de Rome par la voie Latina^ flanquée encore des ruines des tombeaux et d'autres édifices anciens , dont quelques-uns sont fort bien conservés, et d'une belle construction en briques. On a donné à plusieurs de ces monumens le nom de Temple de la Fortune Mulièbre ; mais la distance qu'assignent Denis d'Halicarnasse, Plutarque et Valerius Maxime à ce bâtiment, ne s'accorde point avec cette tradition , et nous fait reconnaître remplacement réel de ce temple dans la ferme de Roma Vecchia, presque dans l'endroit où est la maison rurale. Ce temple qui tirait son origine de la piété filiale de Goriolan envers sa mère, semble avoir été ou restauré , ou refait par Faustine femme de M. Aurèle.

En continuant le chemin par la route moderne, à environ trois milles de distance de Rome, on trouve un sentier à droite , qui conduit aux bains de l'eau sainte, très-estimée pour les maladies cutanées. Cette route est celle de Naples.

En rentrant à Rome et prenant le chemin à droite de cette porte , on côtoie une partie des murs de la ville, qui en cet endroit montrent mieux leur construction intérieure; exemple des fortifications du V* siècle.

Après un quart de mille on arrive à la

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