‹ Itinéraire de Rome et de ses environsChapitre 114 sur 337 · BASILIQUE DE ST. LAURENT HORS DES MURS · texte numérisé non relu

BASILIQUE DE ST. LAURENT HORS DES MURS

Constantin le Grand bâtit cette basilique vers l'an 330 dans une propriété nommée Fundtis Veranus, appartenant à Cyriaque,damc romaine: elle fut successivement restaurée par plusieurs pontifes, et principalement par Honorius III, qui changea la direction de la basilique, en y ajoutant la grande nef, et fit bâtir le portique en 1216. Dans cette église ce môme pontife couronna le comte d'Auxerre, Pierre

Basilique de st. Laurent hors des murs. 185

de Goartenay , empereur latin de Gonstantiaople , lorsqu'il passa par Rome en allant prendre possession de cet empire. Elle fut en6n mise dans l'état actuel en 1657.

Le portique de cette basilique est soutenu par six colonnes d'ordre ionique; lesquelles^ ainsi que celles de la grand nef^ ne sont pas de même diamètre 9 et les chapiteaux n'ont pas été faits pour elles. Les peintures qui décorent le portique sont du temps d Honorius III, et représentent plusieurs sujets relatifs à l'histoire de ce pape, de st. Laurent et de st. Etienne.

L'intérieur de l'église est à trois nefs^ divisées par 22 colonnes ioniques presque toutes de granit; c'est la partie que le pape Honorius III ajouta lorsqu'il changea la direction de l'église, et cette partie est aussi décorée d' un superbe pavé , fait à Timitation de celui du presbytère ou tribune. A côté de la porte principale , on voit un sarcophage ancien, orné d'un bas-relief, représentant un mariage romain: il sert de tombeau au card. Fieschi. Dans la nef du milieu sont les deux ambons de marhve, qui servaient à chanter les évangiles et les épttres, et Tun d'eux est embelli de marbres rares , de mosaïques, et de ciselures.

En montant à la tribune , dont le pavé est en opus alexandrinum , au fond on voit le vieux siège pontifical orné de différentes pierres. Cette tribune, embellie dans le haut d'une mosaïque du VI* siècle, est la basilique primitive, rebâtie vers l'an 578 par Pelage II. Elle est décorée de 12 superbes colonnes de marbre violet, cannelées,'et dont la plus grande partie est sous le sol , comme on le voit à l'extérieur de la même tribune ; les chapiteaux sont d'ordre corinthien; deux de ceux-ci ont des trophées au lieu de feuilles d'acanthe. Ces colonnes soutiennent un entablement composé de diverses pièces^

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dont qaelques^uoes sont fort-bien travaillées; elles ont été tirées de différents édifices antiques. Au des^ sus de cet entablement sont 12 autres colonnes plus petites ; les deux qui se trouvent au fond de la tribune, sont de porphyre vert, et des dix autres, toutes cannelées , cinq sont de marbre violet^ et cinq de marbre blanc. Le maltre^utel est isolé et orné de quatre colonnes de porphyre rouge, qui soutiennent un baldaquin de marbre. Sous cet autel est la Confession de st. Laurent, où repose le corps de ce saint et celui de st. Etienne proto-martyr. Derrière la tribune est le sarcophage où fut enseveli st. Zozime pape. Tannée 418 de 1 ère chrétienne: il est orné de bas-reliefs représentant des Génies qui vendangent) sujet qu'on voit souvent représenté sur les monumens des premiers siècles du christianisme.

Dans la petite nef à gauche de l'entrée principale de l'église^ on trouve une chapelle souterraine qui est célèbre par les privilèges et les indulgences accordées par divers papes à ceux qui la visitent» on y fait célébrer des messes. De cette chapelle on descend dans le cimetière ou catacombes de st. Gyriaque.

Près de cette basilique il y a un des plus grands cimetières de Rome moderne, consacré en 1834.

En retournant à la ville par la porte st. Laurent, on débouche près de la place de ste. Marie Majeure: avant dV arriver on voit à gauche un monument en granit d Egypte, fait en guise de colonne» au dessus duquel sont les figures du Crucifix et de la Vierge: Clément VIII l'érigea en 1595, en mémoire 4t> rabsolution donnée à Henri IV, roi de France.

Vis-à-vis de cette colonne est l'église de st. Antoine abbé; on la croit bâtie sur les ruines d'un temple de Diane, ou plutôt de la basilique de Sicinius.

Suit la grande place de ste. Marie Majeure, où, sur un grand piédestal , est une colonne cannelée ,

Basilique de ste. Marie Majeure. 187

de marbre blanc et d'ordre corinthien, la seule qui * soit restée entière de celles qui soutenaient la voûte de la basilique de Constantin. Elle a 58 pieds et demi de hauteur, compris la base et le chapiteau, et 19 pieds 3 pouces de circonférence. Ce fut Paul y qui la fit élever sur cette place, sous la direction de Charles Mademo, et qui plaça sur le sommet la statue en bronze de la Vierge, moulée par Guillaume Bertolot.

Sur cette place est la

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