EGLISE DE ST. JÉRÔME DES ESCLAVONS
Ici il y avait aaciennement une petite église dédiée à ste. Marine. Nicolas Y la donna à qaelqnes hermites de rill jrie, afin qu'ils y érigeassent à côté un hôpital pour les pauvres pèlerins de cette nation f et y fondassent aussi une congrégation , qui existe encore, sous le nom de Congrégation de l'hôpital de saint Jérôme des illyriens* La petite église tut restaurée peu après par ces mêmes hermites, et ensuite Sixte V la réédifia comme on la voit à présent, d'après les dessins des architectes Martin Lunghi et Jean Fontana^ la déclarant église collégiale pour la seule nation iliyrienne.
En 1847 la susdite congrégation résolut non seulement d'embellir avec des peintures les parties de Téglise qui en étaient privées,mais epcore de la restaurer de haut en.bas, et de la décorer de nouveaux ornemens. Elle confia l'exécution d'un si beau projet au peintre romain Pierre Gagliardi, en lui ordonnant me les nouvelles peintures fussent, autant que possible, en harmonie avec celles qui existaient déjà, et que toutes fussent allusives à un seul sujet, c'est-à-dire à l'église militante.
C'est pourquoi l'excellent artiste commença par représenter, dans la grande voûte de la nef, l' exaltation de la croix , que l'on voit portée au ciel par des anges. IfOs quatre Vertus cardinales sont aux côtés d^ ce groupe qui brille dans le centre d'une très^vive lumière, dont les rayons se répandent par degrés sur une gloire d'anges entremêlés à une quantité de saints et de saintes de la nation iliyrienne. Près de cette gloire, conduite avec harmonie, et noblesse de caractères, on aperçoit, à peine indiquée, une grande couronne de palmes de laquelle quelques anges détachent des rameaux pour les donner à ceux qui triomphèrent pour la foi. Dans les penden-
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tifs de la même voùie, il peignit en style grandiose et avec un effet vigoureux Tes quatre grands Prophètes, et dans l'attique il exécuta en clair-obscur, à l'imitation de bas^-reliefs, six passages de l'ancien Teatament allusifs à la rédemption. Dans le3 piliers de la nef et dans ceux de la croisée, il représenta les douze apôtres, quelques-uns desquels, eiÈ particulier, sont d'une trèarbelle ei^écutioia, et on lit le nom de chacun sur un écriteau tenu par un ange peint m dessus.
de même Gagliardi est l'auteur des deux grandes fresques qu'on admire dans la croisée: celle à gauche repi^sente le £!alvaire, l'autre l'adoration des mages. Dans cette peinture i où V aspect de la ste. Vierge avec son Divin JEnfant inspire vénération et respect, tout est gai, tout est tranquille, et la grâce de l' art se trouve réunie, avec beaucoup de talent, à l'harmonie de l'effet et à la vérité de tout ce qui y est représenté. Ensuite tournant le regard sur celle qui est vis-à-vis, on ne peut s'empêcher d'être ému à la vue de la scène tragique représentée sur cette paroi; car, malgré que l'effet de la lumière lancée à rayons et sombre en même temps, soit plutôt imaginaire que naturel, cependant, dans tout l'en*semble il y a une si brûlante imagination , qu'en la regardant on se croirait transporté au pied du Calvaire, au moment où, là sur le sommet, était crucifié entre deux malfaiteurs le Rédempteur du monde.
En visitant les chapelles nous observerons d'autres ouvrages de Gagliardi , également allusifs au sujet déjà connu.
A présent nous dirons quelque chose des peintures qui furent exécutées à l'époque de Sixte Y.
Parmi ces peintures, celles qui ornent les lunettes et les ares dç la croisée , ainsi que la coupole feinte et rattique,sont l'ouvrage d'André d'Ancône, qui avec Antoine Viviane peignit sur les parois du
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chœur les trois grandes fresques représentant l' ordination de st. Jérôme, ce docteur en conférence a?ec les saints Grégoire de Nazianze, et Basile le Grand, et lorsque , dans le désert, il était consulté par d'au très saints docteurs sur des points essentiels dès pa^es sacrées. Paris Nogari peignit la Yoùte et Fattiqffe de ce chœur, où Ton observe le maître-autel isolé, composé d'une urne de yert antique orné de métaux dorés.
Retournant vers rentrée,sur l'autel de la première chapelle à droite est un st. Jérôme du ^staro : sur les murs latéraux, Gagliardi représenta le Divin Rédempteur et st. Jean-Baptiste. Au susdit Bastàro appartient la descente de croix qu'on observe sur r autel de la seconde chapelle ; les fresques de la voûte et celles des lunettes , sont d'André d'Ancône, et Gagliardi peignit les côtés. L' autel de la troisième chapelle a un tableau de Bénigne Wangh, représentant la translation à Rome du corps de st. Clément pape* Dans la chapelle vis-à-vis on voit un tableau de Cerrnti, dont le ^jet est Tannonciation de la sainte Vierge avec quelques saints. Les fres-^ ques latérales de la seconde chapelle, représentant la nativité et l'assomption de laVierge, sont l'ouvrage de Gagliardi. La sainte Famille sur l'autel de la troisième chapelle, fut peinte par Joseph duBastaro.
Avant de sortir de l'église nous devons observer aux côtés de la fenêtre, <[ui est au dessus de l' entrée, les deux grandioses et belles figures des pontifes Nicolas V et Sixte V, ouvrages de Gagliardi, qui représenta au dessous, en clair-obscur, l' institution du chapitre de cette église et V approbation de la congrégation illyrienne.
Cette église qu'on peut dire, moyennant la restauration dont nous avons déjà parlé , nouvellement rendue au jour, fut solennellement rouverte au culte public le 18 décembre de l'année 1852.
Palais Borghèse. 297
Le balcon soalena par des colonnes et des pilastres , que r on voit près de 1* église que nous venons de décrire, appartient au palais Borgbèse , et il fut construit sur les dessins de Flamine Ponzio.
La rue qui suit immédiatement après le susdit balcoui conduit à la place et au grand