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de ces dernières soutenaient le grand arc qai s'ouvrait vis-à-vis de l'arc de Placitka, et les six autres> trois de chaque c6té> soutenaient le mur de division. Presque tout le pavé de cette croisée était en briques, et le plafoiùi qui la couvrait avait été fait par Sixte y en 1587. Au centre de la nef voisine du corps de l'église , s'élevait l'autel papal que nous observerons plus lard. Chaque extrémité de la croisée avait deux autels> décorés chacun de quatre belles colonnes de porphyre: les tableaux de ces autels représentairat la conversion de st. Paul , le martyre de st. Etienne, l'Assomption, et st. Benoit. Dans la tribune , où on a érigé le trône pontifical^ était le maltre-aatel,faitsur les dessins d HonoriusLunffhi, et décoré de quatre colonnes de porphyre: au dessus il y avait un tableau de Louis Givoli, représentant la sépulture de st. Paul. Aux côtés de la tribune étaient les deux chapelles qui existent encore.
La longueur de cette basilique, depuis la grande porte jusqu'au fond de la tribune, était de 433 pieds et demi. Les cinq nefs avaient 310 pieds de longueur,et la largeur totale montait à 224. La grande nef avait 82 pieds de largeur, et 106 de hauteur. La croisée en avait 243 et demi de longueur, 89 et demi de largeur, et 92 de hauteur.
On a déjà dit que cette basilique brûla ^l juillet 1823: ce sinistre événement arriva dans les derniers jours du pontificat de Pie VII, qui, étant gravement malade, mourut sans avoir été informé de ce désastre. Son successeur Léon Xll se doima toute la sollicitude possible pour que la basilique 0sliense ressuscitât de ses cendres , majestueuse et digne de la magnificence romaine. 11 adressa des lettres pastorales à tous les évèques du 'monde catholique , les invitant à recueillir et à envoyer à Rome les offrandes des fidèles pour l'édification du nouveau temple. L'invitation du pontife produisit
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Veffet désiré: les dons des fidôles ajoutés aux spm^ mes considérables destinées sur la caisse de TEtatt animèrent le saint pore à la rebâtir plus grandio* se qu'il ne se l'était proposé d*abord. En conséquence y suivant 1* opinion émise par la célèbre Académie Romaine dite de st. Luc, et le désir des sarants, il commanda, par une ordonnance du 18 septembre 1825, la réédification de la basilique dans les mêmes proportions et dans la même forme qu'elle avait ayant l'incendie: cependant, dans l'exécution, on dérogea en partie à ces prescriptions , afin de rendre le nouveau temple plus somptueux et plus surprenant que l'ancien.
L'exécution de V ouvrage fut confiée aux architectes Pierre Bosio, Pierre Gamporèse, et Paschal Belli comme directeur. A la mort de Belli, arrivée en 1833, on nomma architecte directeur le chev. Louis Poletti, et ainsi on peut dire que toute l'architecture du nouvel édifice lui appartient.
Èlat actuel. On entre aujourd'hui dans l'église par une porte contiguë au monastère, qui introduit dans la nef de la croisée; mais on y entrera bientôt du côté de l'orient, où Ton a déjà construit une nouvelle façade, décorée d'un portique, soutenu par 14 colonnes de marbre grec veiné. Avant d'entrer dans l'église on doit observer le grandiose clocher élevé précisément derrière la tribune.
La nef de la croisée a été bâtie sur l'aire de l'ancienne, mais sur un dessin tout-à-fait différent. Le pavé est en marbre blanc et en marbre dit bardiglio. Les parois sont incrustées de marbre de Carrare jusqu'à l'entablement, qui est en marbre blanc avec une frise de marbre violet. Cet entablement est soutenu par un ordre de 24 pilastres corinthiens cannelés , faits avec les fragmens des colonnes de marbre violet de l'ancienne basilique, et ib ont les bases t\ les chapiteaux de marbre blanc. A chaque
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extrémité de cette nef , il y a un autel flanqaé de
2uatre grosses colonnes aussi d'oi'dre corinthien , gaiement faites avec les dits fragmens; elles saillent des parois des deax tiers de leur diamètre. Ces colonnes soutiennent la continuation de V entablement qui règne autour de la nef, lequel, tant qu'il règne sur elles, a une plus grande saillie de la paroi, et est enrichi de beaux ornemens. Au dessus de Fentablement s'élève un ordre de pilastres composites, entre lesquels s'ouvrent 14 fenêtres cintrées: cet ordre archi tectonique, tout en maçonnerie, est peint à l'imitation des marbres qui embellissent l'ordre inférieur. Les susdits pilastres soutiennent un entablement, terminé par un rang de consoles qui supportentle plafond, divisé en caissons etriche d'ornemens dorés sur un fond blanc d'argent : parmi ceux-ci on voit les armes de Pie YIl et celles de ses successeurs jusqu'à Grégoire XVI, qui le 3 octobre 1840 consacra cette nef ainsi que le maltre-auteL Le soubassement de ce second ordre d'architecture, qui règne tout autour de la nef, est embelli de 74 portraits en mosaïque des papes, depuis st. Pierre jusqu'à Jean IV. On verra la continuation de cette intéressante série dans le soubassement du second ordre archi tectonique de la grande nef, et sur les arcades des nefs adjacentes.
A chaque extrémité de cette nef, comme on l'a fait observer , est un autel. Sur celui de l'extrémité orientale on voit un tableau qui représente la conversion de st. Panl, ouvrage de Gamuccini. Les deux statues semi-colossales , dans les niches latérales , représentent st. Grégoire le Grand, sculpté par Labourear, et saint Romuald, par Stocchi. Le tableau de l'autel de l' extrémité opposée, peint par le chev. Philippe Agricola, a pour sujet l'Assomption de la Vierge ; des deux statues latérales , st. Benoit est de Gnaccarini, ste. Thérèse de Baini: et il est à pro-
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pos de faire observer ici que les parois entre les colonnes de ces deux autels sont entièrement rêvé* tues de bel albâtre oriental.
Au milieu de la nef on observe l'ancien autel papal de la comfession, érigé en 1280, et restauré des dommages de Tincendie. Cet autel est orné de quatre colonnes d'un beau porphyre, soutenant un baldaquin , d* architecture gothique, fait en forme de pyramide. Sous cet autel on conserve la moitié des corps de st. Pierre et de st Paul, et l'autre liioitié est dans la basilique de saint Pierre au Vatican; les tètes de ces apôtres sont à st. Jean de Latran. Au dessus de V ancien maltre-autel s' élève un somptueux baldaquin, soutenu par quatre colonnes trèsestimées d'albâtre oriental, et moyeimant cet ornement ultérieur , formé de marbres précieux et de métaux dorés, l'autel pontifical a pris assurément un caractère noble et grandiose en harmonie avec la magnificence du nouveau temple.
Les grands blocs avec lesquels ont été faites les susdites colonnes , érigées ici en janvier 1853, furent donnés au saint Siège , sous le pontificat de Grégoire XVI, par Mehemed-Ali, vice-roi d'Egypte, afin qu'il fussent employés à la décoration de cette basilique.
Vis-à-vis de cet autel s'ouvre l'ancienne tribune, en grande partie renouvelée , à laquelle on monte par deux degrés d' un rare granit rouge oriental. Dans cette tribune règne aussi le même ordre d'architecture que dans la nef, et il lui est semblable non-seulement dans ses proportions , mais n^ème dans la qualité des marbres. Six pilastres en ornent les côtés; et les parois sont incrustées de marbre cipollin vert jusqu'à l'entablement. Quatre colonnes avec leurs controrpilastres décorent la partie centrale, et tant que l'entablement règne sur elles, il est enrichi d'ornemens dorés. Au milieu de ces co-
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loDoes s* élére sur cinq gradins le siège pontifical, tout en marbre blanc ayec des ornemens et des basreliefs dorésy et au dessus on roit un beau tableau du Gamuccini , représentant st. Paul porté au ciel par des anges. La voûte et la façade de Tare de cette tribune sont décorées des anciennes mosaïques faites yers Tan 1220, sous le pape Honorius III , lesquelles ont été restaurées des dommages occasionnés par le feu. Un pavé construit en marbres rares et précieux complète la magnificence de cette tribune.
Yis-à-yis de la tribune s'ouvre Tare de Placidia soutenu par deux grandes colonnes de granit du Simplon d'ordre ionique, avec les bases et les chapiteaux en marbre blanc. Sur la façade de. cet arc on Yoit de nouvelles mosaïques, qui représentent les mêmes sujets qa*on y yoyait auparavant.
Aux c6tés de la tribune il y a quatre chapelles: la plus près de l'autel de la conversion de st. Paul est dédiée à st. Etienne, et a été érigée sur les des^ sins du chev. Poletti, qui la décora d'un ordre de pilastres corinthiens de granit rouge oriental : ces pilastres, avec leurs bases et leurs chapiteaux de marbre blanc^ s'élèvent sur un grand soubassement et soutiennent l'entablement de marbre blanc avec la frise de granit rouge; sur l'entablement pose la Yoû te, embellie d'un compartiment de caissons, ornés de stucs dorés. Aux côtés de l'autel sont deux colonnes de porphyre , et le devant est du même marbre. La statue du saint qu'on y admire au dessus a été sculptée par Rinaldo Rinaldi avec beaucoup de simplicité et de noblesse d'expression. Des deux tableaux latéraux, celui de gauche, ouvrage de François Goghetti, représente st. Etienne conduit en présence du Sanhédrin; V autre, peint par François Podesti, offre à nos regards le martyre du saint: et ces deux braves artistes ne démentirent pas dans ces ouvrages la haute renommée dont ils jouissent
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avec raison. Cette chapelle à partir da grand sonbassement jas(|n'à l'entablement, y compris le pavé, est entièrement revètae de marbres choisis.
La seconde est Pantiqae chapelle dédiée an Cracifix; il fat sculpté en bois par le Gavallini, et Ton croit, d'après ane piease tradition, qa*il parfa à ste. Brigite, dont on y voit la petite statue sculptée par Charles Maderne. Cette cnapelle a un ordre de pi« lastres corinthiens en marbre blanc, cannelés, entre lesquels on voit huit niches. Les parois sont toutes de marbre de couleur, ainsi que le pavé; et la voûte est embellie de quelques anges peints à clairobscur en différons compartimens, riches d'orne* mens sur un fond doré. L'autel est formé d'une trèsbelle urne antique de granit rouge oriental.
La troisième est l'ancien chœur. Charles Maderne en fut Tarchitecte; Ânastase Fontebuoni, florentin, peignit la voûte, et Joseph Ghezzi les tableaux des parois. L'autel est orne de deux colonnes de porphyre , et le pavé a été nouvellement fait avec des marbres choisis.
La dernière chapelle est dédiée à st. Benoit , et a été érigée d' après les dessins du susdit Poletti , qui r a décorée d' un ordre isolé de douze petites colonnes, six de chaque cAté, qui sont dressées sur un soubassement de granit haut et solide, et soutiennent une voûte divisée en caissons ornés de stucs dorés. Les dites colonnes , provenant de Tan» cienne Voie, sont de marbre gris avec les bases et les chapiteaux de marbre blanc: leurs contre-pilastres sont semblables. L'autel est entièrement construit en marbres choisis de couleur, et au dessus on voit la statue du saint, sculptée par Tenerani. Le pavé est fait en marbre blanc et en hardiglio.
Le corps de la basilique est divisé en cinq nefs
[»ar 80 colonnes de granit du Simplon, comme nous 'avons dit plus haut; elles sont d ordre corinthien
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avec bases et chapiteaux de marbre blanc. Quarante de ces colonnes, qui sont les plus grandes, ornent la nef du milieu , 20 de chaque côté. Les 40 autres colonnes, de moindre grandeur, divisent les quatre nefs latérales. Sur les 40 colonnes de la grande nef posent les arcs qui soutiennent les parois latérales, qui s'élèvent au dessus de l'entablement, construit en marbre veiné, comme les arcs. La décoration de ces parois est en tout semblable à celle de la partie supérieure de la nef transversale; et entre les pilastres s'ouvrent 23 fenêtres cintrées , dont 10 de chaque côté, et 3 au dessus des trois grandes portes qui donnent entrée dans cette nef, couverte d'un plafond en caissons, riches dornemens dorés ; au milieu sont les armes du pape Pie IX. La façade du grand arc de Placidia a été ornée de mosaïques représentant les mêmes sujets qu'on y observait avant l'incendie, comme nous l'avons déjà indiqué.
Les murs des deux dernières nefs latérales sont décorés de 44 pilastres corinthiens, 22 de chaque côté. Ces pilastres de beau cipollin , avec bases et chapiteaux de marbre blanc, ressortent admirablement sur les parois de marbre veiné, et soutiennent les arcs entre lesquels on voit alternativement une niche et une fenêtre, les unes et les autres de forme cintrée. Au dessus de ces pilastres et des colonnes, qui leur correspondent en face, s'élève une corniche qui supporte le plafond , lequel tant dans ces deux dernières nefs que dans les deux autres latérales, est en belle harmonie avec ceux de la nef du milieu et de la croisée.
Attenant à cette basilique est un beau cloître , environné d'arcades , soutenues par de petites colonnes, dont la plus grande partie sont incrustées en mosaïque, ainsi que l'entablement. Ce cloître fut construit vers l'année 1220. On voit sous ce porti-
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que quelques marbres antiques et un grand nombre d'inscriptions enchâssées dans les murs. En sortant) à un mille environ, on arrive à i'