ÉGLISE DE ST. BARTHÉLEMI
L'origine de cette édise remonte à une époque fort reculée, puisqu'elle existait déjà en 1019; et l'on croît qu'elle fut bâtie par Othon III en Tbonneurde st. Adalbert pour en conserver les reliques. On croit aussi que dans la suite cet empereur 6t placer dans la très-belle urne de porphyre, qui fait partie du maltre-autel, les corps des ss. Barthélemi, Paulin, ExupérancQ et Marcel, qu'il avait transpor* tés à Rome; de là elle prit le nom des ss. Adalbert et Paulin, puis des ss. Adalbert et Barthélemi , et enfin de st. Barthélemi. Dans rarchitrave de* la porte principale, on Ht une inscription de l'an 1113, par laquelle on apprend que sous Paschal II elle fut restaurée et embellie, ce qui détruit l'asserlion qu'elle fut réédiGée par Gélase II , comme on le lit dans quelques descriptions de Rome. Alexandre III la décora d'une nouvelle confession ornée de sculptures exécutées par Nicolas d'AngeIo,et consacra de nouveau l'église. Cette confession fut renversée par l'inondation extraordinaire du Tibre en 1557, et dans cette circonstance s'écroulèrent aussi la nef de droi* te et la façade de l'église décorée de mosaïques. Ces ruines furent réparées par les cardinaux Santorio, etDeTrejo, sur les dessins de Martin Lunghi le vieux, qu! en refit la façade, en la décorant de quatre colonnes de granit, reconstruisit la nef de droite, et orna le maltre-autel d'un baldaquin soutenu par quatre superbes colonnes de porphyre; ce baldaquin fut enlevé en 1829 , et les colonnes furent
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transportées aa Vatican pour décorer la galerie qui renferme les célèbres tapisseries de Raphaël.
L'intérieur est divisé en trois nefs par 14 colonnesy que Ton croit aroir appartenu à l'ancien temple d Esculape, mais qui certainement sont d'une proportion trop mesquine : douze de ces colonnes sont de granit, une de cipollin, et l'autre est murée dans un pilastre. Le tableau de Tautel de la seconde chapelle à droite, représentant st. Charles Borromée, de même que les fresques, toutes relatives à la vie de ce saint, sont des ouvrages fort estimés d'Antoine Garache. La chapelle suivante contient trois beaux tableaux de Dominique-Antoine Fiorentini de Sermoneta: celui de l'autei représente st. François et st. Bonaventure; et les latéraux ont pour sujet la mort de st. François et le moment où il reçoit les stygmates sacrés. Dans la chapelle <hi st Sacrement, au fond de cette nef, on observe six belles peintures à fresque do Jean-Baptiste Mercati, toutes relatives à la vie de la ste. Vierge.
La fresque du maltrè-autel, représentant le saint titulaire, est de François Manno, sicilien. L' ornement principal de cet autel est la belle urne de porphyre déjà mentiofunée, contenant les saintes reliques dont nous avons parlé. Les fresques qui ornent la chapelle du GruciGx dans l'autre nef, sont l'ouvrage du susdit Garache , et sont relatives à la passion du Rédempteur. Ce peintre exécuta aussi les fresques do la chapelle suivante,où il représenta quelques traits de la vie de la ste. Vierge; mais ces peintures ainsi que celles de la chapelle précédente ont été endommagées par les restaurations.
Outre le temple d'Esculape,il y avait dans cette lie ceux de Faune et de Jupiter Lycaonien; ce dernier Gt donner à l'Ile le nom d'Ile Lycaonienne.
Presque en face de l'église que nous venons de décrire, se trouve celle qui est dédiée à st. Jean Car
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lahita ou de Dieu. Ellle fut érigée en 1640 par les pères hospitaliers appelés frères de sUJeaudeDiett, ovi Benfratdli, auxquels elle appartient encore.
A cette église est annexé un hôpital desservi parles susdits pères hospitaliers , qui le fondèrent en 1583 : on y reçoit seulement les hommes attaqués de maladies aiguës.
De cette lie on passe au Trastevere par le