SALLE DES BRONZES
Plusieurs monumens de bronze placés dans cette salle lui ont fait donner ce nom. Le vase de bronze qu'on voit en entrant fut trouvé dans la mer à Anzio; il avait été donné par Mithridate, roi de Pont, au gymnase des Eupatoristes, ainsi que Tindique l'inscription grecque qu'on y lit. Le grand cheval, également de bronze, fut trouvé en 1849 en reconstruisant une maison située dans la rue des Palme en Trastevere, où, dans la même circonstance, on trouva aussi une trés^belle statue en marbre, que nous verrons dans le musée du Vatican; l'une et l'autre devaient sans doute appartenir aux bains publics , nommés ^t Empeîide , exbtant précisément dans ce quartier. La plus grande partie des bustes placés autour de cette salle sont inconnus. Pourtant, on doit remarquer le petit groupe d'Hécate, ou Diane triforme en bronze, elle est
Musée du Capitolt. 73
placée en face de la seconde fenêtre; prés de cette statue, au c6té gauche de la fenêtre, est la célèbre table iliaque, où sont représentés les événemens principaux de la guerre de Troyes; de l'autre côté, est une table de bronze , portant une inscription relative à Septime Séyére, à Julie, sa femme, et à Garacalla, dont on voit les portraits. En face de la fenêtre, est le beau sarcoj^ge sur lequel est représentée la fable de Diane et Endymion ; sur ce sarcophage est une mosa'ique représentant des mas-
ÏU€S, etc. , trouvée en 1824 sur le mont Aventin, ans la vigne des pères jésuites ; on doit encore observer la belle statue en bronze d'un des douze Camilles, ministres des sacrifices.
Le sarcophage placé en face de l'autre fenêtre est de mauvaise sculpture, mais il est très intéressant par l'histoire de la philosophie des anciens; on y voit représentée la doctrine des derniers Platoniciens sur la formation et la destruction de l'homme. Au dessus de ce sarcophage, on a enchâssé dans le mur la célèbre mosaïque, dite les Colombes de Furietti, trouvée à la villa Adriana, par monseign. Furietti; elle est considérée avec raison comme le plus beau monument en ce genre qui nous soit r^sté: c'est une copie ou une imitation de celle de Sosus qu'on voyait à Pergame, et dont Pline parle comme d'une œuvre sublime. Enfin dans une petite armoire à côté de la première fenêtre , en entrant, on observe quelques styles d'ivoire , dont se servaient les anciens pour écrire sur les tablettes enduites de cire: ils furent trouvés dans le Tabularium en 1850.
En sortant de éette salie on passe dans la