SALLES DES CONSERVATEURS
La première de ces salles est nommée salle du diev. d'Arpin, parce que ce peintre y a représenté les premiers faits de l'histoire romaine, savoir: Romulus et Rémus, trouvés sous le figuier Ruminai, au pied du mont Palatin, par le berger Faus-
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tttlus ; Bomulus traçant ayec la charrue Tenceinte de Borne 3 renlèvemeDt des Sabines ; le sacrifice de Numa accompagné des Vestales: le combat entre les Romains et les Yéiens, et le combat des Horaces et des Guriaces: ces deux tableaux sont les plus beaux de cette salle. On 7 trouve les statues de Léon X, d'Urbain VUI et d'Innocent XI; celle-ci est en bronze, elle est de TAlgarde: les antres sont de marbre, celle d'Urbain YIII est du Bemin. On y voit encore les portraits de Christine, reine de Suéde, et de Marie Gasimire: deux bustes inconnus, et un esturgeon en bas-relief, parce que de tous les poissons de cette espèce péchés dans le Tibre et excédant cette mesure, la partie supé* rieure, indiquée par la trace sur le cou, était due aux conservateurs de Borne.
On entre ensuite dans la première antichambre, danis laquelle Thomas Laureti a continué à fresque l'histoire romaine , il a peint Mutius Scévola se brûlant la main droite en présence de Porsenna, roi d'Étrurie; Brutus, ennemi des Tarquins^ condamnant ses fils à la mort; Horatius Goclès , seul sur le pont Sublicius , repoussant V armée des Étrusques, et la bataille près du lac Bégille, ga^ gnée par Aulus Posthumius, qui décida du sort des Tarquins, qui furent à jamais chassés de Bome. On voit encore dans cette pièce diverses statues de généraux pontificaux, tels que Marc-Antoine Golonna, qui défit les Turcs à la bataille de Naupatto, ou Lépante; Thomas Bospigliosi; François Aldobrandini; Alexandre Farnèse, qui se distingua dans les guerres de Flandre, et Gharles Barberini, frère d'Urbain VIII. On y remarque encore une colonne de vert antique, avec la tète de Trajan; un bas-relief de lumachelle, représentant la louve avec Bomulus et Bémus : une autre colonne de vert antique, sur laquelle est la tète de Septime
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Sérére: et enfin les bustes de Yirginias, Gesariiii et de Louis Mattei.
La troisième salie, dite seconde antichambre, est décorée d'une belle frise peinte par Daniel de Volterra , qui y représenta le triomphe de Marius, consul, après la défaite des Gimbres. Au milieu de cette salle est la louve antique, de bronze, qui al-^ laite Bomulus et Bémus, elle fut trouvée sous le mont Palatin, entre Y église de ste. Marie Libératrice et celle de st. Théodore, c'est-à-dire près du figuier Buminale, où elle fut érigée Tan de Borne 458, par Cneus et Quintus Ogulnius, édiles ct^* rules , de laquelle parlent Tite^Liye et Denys , comme existant en cette place de leur temps: donc on ne doit pas croire que ce soit celle qui, au temps de Gicéron^ un peu avant la conjuration de Gatilina, était sur le Gapitole et fut frappée et renversée par la foudre. Ge monument mérite particulièrement l'attention, parce que c'est un des mieux conâervés qui nous restent de 1' art antique de Bome: les deux enfans sont modernes. Les traces qu'on voit et que l'on croit produites par la foudre, bien que ce fait fût vrai, ne prouveraient rien en faveur de l'opinion qui veut que ce soit celle qui est mentionnée parGicéron, puisque, outre les argumens allégués, cet orateur parle de la louve capitolinet^omme d'un objet qui n'existait plus à cette époque: fuisse memtnistts. Dans cette salle, on voit encore une gracieuse statue en bronze, c' est un jeune homme qui cherche à s'arracher quelque chose du pied^ et que vulgairement on appelle le berger Marzio: peut-être est-il à faire une friction avec le strigile^ et peut être pris pour le puerum distrigentem si loué par Pline, et qui était dans les thermes d' Agrippa : ensuite on voit une demifigure , peut-être est-ce un Adonis : une Diane triomphante : un buste dit de Popée : un buste
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rare en bronze de L. Junius Brutos, premier consul et yengenr de la liberté romaine: deux bustes de femme inconnus dans les niches ; un prétendu buste de César, et celui d'Adrien, placé sur une colonne de brèche égyptienne. On a enchâssé dans le mur le bas*relief d'un antique sarcophage, sur lequel, entre les génies des Saisons, est la porte d'Âdès, emblème de l'éternité, elle est entr'ouverte. II y a deux beaux tableaux, V un représente le . Christ mort, œuvre du père Piazza; l'autre, ste. Françoise Romaine, peint par Romanelli.
Une des faces de ki quatrième salle, dite la troi-* sième antichambre, est couTerte de fragmens de marbre avec des inscriptions contenant les célèbres fastes capitolins. Ces fragmens furent trouvés dans le XVI* siècle près de ste. Marie Libératrice: d'autres parties furent trouvées dans les mêmes environs, dans les fouilles, au commencement du siècle présent. Ces fastes devaient être antiquen>eut déposés aux Comices, ou dans la Ci^ia HêstiUa, qui étaient près de cette église. Il y a encore deux longues inscriptions modernes, l'une relative à la victoire remportée par Marc-Antoine Colonna, et l'autre pour transmettre à la postérité celles d'Alexandre Farnèse. On croit que les peintures sont de l'école de Pierre Pérugin. Sur la porte est une belle tète inconnue en bas-relief: on dit que c'est Mtthridate, roi de Pont. On remarque aussi le buste d'une Bacchante, celui de Pallas, et deux enfans en marbre tenant des nids d'oiseaux.
Dans la salle suivante, dite salle d'audience, ornée d'une frise dans laquelle le peintre, dont le nom n'est pas connu, a représenté des jeux olympiques , les objets les plus intéressans sont: deux têtes dans deux niches, l'une dite de Scipion l'Africain, et l'autre de Philippe, roi de Macédoine: un buste, de Tibère: un nermès de Socrate: un
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buste, dit d'Âppius Glaudius, en rouge antique: un portrait de Boonarroti par lui même, la tète est en bronze et le buste en marbre noir: une tète de Méduse, par Bernin : deux canards en bronze, et un beau tableau qu' on dit de Jules Romain, il représente une sainte Famille.
On entre ensuite dans la salle des tapisseries, dite aussi salle du trône: Annibal Garache représenta dans la frise les faits militaires de Scipion l'Africain. Les murailles sont couvertes par des tapisseries faites à Rome dans l'hospice de st. Micheh On y a représenté Rome triomphante : la Vestale Tutia: la louve allaitant Romuîus et Ré^ mus: le châtiment du maître des Falisces, et les portraits de Jules-César , Pompée, Emile, Scipion l'Africain , Camille. Dans les angles du côté du trône il y a deux bustes inconnus, et à ceux de la partie opposée sont les bustes d' Arianne et de Flore.
Dans la dernière chambre , entre les diverses sculptures qui y sont réunies , nous noterons les statues consulaires, que Ton croit celles de Virgile et de Cicéron; les statues assises de Polymnie, Cybèle et Cérès. Les peintures à fresque de cette salle sont de Pierre Pérugin, qui y représenta divers faits de l'histoire romaine, relatifs aux guerres puniques.
La chapelle est attenante à cette salle, elle est ornée de bonne3 peintures: le tableau de l'autel, représentant la ste. Vierge, est peint sur ardoise, il est de Nucci; les quatre évangelistes, dans les angles, sont de Caravage: le Père-£ternel, au plafond, et d'autres peintures sont de l'école des Caraches: le st.Eustache, la ste. Cécile, le st. Alexis et la bienheureuse Louise Albertoni^ sont de Romanelli: la Vierge^ à gauche , est de Pinturicchio.
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En sortant de ces salles et en avançant sur la droite , on trouve à gauche deux pièces ouvertes , dans lesquelles on voit enchâssés dans ies parois les fastes modernes des cohservateurs de Rome. On voit encore dans la première de ces salles un grand piédestal, sur une face duquel est gravée une inscription à l'honneur de l'empereur Trajan, par l€S chefs ou ministres des voies et rues ues quatorze régions de Rome. Sur les faces latérales on a gravé les noms des rues de cinq de ces antiques régions: c'est un monument précieux pour l'antique topographie de la ville: le buste placé au dessus représente le même Trajan. Dans les angles de l'autre salle, on doit remarquer les mesures normales, en marbre^ pour le grain, le vin et l'huile, en usage dans le XIV® siècle. De ces salles on entre dans une cour , où , à gauche, est l'entrée de l'escalier qui conduit à la
GALERIE DES TABLEA^S DU GAPITOLE.
PREMIÈRE SALLE
V immortel pontife Benoit XIV fit construire ces deux . salles pour j déposer la superbe collection des tableaux qu'on y admire, et la mettre à la disposition des étudians. En entrant dans la première^ qui est celle en face de l'escalier , on voit le buste de l'illustre fondateur, sculpté par Ver* chassé; sur la porte est celui de l'immortel Piè YII, avec une inscription expliquant les changemens qu'il a fait faire dans cette galerie.
Nous commencerons la description des tableaux réunis dans cette salle par ceux qui ornent la face à gauche, et précisément par 1' angle à gauche en entrant, où, sur le haut, on observe un portrait de femme, peint par Giorgione: ensuite, une Vierge et plusieurs saints , copie d' un tableau de Paul Véronèse, par Bonatti : au dessus de la première
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fenêtre Y apparition des Anges aux bergers 9 par Bassano: un grand tableau, représentant le sacrifia ce d'Iphigénie, par Pierre de Cortone: un portrait de femme, par Bronzin: ste. Lucie, par Benvenuto Crarofalo, un des meilleurs ouvrages de ce peintre, dans lequel il a surpassé son style ordinaire: un portrait d'homme, d'école vénitienne : une Vierge dans la gloire, par Garofalo: l'adoration des Mages, par Scarsellino: le portrait du Guide, peint par luimême: le baptênrie de Jésus-Christ , de l'école des Garaches: st. Jérôme, par le Guide: le mariage de ste. Catherine, par Garofalo: au dessus de la seconde fenêtre, le repos de la ste* Vierge, copie d'un tableau du Titien, par Pierre de Cortone; l'enlèvement des Sabines , tableau d'une grande dimension par le même : une sainte Famille , par Augustin Carache: une autre sainte Famille avec st. Jérôme, par Garofalo; les travailleurs de la vigne, parFeti: le couronnement de ste. Catherine, par Garofalo: une Vierge avec plusieurs Saints, par Botticelli: l'adoration des Mages , par Scarsellino : une sainte Famille, de l'éeole de Raphaël: st. François, par Louis Carache: un paysage dans lequel est représenté le martyre de st. Sébastien , par le Dominiquin : au dessus de la troisième fenêtre, l'adoration des Mages , par Bassano: le portrait d' Urbain VIII , par Pierre de Cortone : Orphée jouant de la lyre , par le Poussin: un homme caressant un chien, par Louis Carache: une Vierge, par Gaudence de Ferrare: le Samaritain, par Palma le vieux: le triomphe de la Croix, par Dominique Palembourg.
Sur la seconde face on voit une copie de la Judith du Guide, par Charles Maratta; le départ d'Agar et d'Ismaël de la maison d'Abraham, très-beau tableau de Mola; Jésus enseignant dans le temple, de l'école ferraraise; une sainte Famille par Scniavoni; la Charité, par Annibal Carache; la Sibylle persi-
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qae, tableau célèbre du Guerchio; la Présentation au temple, de frère Bartfaélemi de st. Marc ; deux petits tableaux d'Annibal Carache, Tun représentant la Vierge, ste. Cécile et un saint Carmélite, l'autre la Vierge avec st. François; une belle ste. Famille, par Garofalo} derrière ce tableau es tune ébauche du même peintre, représentant la Circoncision; une mignature de Maria-Félix Tibaldi Subleyras, représentant le festin de Jésus-Christ chez le Pharisien; suivent deux petits tableaux, savoir: le mariage de sainte Catherine, attribué au Corrège^ et une Vierge par TÂlbane, tableau très estimé; une Magdelaine, par le Tintoret; David avec la tète de Goliath à ses pieds, par le Bomanelli; Esther, par Mola; une esquisse d'Augustin Carache du célèbre tableau de la Communion de st. Jérôme existant à Bologne; Jésus enseignant dans le temple, par DossoDossi de Ferrare; et le mariage de la Vierge, de Técole ferraraisc ancienne.
Sur la troisième face on voit, en haut, st. Jean- Baptiste, par Daniel de Vollerra; Jésus-Christ et les docteurs, par M. Valen(in, c'est un chef-d'œuvre; la Sibylle Cuméenne,par le Dominiquin, tableau inférieur à celui du même peintre, représentant le même sujet et faisant partie de la galerie Borghèse: au dessus de la fenêtre, Herminie et le berger, par Lanfranc; Jacob et Ësaû se séparant, grand tableau par Baphaël del Garbo; vue du village de Nettuuo près d'Anzio, par Vanvitclli; une Magdelaine, par le Guide; le triomphe de Flore^ par Nicolas Poussin; la vue de Grotta-Ferrata, par Vanvilelli; st. Jean- Baptiste, par le Guerchin : au dessus de la fenêtre du milieu, l'adoration du veau d'or, par Lucas Giordano; un grand tableau dans lequel Pierre Testa représenta Joseph vendu par ses frères; un paysage avec la Magdelaine, par le Carache; la Magdelaine, par l'Albane; le triomphe de Bacchus, par Pierre
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de Cortone; un horizon, par Van-Bloemen; ste. Cécile, par Bomanelli: au dessus de la première fenêtre en entrant, Moïse frappant le rocher, par Lucas Giordano; la Vierge et quelques saintes martyres, de l'école du Corrège; et Tâme bienheureuse, par le Guide.
Sur la quatrième face, en haut, on voit de suite un portrait d'homme, par Dossi de Ferrare; un autre portrait, par le Dominiquin; un clair-obscur représentant un architecte, par Poljdore de Garayage; une ébauche de Tâme bienheureuse, par le Guide; un st. François, de Luc Jourdain; un tableau magnifique de Bubens^ représentant Bomulus et Rémus allaités par la louye, au moment où ils sont découverts par Faustulus; un portrait, par Giorgione; Bachel, Lia et Laban, par Giro Ferri; un saint évoque, par Jean Bellini ; un tableau contenant le portrait de deux hommes, par le Titien: au dessus de la porte d'entrée, Circée présentant le breuvage à Ulysse^ par madame Sirani; suit le portrait d'un religieux, par Giorgione; une Vierge, de l'école vénitienne; st. Sébastien, par Jean Bellini; un portrait d'homme, par Velasquez, tableau d'une excellente couleur; la Vierge adorant son divin Fils, par Pierre de Cortone; une autre Vierge, assise parmi quelques saints, que l'on croit être du Francia; un portrait, par Bronzin; le couronnement de la Vierge, avec st. Jean-Baptiste, d'auteur inconnu; un clair-obscur représentant Méléagre, par Polydore de Caravage; et la dispute de ste. Catherine^ par George Vasari.
On passe ensuite à la