TEMPLE DE YEMUS ET ROME
L'empereur Adrien fit lui-même les dessins de ce temple et en dirigea la construction. Dion nous en a conservé le souvenir, et en Résigne l'emplacement primitif sur les ruines de l'Atrium de la maison dorée de Néron, au sommet de la voie sacrée et prés de l'amphithéâtre: ainsi on ne peut pas. douter de remplacement de ce temple, ni du nom qu'on doit donner à ces ruines. Aérant souffert par un incendie, Maxence le reconstruisit^ comme nous l'apprenons d'Aurèle Victor et d'un Anonyme contemporain, et comme on peut le remarquer par le style de la cella.
Ce temple s'élevait au milieu d'une enceinte obloQgue, formée par un portique à double rang de colonnes de granit gris, dont on voit un grand nombre de tronçons. Ce portique avait 500 pieds de longueur, sur 300 de largeur, et on voit encore les sul^tructions sur lesquelles il s'élevait;les colonnes avaient environ 3 pieds et demi de diamètre. Le temple était partagé en deux parties, parce qu' il y avait deux cellae distinctes et séparées^ et deux
Temple de Vénus ei Rome. 137
façades; cependant il ne formait qa'iin seul corps et pour cela ilfaat le considérer comme un temple seul. II entre dans la catégorie de ceux que Yitru?e appelle pseudo-diptères^ parce qu'il avait deux rangs de colonnes à chaque façade^ et un seul ranar sur les côtés: il avait 333 pieds de long sur 160 pieds de large; les deux façades avaient chacune un rang de dix colonnes; 20 colonnes décoraient les côtés. Ces colonnes étaient en marbre de Procounèse, c'est-à-dire blanc avec des' veines grisâtres, de près de 6 pieds de diamètre, d'ordre corinthien, et cannelées. Les murs extérieurs de la cella étaient aussi revêtus de ce même marbre de 5 pieds et demi d'épaisseur, et le pavé était plaqué de même.
On montait au portique d'enceinte et à la cour du temple, soit du côté du Forum, soit du côté du Ck)lisée. Du côté du Forum on y montait par un escalier général dont on voit encore plusieurs marches près de l'église de ste. Françoise; du côté du Golisée on j montait par deux escaliers à deux rampes aux deux extrémités. De la cour on parvenait au vestibule du temple par sept marches qui régnaient tout autour et qu'on peut tracer encore; il y en avait cinq autres pour monter à la cella. L'intérieur des deux cellae était décoré par des colonnes de porphyre de 2 pieds et 2 pouces de diamètre, dont on a trouvé une grande quantité de fragmens dans les dernières fouilles; la voûte en caissons était dorée, et les murs intérieurs ainsi que le pavé étaient plaqués de jaune antique et de serpentin. Outre plusieurs fragmens de colonnes,il y a encore assez de restes pour se former une idée exacte de ce temple. Dans les cellae on reconnaît encore la place où étaient les statues des deux déesses.
138 Seconde Journée.
Ce temple est au bas du
MONT FALATIK.
La tradition la plus reconnue des anciens écrivains sur le nom de cette colline célèbre est qu*£yandre y fonda une ville quHl appela Pallantium du nom de cette ville de TArcadie d'où il venait; œ nom fut changé en Paiatium, d'où dériva celui de mons Palatinm.
Ce mont est entouré par les autres collines de Rome; il a vers rouest,le mont Aventin; au sud le C!oeIius; à Test, TEsquilin; au nord et au nord-ouest le Yiminalje Quirinal, et le (lapitole. II a la forme d'un trapèze de 640Ô pieds romains de circonfé* rence» et de 52 mètres de hauteur au dessus du niveau de la mer: Téglise de ste. Anastasie, le grand Cirque, l'arc de Constantin et Téglise de ste. Marie- Libératrice, marquent les limites et presque les angles de cette colline. Elle fut le berceau de Rome; les cinq premiers rois habitèrent sur cette colline, ou près d'elle: car Romulus eut sa chaumière dans cette partie de la colline par laquelle on descendait au grand Cirque, c'est-à-dire vis-à-vis l'Aventin; Numa demeura près du temple de Testa; TuUius Hostilius eut sa maison sur le sommet qui domine le Forum, et qu'on appelait Vélia; Ancus Martius habita sur le haut de la voie sacrée, où sont les restes du temple de Vénus et Rome, et enfin Tarqnin TAncien eut son palais sur le bord de la colline qui domine le Velabrum. Les deux derniers rois habitèrent sur TEsquilin. Dès les premiers momens de la république on sait que Publicola commença à construire sa maison dans la Vélia, mais il abandonna cette idée à cause des soupçons qui alarmaient le peuplé; il la fit raser, et la rebâtit au pied de la colline. Dans le dernier siècle de la république, les Gracchus, Fui vins Flaccus, Quintus
Palais des Césars. 139
GalalaS) Lucius Grassus, l'orateur Gneas Octavius, Scaurus, Hortensias, Gicéron, Glaadius, Gatilina, Marc-Ântoine, Glaade Néron^ père de Tibère, et Octavias, père d'Auguste, eurent leurs maisons sur le mont Palatin.
 la maison d'Auguste on doit le commencement du