JARDINS FARNÈSES
Paul III de la maison Farnèse fit construire ces jardins, ^ui appartiennent aujourd'hui au roi de rfaples, ainsi que tous les biens de la maison Fatnèse. L'entrée principale est vis-à*-vis la basilique de Constantin: c'est un portail de Vignole, orné de deux colonnes d'ordre dorique, qui soutiennent un balcon. Ces jardins étaient jadis aussi agréables par les allées^ les bosquets, et les fontaines qu'ils renfermaient^ que riches par les statues, les
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bas-reliefs, et aatres marbres anciens que Paal III y avait fait transporter, et qui,yers la fin du dernier siècle, ont été envoyés à Naples.
Dans ces jardins on reconnaît l'emplacement des maisons de Tibère, de Galigula, et de Néron, et celai de la bibliothèqae Palatine fondée par Auguste, entre sa maison et le Forum; on peut recon* naître aussi dans ces jardins le site du temple d'Apollon bâti par Auguste^ et celui du temple d'Ai>gnste bâti après sa mort par Livie. Les ruines les plus considérables qu'on y voit sont celles des substructions ou caves qui supportaient les portiques extérieurs et les autres parties du palais, et qui paraissent avoir été successivement renforcées et étendues à mesure qu'on voulait l'agrandir, pour que la partie supérieure conservât le même niveau. Dans cette partie supérieure on voit des restes des salles, et vers le cirque sont les traces du théâtre de Galigula^ adossé à la façade de la maison d'Auguste. Près d'une cassine moderne en ruine on descend dans deux chambres aujourd'hui souterraines connues sous le nom vulgaire de bains de Livie; elles méritent l'attention du voyageur à cause des
teintures qui les décorent: on voit que ces chamres furent condamnées à servir de stibstruction au portique du fameux temple d'Apollon qu'Auguste éleva à cette place. A côté de ces chambres sont les ruines de la bibliothèque Palatine^ découvertes en 1726. Plusieurs fragmens d'architecture, qu'on trouva parmi ces restes, présentaient une grande analogie de style avec d'autres morceaux du temps de Domitien qui, d'après Plutarque, fit de grandes améliorations et de riches embellissemens au palais.
YiUa Palatma. 143
En continoant à monter sar le Palatin, on troare à droite, près de Téglise de st. Bonayenture, rentrée de la
TILLJL PALATIIIA.
Cette villa jadis Mattei, et ensaite Spada, Magnani, et Golocci, appartient aujourd'hui à un anglais. Elle est bâtie sur les ruines de la maison d'Auguste. Dans une chambre du rez-de-chaussée de la maison on yoit un joli portique formé par
Snatre colonnes de granit gris avec des fresques e Raphaël: elles représentent des Vénus et des Nymphes, et elles ont été gravées par les artistes les plus célèbres du XYl® siècle, tels que Mar«- Antoine, Augustin Vénitien etc. Ces fresques ont été restaurées sous la direction du Camuccini. La voûte, qui est peinte en arabesques, et qui est la partie la mieux conservée, présente deux petits tableaux ; dans le premier on voit Hercule avec d'autres dieux, et dans Tautre les Muses. Dans cette même villa on descend dans trois chambres antiques fort bien conservées, découvertes en 1777 par Bancoureil, elles appartenaient au rez-de-chaussée de la maison d'Auguste; leur forme et leur conservation attirent l'admiration de ceux qui les visitent. Dans le jardin contiffu à cette villa sont les restes d'une grande couroblongue qui servait de palestre^ c'est-à-dire d'arène aux athlètes: elle était entourée d'un portique à colonnes d'ordre composite; et au milieu du côté oriental on voit encore debout une tribune ornée de niches pour des statues; on y donnait le spectacle des jeux athlétiques dans les jours pluvieux. Derrière ce même côté, au niveau de la cour, est une grande salle dont la voûte est parfaitement conservée: elle est décorée décaissons en stuc. Au delà de ce jardin est celui du collège
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anglais, dans lequel on monte sar les voûtes de Tàncien palais, d'où l'on jouit d'une vue très-pittoresque.
En sortant de la villa Palatina on retourne à Tare de Titus, et suivant Tancienne voie sacrée, dont on voit encore en partie le pavé construit en gros polygones de lave, avant a arriver à T amphithéâtre Flavien on voit la fontaine dite la
META SUDJNS.
Dans cette place, du temps de Sénèque, existait déjà une fontaine qui portait ce même nom; il parait qu'elle était près de sa maison. Celle-ci est postérieure à cette époque, puisqu'elle fut construite avec une grande magnificence par Domitien, comme nous l'apprenons de Gassiodore. Quoique ruinée elle conserve encore sa forme telle qu'on la voit sur plusieurs médailles, qui représentent le Golisée, c'est-à-dire qu'elle avait été faite d'après la forme des bornes du cirque qu'on appelait Metae^ et comme elle versait Teau elle reçut le nom de Meta Sudans. Dans les dernières fouilles on a découvert les traces de l'ancien bassin qui avait 80 pieds romains de diamètre, et qu'on a restauré tout autour pour en conserver la forme. 11 parait par la manière dont il était bâti qu'il était postérieur à la Meta même.
Dans cet endroit se réunissent ensemble les limites de quatre anciens quartiers de Rome, savoir des II, 111, X, et lY; c'est à ce dernier qu'appartient cette fontaine; peut-être cette circonstance fut-elle cause qu'on donna à ce monument la forme et le nom d une borne.
Vis-à-vis cette fontaine près du Colisée, on voit au niveau du sol le fondement construit en travertin du piédestal du